Catalina Torres lauréate du prix Jeune Auteur·e 2021 de la revue Population présente les Lundis de l’Ined

04 Octobre 2021

« La pénalité urbaine en matière d’espérance de vie pendant la transition sanitaire au Danemark, 1850-1910 »

Résumé

La population urbaine du Danemark, durant le XIXe siècle, est caractérisée par une croissance rapide et des conditions sanitaires médiocres. Cet article présente l’évolution de l’espérance de vie des Danois entre 1850 et 1910, dans la population générale ainsi que dans les zones urbaines et rurales. Il analyse également les différentes causes de décès ayant contribué à modifier l’espérance de vie à Copenhague. Les années 1890 ont été le début d’un nouveau régime de mortalité, avec le passage d’une progression relativement lente de l’espérance de vie et une mortalité fluctuante à une amélioration rapide et soutenue de la situation, surtout en ville. Jusque dans les années 1880, l’espérance de vie a augmenté essentiellement sous l’effet de la baisse de la mortalité des enfants de 1 à 4 ans. À partir des années 1890, le déclin de la mortalité infantile a contribué de manière significative à de nouveaux progrès de l’espérance de vie. La diminution des décès liés à un petit nombre de maladies (pour la plupart infectieuses) a été à l’origine de la majorité des gains d’espérance de vie à Copenhague. Bien qu’en recul, l’écart entre les zones urbaines et rurales a persisté pendant toute la période, en particulier pour les hommes.