Lire ce numéroS'abonner en ligneL'avenir de la recherche en France
Henri Leridon
Population et Sociétés
N°403, juillet-aout 2004, 6 p., 1,50 €. n° ISSN 0184 77 83
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Résumé (cliquez sur +)
Au cours du premier trimestre 2004, les laboratoires publics de recherche français ont connu une effervescence sans précédent. à l'origine du mouvement, on trouvait d'une part les coupes effectuées dans les budgets depuis 2002 et de l'autre, la transformation de 550 emplois statutaires en contrats à durée déterminée. Cette dernière mesure, de faible impact budgétaire, a cristallisé le débat. Pour le gouvernement, elle marquait la volonté de diversifier les formes de recrutement des personnels de recherche, afin de « donner plus de souplesse » au système. Pour les chercheurs, elle aggravait brusquement la crise de recrutement des jeunes chercheurs : en proposant à un post-doctorant un salaire équivalent à celui d'un titulaire, mais sans la garantie de l'emploi, on ne pouvait que diminuer l'attractivité de la recherche publique. Par ailleurs, cette mesure intervenait après l'abandon du « plan Schwartzenberg », mis en place en 2001, qui prévoyait d'augmenter sensiblement les recrutements de chercheurs pendant quelques années afin d'anticiper la vague de départs massifs prévue pour 2006-2012, ainsi que d'un plan Jospin-Lang similaire pour l'enseignement supérieur.

Sommaire (cliquez sur +)
L'avenir de la recherche en France : perspectives démographiques
- Les origines démographiques du problème
- 440 000 emplois au total
- Comment compter les universitaires ?
- 45 % de départs en dix ans
- Sept scénarios mais peu de bonnes solutions
- Faut-il plus de chercheurs ?
- Un monde très différencié
Liste des sigles
Références
Dossier - Y a-t-il une désaffection pour les études scientifiques ? - Jean Dercourt et Ariane Azéma






