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Population 1997, n°3
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Population 1997, n°3

1997

Papier

20,00 €
  • Société d'origine et logiques migratoires. Les Dogon de Sangha (Mali) - Véronique Petit
  • Mobilité des jeunes à l'issue de leur premier emploi stable - Jean-Marie Le Goff
Les couples mixtes dans la France contemporaine. Mariage, acquisition de la nationalité française et divorce - Gérard Neyrand, Marine M'Sili
  • Quelques statistiques sur la distribution des patronymes en France - Pierre Darlu, Anna Degioanni et Jacques Ruffié

La conjoncture démographique en france

  • L'évolution démographique récente - France Prioux
  • La mortalité par tumeur en France au tournant des années quatre-vingt-dix - Alfred Nizard
  • La population des départements d'outre-mer. Évolution récente, migrations et activité - Jean-Louis Rallu

Notes et documents

La situation démographique à Mayotte - Jean-Louis Rallu

Commentaires

  • À propos de l'article sur « L'évolution démographique en Roumanie » - Alain Blum
  • Réponse à A. Blum - Cornelia Muresan

Bibliographie

I. Analyses critiques

  • État-providence ; arguments pour une réforme - Le Débat (collectif)
  • Le monde des femmes. Inégalité des sexes, inégalité des sociétés - Véron (Jacques)

II. Comptes rendus

  • La vie japonaise - Gonon (Anne)
  • Les campagnes limousines du XIV au XVIe siècle - Tricard (Jean)
  • Russian society in transition - Williams (Chrispoper), Chuprov (Vladimir), Straroverov (Vladimir) éds.
  • The peopling of the Americas - Science
  • Le droit antisémite de Vichy - Le genre humain
  • Labor migration as a prelude to World War I - International Migration Review

Société d'origine et logiques migratoires. Les Dogon de Sangha (Mali)
Véronique Petit

Le système migratoire des Dogon de Sangha (Mali) comporte trois modalités différentes : une migration vers les terres agricoles dans la plaine du Séno Gondo, une migration interne vers d'autres régions du Mali et une migration internationale, l'une et l'autre urbaines. La première, véritable mouvement de colonisation, doit s'analyser dans une perspective socio-anthropologique, qui renvoie à l'organisation de la famille élargie et à celle du clan ; les échanges économiques, religieux et sociaux sont très intenses entre les villages d'origine et ceux de plaine. Les migrations urbaines, qu'elles soient internes ou internationales, sont plus individualistes, mais elles ne doivent pas, pour autant, s'interpréter uniquement en termes économiques. Si elles révèlent bien un désir d'enrichissement personnel, elles sont également l'expression de la remise en cause du système social traditionnel par les jeunes qui donne tout pouvoir aux hommes et aux aînés, au détriment des jeunes gens et des femmes. Nous concluons sur la valeur heuristique de la migration comme révélateur du fonctionnement (ou du dysfonctionnement) de la société.
INED, Population n° 3, 1997 - page 515

Mobilité des jeunes à l'issue de leur premier emploi stable
Jean-Marie Le Goff

Il est question, dans cet article, des liens entre la durée des premiers emplois sur contrat à durée indéterminée occupés par des jeunes sortis de formation initiale au cours des années quatre-vingt et le type de mobilité à l'issue de cet emploi. Est évalué le rôle joué sur la fréquence des différentes mobilités, d'une part, par les caractéristiques des jeunes au moment de la sortie de formation et par l'itinéraire professionnel avant l'accès à cet emploi, et d'autre part, par des caractéristiques se rapportant à l'activité exercée et à l'établissement d'accueil. L'analyse de ces différentes contraintes, resituées dans le contexte du fonctionnement du marché du travail, permet de dégager plusieurs niveaux de régulation de la durée d'occupation des activités professionnelles. L'analyse s'appuie sur une application des méthodes d'analyse des biographies à des données d'une enquête de cheminement professionnel menée auprès de jeunes sortis de formation avec un niveau baccalauréat en 1983.
INED, Population n° 3, 1997 - page 545

Les couples mixtes dans la France contemporaine. Mariage, acquisition de la nationalité française et divorce
Gérard Neyrand, Marine M'Sili

La conclusion de mariages bi-nationaux a tendance à concerner des individus d'un niveau social supérieur à la moyenne, aussi bien en ce qui concerne les conjoints français par rapport à l'ensemble de la population française que les conjoints étrangers par rapport à leurs compatriotes en France. Parmi ceux-ci, les couples mixtes dont les conjoints étrangers acquièrent la nationalité française à la suite de leur mariage présentent un niveau social encore plus élevé et une tendance à l'acquisition très différente selon la nationalité d'origine et le sexe du conjoint étranger.
Cette importance croisée des variables spécifiques à la situation de mixité - l'origine nationale et le sexe du conjoint étranger - se traduit, dans un contexte législatif et culturel en pleine évolution, de multiples façons, notamment par une tendance à la divortialité très différente selon le sexe du conjoint étranger.
INED, Population n° 3, 1997 - page 571

Quelques statistiques sur la distribution des patronymes en France
Pierre Darlu, Anna Degioanni et Jacques Ruffié

L'inventaire des patronymes en France a été effectué à partir du fichier Insee des naissances enregistrées au cours de deux périodes : 1891-1915 et 1916-1940. Les statistiques sur le nombre total de patronymes, sur la proportion de ceux qui ne sont représentés que par une seule naissance et sur le nombre de patronymes pour 100 naissances sont données par département, pour les deux périodes considérées et en distinguant les communes dans lesquelles moins de 800 naissances sont enregistrées par 25 ans. Ces statistiques départementales sont mises en relation avec le taux d'immigration, le taux de consanguinité et le nombre moyen d'enfants par famille. Enfin, une liste des patronymes les plus fréquents est proposée, individualisant les patronymes ubiquitaires et les patronymes fortement régionaux. La France comprendrait environ 450 000 patronymes à la fin du XIXe siècle et, pour 100 patronymes disparaissant au cours de cette période, près de 180 nouveaux patronymes apparaîtraient dans la première moitié du XXe siècle.
INED, Population n° 3, 1997 - page 607