La longévité humaine

Photo de Jeanne Calment
Fêter son centième anniversaire, fait exceptionnel il y a cinquante ans, devient presque banal.


À la fin du XVIIIe siècle, Buffon estimait qu'un homme bien portant et qui n'aurait subi aucun accident ni souffert d'aucune maladie pourrait vivre cent ans, mais pas davantage. Les centenaires étaient très rares. Puis, au fur et à mesure que quelques personnes ont atteint l'âge de 110, puis de 115 ans, grâce à l'amélioration des conditions de vie et aux progrès de la médecine, les hypothèses relatives à la durée limite de vie ont été révisées à 110 puis 120 ans. En 1995, cette limite a été de nouveau repoussée, lorsqu'une Française, Jeanne Calment, a fêté son cent-vingtième anniversaire. Morte en 1997, à l'âge de 122 ans, elle détient le record de longévité humaine.

Tableau évolution des centenaires
Les centenaires sont surtout des femmes

La probabilité de vivre centenaire n'a jamais été aussi élevée. On estime qu'en 2060, il pourrait y avoir en France près de 200 000 centenaires, contre 15 000 en 2010 et seulement une centaine en 1900. Depuis 1980, une nouvelle classe d'âges prend statistiquement réalité : les super-centenaires, ceux qui ont fêté leur 110e anniversaire. Dans cette aventure, les femmes distancent de très loin les hommes : après 100 ans, il ne reste plus qu'un homme pour six femmes (en 2010).

Y a-t-il une limite ?

Jusqu'aux années 1970, il était communément admis que tous les progrès réalisés depuis le XVIIIe siècle n'avaient fait que rapprocher la durée de vie moyenne du maximum possible de la longévité (120 ans), considéré comme une donnée intangible de l'espèce humaine. Aujourd'hui, des scientifiques n'excluent plus que des êtres humains puissent vivre jusqu'à 150 ans, voire davantage, si nos connaissances de la génétique et du mécanisme de vieillissement biologique s'améliorent et permettent de ralentir ou de stopper les processus biologiques.


Page :
1 2 3
Mise à jour : 28 décembre 2010