Historique

Depuis sa création, l'INED utilise des techniques de sondage plus ou moins complexes pour la réalisation de ses enquêtes. Dans certaines collectes, on interroge exhaustivement l'ensemble des unités statistiques éligibles au moment de l'enquête : c'est ce qu'on appelle un « recensement ». Cette méthode a été appliquée à l'INED lors de l'enquête sur les « anesthésistes réanimateurs » de 1998, ou à chacune des vagues successives d'enquêtes dans les observatoires de populations au Sénégal suivies depuis 1970. L'ensemble des villageois des zones d'enquête sont alors interviewés.

Néanmoins, en raison des coûts financiers et logistiques importants requis par ce type d'opérations, la plupart des enquêtes portent, non sur la totalité de la population ciblée, mais uniquement sur un échantillon de celle-ci. La construction de l'échantillon (ou « plan de sondage ») peut se fonder sur des méthodes probabilistes ou non (qu'on appelle aussi méthodes empiriques). Le choix entre ces méthodes dépend des contraintes financières et techniques, et notamment de la possibilité de recourir à une base de sondage. A l'INED, si les techniques de tirage non probabilistes (méthode des quotas surtout) ont été presque exclusivement appliquées jusque dans les années 70, à partir de cette date, de plus en plus d'enquêtes ont été élaborées selon un plan de sondage probabiliste.


Les méthodes de sondage

Le plan de sondage se réfère à la méthode de tirage de l'échantillon des répondants à l'enquête. Une fois le champ de l'enquête déterminé, deux familles de méthodes existent pour constituer cet échantillon.

Les méthodes probabilistes

Les tirages probabilistes désignent une technique par laquelle chaque unité de la population cible a une probabilité donnée, connue ou calculable à l'avance (avant le tirage) d'appartenir à l'échantillon. Il devient alors possible de mettre en œuvre les techniques du calcul de probabilités pour réaliser des inférences sur l'ensemble de la population.L'INED a eu recours à ce type de méthode dans de nombreuses enquêtes, par exemple « Les situations familiales et l'emploi » de 1994, celle sur le « Devenir des Enfants Naturels » de 1996-1997 ou encore l'enquête « Biographies et entourage » de 2000-2001.

Les méthodes empiriques ou non probabilistes

Plusieurs techniques de tirage empiriques existent : la méthode des quotas, des itinéraires, des cas-types, etc. L'INED, pour sa part, a utilisé et utilise encore ce type de méthodes ; on peut notamment citer l'enquête « Formation des couples » de 1983-1984 ou, plus récemment, l'enquête sur « l'adoption dans 10 départements » de 2003-2004.


Quelques exemples de plans de sondage dans les enquêtes de l’INED

Pour les enquêtes en population générale, l'INED a souvent eu recours à l'échantillon-maître de l'INSEE : il s'agit d'une liste de logements élaborée à partir du recensement général de la population, puis actualisée à l'aide du répertoire des logements neufs. Un tirage probabiliste peut alors être mis en œuvre : tel a été le cas lors de l'enquête ERFI de 2005.

L'annuaire téléphonique a aussi servi à tirer l'échantillon de certaines enquêtes : par exemple, l'enquête Proches et Parents de 1990 ou l'enquête ACSF de 1992.

Afin de répondre à certaines problématiques, l'INED a contribué à mettre au point des plans de sondage complexes originaux. Par exemple, lors des enquêtes auprès des personnes sans domicile de 1995 et 1998, le plan de sondage a consisté à obtenir un échantillon de la population des sans domicile par les services (repas, hébergement, etc.) qui leur sont adressés. L'INED a donc d'abord recensé les services utilisés par les sans domicile. Ensuite, les usagers de ces services ont été interrogés.

De même, dans l'enquête « Famille et employeurs » de 2004-2005, le plan de sondage a couplé une collecte auprès des individus avec une enquête auprès de l'établissement où ils sont employés.


Mise à jour : 25 novembre 2010