Risques de mortalité selon l'âge

Décoration
Lire le graphique

Ce graphique présente les quotients de mortalité, c'est-à-dire la probabilité de mourir dans l'année, par sexe et âge en France métropolitaine.
Pour chaque âge de 0 à 100 ans, on estime d'une part les décès à cet âge d'après les statistiques de l'état civil, et d'autre part la population de cet âge d'après les recensements.
On regroupe les estimations de trois années successives, ici 2002 à 2004, pour disposer d'une précision suffisante, notamment aux âges jeunes où les décès sont très rares.
Les quotients de décès sont des probabilités, qui varient entre 0 et 1. Elles sont présentées ici « pour 10 000 » personnes. Comme les variations avec l'âge sont énormes (de 1 décès pour 10 000 personnes vers 10 ans à 1 pour 10 vers 85 ans), on utilise une échelle logarithmique. La distance verticale exprime ainsi le rapport (et non la différence) entre deux valeurs : par exemple, les ordonnées 1 et 10 sont autant espacées que 10 et 100.


Le risque de mortalité est très faible pendant l'enfance, puis augmente exponentiellement à partir de l'âge de 30 ans ; à tout âge le risque est plus faible pour les femmes

De la naissance au premier anniversaire, le risque de décéder est aujourd'hui très faible, de l'ordre de 40 pour 10 000, et les décès avant 1 an sont concentrés juste après la naissance. Le risque annuel est minimal pour les enfants : entre 5 et 10 ans, un enfant sur 10 000 décède chaque année. Le risque augmente fortement à l'adolescence, jusqu'à atteindre, à 18 ans, 3 pour 10 000 chez les filles et 8 pour 10 000 chez les garçons.
Ensuite, le risque est stable ou augmente très peu jusqu'à l'âge de 30 ans : respectivement 4 et 11 pour 10 000 chez les femmes et les hommes. Puis les taux augmentent de manière exponentielle avec l'âge, de 8 pour 100 par an environ, soit un doublement tous les neuf ans. À partir de 90 ans, les taux sont mal estimés en raison des erreurs de déclaration de leur âge au recensement par les habitants très âgés.
À tous les âges, les hommes ont un risque de décéder plus élevé que les femmes. La surmortalité des hommes est maximale vers 20 ans : le risque est alors trois fois plus élevé pour les hommes que pour les femmes du même âge.


Les sources

Les données de ce graphique proviennent du volume La situation démographique en 2004 publié par l'Insee. On trouve les données correspondantes sur les sites de l'Insee et de l'Ined
http://www.insee.fr/fr/ppp/ir/accueil.asp?page=sd2004/synt/synthese.htm
L'Ined met à disposition des tables de mortalité pour les années 1806 à 1997, avec une projection jusqu'en 2102 :
http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/donnees_statistiques/bdd/publication/110/


Page :
1 2
Mise à jour : 28 décembre 2010