Lire ce numéroS'abonner en ligneD'une génération à la suivante

couverture_publication

Michel-Louis Lévy

Population et Sociétés

N°316, septembre 1996, 1,50 €. n° ISSN 01847783

Pour télécharger l'article, voir boîte ci-contre.

Pour recevoir l'avis de parution, voir boite "En savoir plus" ci-contre

Dérouler les informations

Résumé (cliquez sur +)

EN 1993, dernière année dont l'INSEE a publié les statistiques démographiques détaillées, la natalité est passée en France métropolitaine par un point bas [1]. Cette année-là, il est né 711 610 enfants, dont 347 021 filles, soit 48,8%. Pour les mères de ces enfants, les années de naissance les plus fréquentes étaient 1965 et 1966, soit 27 et 28 ans auparavant, représentant chacune environ 58 000 naissances, soit 8,2% du total. Plus de 50% des naissances (52,2% exactement) concernaient des mères nées pendant les sept années allant de 1962 à 1968 - de 25 à 31 ans auparavant.

Regardons ce qui se passait au moment où beaucoup de ces mères de 1993 naissaient elles-mêmes. En 1966, il était né 860 242 enfants, dont 420 010 filles, soit 48,8% [2]. L'année de naissance la plus fréquente des mères était 1943, soit 23 ans auparavant ; elle représentait un peu plus de 60 000 naissances, soit 7,0% du total. Plus de 50% des naissances (55,3%) venaient de mères nées pendant les neuf années allant de 1938 à 1946 - de 20 à 28 ans auparavant. La natalité a certes baissé, mais les âges à la maternité se sont aussi décalés et resserrés : aujourd'hui, les mères sont souvent plus âgées que leur propre mère l'était à leur naissance, et leur période de fécondité est plus brève.


Dérouler les informations

Sommaire (cliquez sur +)

D'une génération à la suivante
  • Fécondité plus basse et plus tardive
  • Mortalité infantile divisée par trois
  • Naissances hors-mariage multipliées

Références

Démographie olympique - Jean-Claude Chesnais