Premiers résultats de l’enquête Migrations, Famille et Vieillissement (MFV2) Guadeloupe

Communiqué Publié le 19 Juin 2023

Quels sont les principaux changements qu’ont connus la société et la population guadeloupéennes ces dernières années ? La seconde édition de l’enquête « Migrations, Famille et Vieillissement » (MFV) analyse et mesure les mutations sociodémographiques en Guadeloupe au cours des années 2010 à 2020.

NB : Vous trouverez davantage de chiffres, graphiques et analyses dans la synthèse, l’infographie et l’article complet ci-contre, qui abordent de nombreux thèmes essentiels à la compréhension de la vie des Guadeloupéens et Guadeloupéennes.

 

L’enquête « Migrations, Famille et Vieillissement » (MFV) est la première enquête de grande ampleur spécifiquement conçue pour les départements et régions d’outre-mer (Drom). Elle analyse et mesure les mutations sociodémographiques dans chacun d’entre eux. Cette enquête a également été pensée comme un instrument d’aide à l’élaboration et la mise en œuvre au niveau local de politiques sociales et sanitaires adaptées. Forte des enseignements d’une première édition réalisée en 2009-2010 (MFV-1), elle a été reconduite en 2020- 2021 (MFV-2) en Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion afin de mettre au jour les changements qui s’y sont opérés. Tout comme MFV-1, cette réédition a été conduite par l’Institut national d’études démographiques (Ined) en collaboration avec l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui a assuré l’organisation de la collecte. L’échantillon a été conçu par l’Insee à partir d’un tirage aléatoire stratifié de logements dans les enquêtes annuelles de recensement. En Guadeloupe, la collecte s’est déroulée du 8 janvier 2020 au 30 juin 2021. 3 023 questionnaires ont été recueillis constituant un échantillon représentatif de la population âgée de 18 à 79 ans du territoire.

Migration : Une diminution de la part de sédentaires au profit des mobilités courtes
La Guadeloupe est la 3ᵉ région française (après la Mar­tinique et La Réunion) où la part des natifs dans la po­pulation demeure la plus élevée. À l’inverse, la mobilité des natifs y demeure importante, et s’est même légère­ment accrue cette dernière décennie. En dix ans, la part de celles et ceux qui se sont absentés pour un court sé­jour (moins de 6 mois) a progressé (+6 points, de 50 % à 56 %), entraînant un recul de la part des « sédentaires » qui, à l’inverse, n’ont jamais de toute leur vie quitté la Guadeloupe même pour un court séjour (– 3 points, de 15 % à 12 %).

Famille : Baisse continue de la fécondité en Guadeloupe
La Guadeloupe a connu une importante baisse du taux de fécondité. Comme en Martinique et à La Réunion, ce sont les femmes nées avant 1970 qui ont porté l’essentiel de ce recul de la fécondité. Celles des générations 1960-69 déclarent avoir eu en moyenne 2 enfants, quand leur mère en a eu en moyenne 6. Les non-diplômées sont celles qui ont le plus contribué à la baisse de la fécondité : passant de 3,5 enfants par femme (générations 1940-49) à moins de 2,7 enfants (générations 1960-69) ; sur la même période pour celles diplômées d’au moins le bac­calauréat le recul a été de 2 à 1,9.

Vieillissement : L’état de santé des hommes âgés s’améliore mais pas celui des femmes
En 2020, 33 % des personnes âgées de 50-79 ans résidant à domicile se déclarent limitées dans leurs activités quo­tidiennes depuis au moins six mois, en raison d’un pro­blème de santé. Ce résultat témoigne d’une amélioration en dix ans de l‘état de santé de la population (un recul de 3 points) mais qui diffère selon le sexe, au bénéfice des hommes (figure 3).
Parmi l’ensemble des Drom, les Guadeloupéennes sont aujourd’hui celles qui déclarent le plus de restrictions d’activité (5 points de plus que les autres Drom), alors qu’elles étaient les moins nombreuses en 2010.

Figure 1

Figure 2

Figure 3