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Contenu La situation de l'épidémie VIH/SIDA![]() Épidémie dans le monde La découverte en 1983 du virus du sida (Virus de l'immunodéficience humaine ou VIH) par deux chercheurs français de l'Institut Pasteur, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier vient d'être couronnée par l'attribution du prix Nobel de médecine 2008. Vingt-cinq ans après cette découverte majeure, où en est l'épidémie de VIH/sida ? Dans son bilan pour 2007, l'ONUSIDA estime le nombre de personnes infectées par le VIH dans le monde à 33 millions, avec 2,7 millions de nouvelles infections et 2 millions de décès dans l'année. L'Afrique sub-saharienne est de loin la région du monde la plus touchée (22 millions de personnes infectées), suivie par l'Asie du Sud et du Sud-Est (4,2 millions). Le poids de l'épidémie dans un pays s'exprime par la proportion de personnes infectées dans l'ensemble de la population (ou prévalence). Elle varie fortement d'un pays à l'autre, le maximum étant atteint en Afrique australe : plus de 15 % ! Au niveau mondial, la prévalence du VIH parmi les personnes âgées de 15 à 49 ans semble stagner depuis 2002. Toutefois, en raison de la croissance démographique, le nombre absolu de personnes vivant avec le virus continue d'augmenter. ![]() Une infection qui concerne surtout les jeunes mais aussi les enfants Le VIH peut se transmettre par voie sexuelle, par voie sanguine ou de la mère à l'enfant (in utero, lors de l'accouchement ou par allaitement). Le principal mode étant la contamination sexuelle, l'infection à VIH touche majoritairement les jeunes : 45 % des nouvelles infections dans le monde concernent des jeunes de 15 à 24 ans.
Une révolution : l'avènement des traitements antirétroviraux Impact des traitements antirétroviraux sur la mortalité La baisse de la mortalité est dès à présent visible dans certains pays. Dans une étude au Malawi, par exemple, la mortalité générale des adultes a baissé de 10 % huit mois seulement après l'introduction des antirétroviraux et alors qu'un tiers seulement des patients en bénéficiaient. L'élargissement de l'accès aux traitements antirétroviraux s'avère donc déterminant pour les pays fortement touchés par l'épidémie.
Impact des traitements sur l'épidémie Cet allongement de la durée de vie induit par les antirétroviraux devrait accroître mécaniquement la prévalence du VIH, à mesure que vieillissent les personnes vivant avec le VIH/sida. Ce phénomène devra être pris en compte dans les programmes de prévention et de prise en charge.
De nouvelles orientations pour la prévention ? Trois études cliniques menées en Afrique du Sud, au Kenya et en Ouganda ont montré que la circoncision réduisait d'environ 50 % le risque de transmission sexuelle du VIH. Mais il est difficile d'en tirer des conclusions pratiques. La circoncision masculine n'est pas acceptée dans toutes les cultures et certains redoutent que les hommes circoncis n'acquièrent un faux sentiment de sécurité qui les amène à moins se protéger. De plus, si la circoncision masculine réduit le risque de transmission de la femme vers l'homme, elle ne réduit en rien le risque de transmission de l'homme vers la femme. En mars 2007, l'OMS et l'ONUSIDA ont reconnu avec prudence que la circoncision est une « mesure efficace de prévention ». Ils recommandent « d'élargir l'accès aux services de circoncision masculine » dans les pays à forte prévalence, en rappelant qu'elle ne peut se substituer aux autres méthodes de prévention. Contacts : Joseph Larmarange (IRD, Ceped) et Sophie Le Cœur (Ined, Ceped) Mise à jour : 23 décembre 2008 |
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