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Contenu Les pionniers des années 1950Les premiers démographes de l'Institut national d'études démographiques, généralement polytechniciens, s'inspirent des travaux d'Alfred James Lotka (1880-1949) et de Pierre Depoid (1909-1968) pour élaborer des méthodes originales d'analyse démographique qui affirment l'indépendance scientifique de l'Institut et fondent sa réputation internationale. Quelques noms se détachent :
L'oeuvre de ces pionniers trouve une formulation canonique dans les manuels et les dictionnaires de démographie de Roland Pressat, recruté à l'INED en 1953, dont se nourriront des générations d'étudiants et qui diffuseront les principes de l'analyse démographique dans de nombreux pays, en particulier au Québec, en Europe de l'Est et en Afrique. Dans le domaine des sondages, le sociologue Jean Stoetzel (1910-1987) -qui avait fondé l'IFOP (Institut français de l'opinion publique) dès 1938 après un stage outre-atlantique chez Gallup- lance à l'INED de nombreuses enquêtes avec l'appui d'Alain Girard (1914-1996) sur le travail des femmes, le nombre idéal d'enfants, le choix du conjoint, l'immigration, etc. Ce travail d'enquête sera relayé dans les années 1970 par Louis Roussel et dans les années 1980 par Henri Leridon. L'histoire sociale des populations est représentée par Louis Chevalier (1911-2001), historien de Paris, qui sera élu au Collège de France en 1952 ; l'histoire des maladies par Jean-Noël Biraben ; l'histoire des minorités par Jacques Houdaille. La génétique des populations est développée successivement par Jean Sutter (1910-1970), Albert Jacquard, et André Chaventré. Une seconde génération d'Inédiens prend le relai à partir de 1965, composée de polytechniciens (Daniel Courgeau, Henri Leridon, Hervé Le Bras), ou de démographes d'origines diverses (Jacques Vallin, Patrick Festy, Chantal Blayo, Jean-Claude Chesnais). Mise à jour : 25 novembre 2010 |