Marriage strategies and economic issues in couple relationships

The development of new forms of union that do not involve marriage (cohabitation, civil union) and the rise in divorce and separation are two major societal changes with economic repercussions.
The general aim of this project is to study the economic determinants and effects of marriage and other types of union and union breakup. A key factor in choice of union type and possible separation is how partners allocate paid and unpaid work time.
The first avenue of research, then, concerns the persistence of gender inequalities in degree of participation in housework and parenting tasks: relations between union type and partners’ respective levels of specialization will be studied. Attention will then be turned to the economic effects of separation and divorce, particularly the role played by public and private transfers.
Another focus is accumulation of wealth within the couple and wealth distribution by type of marriage contract. Trends in the use of marriage contracts are studied from the nineteenth century to the present.
Lastly, the project will be particularly attentive to older persons, a category not studied much in the economic literature, with a focus on partners’ behaviour in old age but also implications for the couple relationship of one partner becoming dependent.

Depuis plusieurs décennies, les comportements conjugaux ont été marqués par deux évolutions majeures.
D’une part, le développement de la cohabitation (et du Pacs) aux dépens du mariage s’est poursuivi avec une spécificité pour les couples recemment mariés : leur plus fréquent recours au contrat de mariage plutôt que le régime par défaut de communauté de biens réduite aux acquêts.
D’autre part, la montée des divorces et des séparations fait que la rupture d’union est devenue un évènement fortement probable dans le cycle de vie d’un individu. Ce projet se propose d’analyser les déterminants et les conséquences économiques de ces deux changements démographiques majeurs. Les conséquences économiques de la rupture d’un couple sont importantes et diffèrent selon le type de statut marital et le type de contrat de mariage ou de Pacs choisis. D’un point de vue légal, le régime de cohabitation protège moins bien que le mariage en cas de décès (pas de pension de réversion ) ou de séparation (pas de prestation compensatoire). Par ailleurs, la rupture n’a pas les mêmes implications pour les deux conjoints notamment en termes de niveau de vie après séparation et pose des questions d’égalité entre hommes et femmes. Enfin, les effets de la rupture (ou du décès d’un des conjoints) sont aussi très liés au degré de spécialisation du couple, c'est-à-dire à leurs situations respectives sur le marché du travail (ou à la retraite), les retraits partiels ou complets du marché du travail pour élever les enfants restant majoritairement féminins. Cette inégalité de genre à la fois dans les sphères domestiques et professionnelles amène à s’interroger sur les raisons de cette persistance et les relations entre le statut marital et ce degré de spécialisation.
Ces évolutions conduisent ainsi à de nouvelles questions de recherche. Les comportements des deux membres du couple diffèrent-ils selon le type d’union ? La spécialisation au sein des couples évolue-t-elle au fil des générations, et au cours du cycle de vie? Comment les conjoints partagent–ils leur temps, leurs ressources et leur patrimoine ? Quel type de contrat marital privilégient-ils ? Qu'est-ce que les femmes (ou les hommes) ont à gagner des changements de statut marital ? Quel sont les conséquences financières d’une rupture conjugale ? Quels rôles jouent alors les transferts privés et publics ?

Les travaux de ce projet sont regroupés autour de quatre axes.
Le premier s’intéresse à la persistance des inégalités dans la participation des femmes et hommes aux taches domestiques et parentales, et étudie le rôle que peut jouer le type de statut marital dans la spécialisation des couples.
Dans le deuxième sont étudiés les conséquences économiques des séparations et divorces et le rôle des transferts publics et privés.
Le troisième axe est centré sur l’accumulation patrimoniale au sein du couple, en lien avec le type de contrat de mariage. Une partie historique regarde l’ évolution au cours au mariage depuis le XIX siècle et la position des économistes quant au mariage et au divorce pendant cette période.
Enfin, le dernier axe porte une attention particulière aux couples de personnes âgées, en regardant à la fois les comportements conjugaux aux âges tardifs mais aussi les implications conjugales de la dépendance d’un des conjoints. En effet, les premières générations de couples à avoir connu ces modifications conjugales importantes (développement de la cohabitation et hausse des divorces/séparations) sont les baby-boomers qui sont désormais en âge de prendre la retraite, conduisant à une modification importante et nouvelle de la structure de la population des retraités.

Nature de données et méthodes: Les données que nous mobilisons sont diverses :
- Enquêtes Emploi du temps (1985, 1999, 2010) ;
- Enquête Familles et Employeurs 2005 ;
- Fichiers fiscaux 2008 – 2010 et Repertoire des Logements ;
- Enquêtes Patrimoines (2004, 2009) ;
- Enquête Handicap-Santé 2008;
- Panel d’enquêtes «Pauvreté et Structure Familiale » au Sénégal (PSF) 2006-2007 et 2011-2012;
- Enquête Famille et Logements 2011,
- Échantillon Démographique Permanent (via le CASD), des données notariales sur les contrats de mariage.
Plusieurs types de méthodes économétriques sont mobilisées comme l’économétrie des données de panel, les régressions linéaires ou logistiques, les méthodes de décomposition (Oaxaca-Blinder, DiNardo, Fortin et Lemieux), les régressions quantiles, les équations simultanées…

List of participants