L’Ined et l’IRD renouvellent leur coopération scientifique et technique

Communiqué Publié le 03 Décembre 2020

Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), et Magda Tomasini, directrice de l’Institut national d’études démographiques (Ined), viennent de renouveler pour la seconde fois l’accord-cadre de coopération scientifique et technique qui lie leurs deux établissements depuis le 22 juillet 2013. Ce partenariat au long cours vise à renforcer, par des actions de recherche, de formation et d’innovation, les politiques publiques favorables au développement des pays du Sud. Il permet de développer des relations scientifiques ainsi que des projets de recherche, notamment dans le cadre des observatoires de population au Sénégal.

L’Ined se positionne comme un acteur majeur sur le plan international dans le domaine des sciences de la population. Ses chercheurs travaillent depuis longtemps avec des instituts de recherche, des organismes de statistiques publiques, des organisations et des associations du monde entier, notamment dans les pays du Sud. Ces collaborations scientifiques s’organisent autour d’accords-cadres qui favorisent l’élaboration de projets communs de recherche et de formation, le partage de connaissances par l’accueil de chercheurs et d’étudiants, ainsi que l’organisation de séminaires et de colloques.

Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’IRD, et Magda Tomasini, directrice de l’Ined, viennent de renouveler, pour une durée de cinq ans, l’accord-cadre de partenariat signé entre leurs deux établissements en 2013. Cette reconduction permet notamment de poursuivre la coopération engagée au Sénégal autour de l’Observatoire Population Santé Environnement (OPSE) qui réunit 5 universités sénégalaises, 3 centres de recherches sénégalais, 3 centres de recherches français et 2 Agences nationales sénégalaises[1]. Cet observatoire regroupe quatre sites d’observation en population et santé. De périmètre et de fonctionnement différents, ils ont en commun d’offrir des services d’observation équivalents et d’être des plateformes de recherche et de formation à la recherche dans les domaines de la population, la santé et l’environnement. Trois de ces quatre observatoires sont initiés et soutenus par l’Ined et l’IRD et font partie des plus anciens au monde -  Niakhar dans la région du Siin, Bandafassi au Sénégal oriental, Mlomp en Casamance - le quatrième, Dielmo-Ndiop dans le Saloum, est unique au monde en cela qu’il permet d’assurer un suivi exhaustif de la population et des maladies infectieuses et parasitaires sur plusieurs décennies. Les résultats des recherches menées à partir des données récoltées ont alimenté une littérature scientifique riche et variée et ont fait la renommée de ces observatoires. Les principaux programmes de recherche en cours traitent de l’émergence de nouvelles maladies en lien avec les changements globaux, de l’intensification écologique des productions agricoles et de l’adaptation des populations rurales aux changements climatiques.

Ces sites constituent un patrimoine scientifique exceptionnel en Afrique au bénéfice des communautés scientifiques du Nord et du Sud. La collecte de données environnementales s’y est développée plus récemment, favorisant une approche interdisciplinaire des questions posées et en relation avec plusieurs Objectifs de développement durable (ODD).



[1] Université Cheikh Anta Diop, Université Gaston Berger, Université Assane Seck de Ziguinchor, Université Alioune Diop de Bambey, Université de Thiès, Institut Sénégalais de Recherches Agricoles, Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologique et de Formation, Institut Pasteur de Dakar, Ined, IRD, Cirad, Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie, Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie.