Entrer dans la boîte noire des choix résidentiels après les séparations conjugales: des trajectoires résidentielles descendantes ?

Le mardi 11 mai 2021 de 11h à 12h30, en visio-conférence 

Intervention de Laure Crepin, ATER au département de sociologie de Sciences Po., Doctorante en sociologie (CRESPPA, Université Paris 8) : "Entrer dans la boîte noire des choix résidentiels après les séparations conjugales: des trajectoires résidentielles descendantes ?"

Cette communication résume un chapitre d’une thèse sur les trajectoires résidentielles après les séparations conjugales. A l’aide de matériaux quantitatifs (exploitation de l’Enquête Nationale Logement 2013, de Statistiques sur les Ressources et les Conditions de Vie, 2004 - 2015, et Mon Quartier Mes Voisins), et qualitatifs (34 entretiens réalisés avec des personnes divorcées ou séparées après une union cohabitante), il s’agit d’analyser ici le sens des trajectoires résidentielles après les séparations conjugales. Les trajectoires résidentielles après les séparations conjugales sont-elles descendantes, et si oui comment l’expliquer ?Le premier temps de cette communication affirme qu’après les séparations conjugales, les trajectoires résidentielles sont globalement descendantes. Il est alors nécessaire de justifier méthodologiquement et théoriquement cette notion de « trajectoire résidentielle descendante ».
La suite de cette communication analyse les raisons pour lesquelles ces trajectoires sont massivement descendantes, ce qui permet de développer et de décomposer la notion de « contrainte » dans les choix résidentiels. Nous expliquons que le contexte même des séparations conjugales contraint fortement les choix résidentiels : c’est souvent le ou la conjoint·e avec les plus faibles ressources qui doit déménager, or ces déménagements ont lieu dans un contexte particulier de contraintes accrues. Nous identifions trois principales contraintes entravant les choix résidentiels : des contraintes monétaires, spatiales, et temporelles. 
Enfin, les trajectoires résidentielles peuvent aussi être considérées comme descendantes, car à moyen-terme, elles sont peu réversibles, ce qu’illustre une analyse de séquences sur la population des séparé·es (SRCV). 

Discutante : Pascale Dietrich-Ragon, chercheure à l'Ined.

Assister au séminaire

Le séminaire est ouvert à toutes et tous. En  raison de la crise sanitaire, vous pouvez y assister en visio  par Zoom :
https://ined-fr.zoom.us/j/93644735291?pwd=dVlHd1lHMU9XYzRwZlRJTTZJZkZvdz09
ID de réunion : 936 4473 5291
Code secret : 575494