Les années 1960 à 1980

En 1962, Alfred Sauvy cède sa place de directeur à Jean Bourgeois-Pichat, mais demeure Président du Conseil Scientifique, rédacteur en chef de Population, et directeur de l’Unité « Economie et population ».

Décoration

En 1970, l’Institut déménage dans le XIVe arrondissement, 27 rue du Commandeur. La même année, Jean Bourgeois-Pichat quitte à son tour l'INED pour rejoindre le Comité international de coopération dans les recherches nationales en démographie (CICRED) qu'il vient de créer. Jean Trillat assure la direction de l'Institut par intérim jusqu'en 1972, puis Gérard Calot, statisticien formé à Polytechnique, responsable du Département de démographie à l'INSEE, est nommé directeur. Sa direction sera marquée par le décret n°86-382 du 12 mars 1986, qui abroge l'ordonnance de 1945 et convertit l'INED en établissement public à caractère scientifique et technologique (EPST), un statut comparable à celui du CNRS, de l'INRA ou de l'INSERM. L'Institut, qui dépendait jusque-là des ministères sociaux, est désormais placé sous la tutelle principale du ministère de la recherche. Une tutelle complémentaire est assurée par le ministère en charge des questions de population (Emploi ou Affaires sociales, selon les gouvernements). Avec le décret de 1986, l'objectif nataliste de 1945 disparaît : l'INED a pour mission de développer et de diffuser les connaissances démographiques au profit du progrès économique et social en général.

L'accroissement des effectifs (de 75 agents en 1965 à 149 en 1985) s’accompagne d’une diversification des champs de recherche et de la création de nouveaux services administratifs: le service informatique et le service des relations internationales et des stages en 1972, le service de la coopération (1974), le service des enquêtes (1982). Dans le même temps, l’INED entre de plain-pied dans l’ère informatique avec l’acquisition du premier ordinateur Bull (1967), puis l’utilisation des premiers micro-ordinateurs PC (1985).

Mise à jour : 25 novembre 2010