Naissance, Fécondité, Contraception

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Fertility and Family survey (FFS)

Enquêtes réalisées dans une vingtaine de pays d’ Europe ainsi que le Canada, les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande dans les années 1990. La rubrique standard country table permet d’accéder à une série de 36 tableaux disponibles sous différents formats sur les indicateurs démographiques, sociaux et culturels, la structure des ménages, la constitution de la famille, le comportement sexuel, la contraception, l’avortement, le travail ; féminin et la fécondité, le cycle de vie.

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Près de la moitié des jumeaux naissent en Afrique

Près d’un accouchement sur 100 donne naissance à deux enfants. Les accouchements de triplés, quadruplés, etc., sont beaucoup plus rares - près d’un accouchement sur 10 000. La fréquence des naissances de jumeaux est-elle la même partout dans le monde ? Ces enfants ont-ils le même destin que les autres enfants nés de naissance simple ? Ont-ils en particulier la même espérance de vie ? (1) En 1999, sur environ 2,8 millions de jumeaux nés dans le monde, près de 1,1 million (41 %) sont nés en Afrique ; 39 % ont vu le jour en Asie, 13 % en Amérique, 6 % en Europe et 0,5 % en Océanie. Pourtant, la population africaine ne compte que pour 13 % de la population mondiale (767 millions sur 6 milliards d’habitants), alors que l’Asie en abrite près des deux tiers (61 %) et l’Amérique et l’Europe respectivement 14 % et 12 %. La suprématie de l’Afrique concernant les naissances de jumeaux est liée à la conjonction de deux phénomènes. Tout d’abord, le taux de natalité en Afrique est bien supérieur à la moyenne mondiale, atteignant entre le double et le quadruple de celui des autres continents : d’après les Nations unies, 37 enfants pour mille habitants y sont nés en 1999, contre 21 en Asie et 10 en Europe [1]. La seconde raison est que le taux de gémellité (part des accouchements de jumeaux dans le total des accouchements) est lui aussi nettement plus élevé en Afrique que partout ailleurs : près du double de celui d’Europe et près du triple de celui d’Asie. Vingt accouchements sur mille sont gémellaires en Afrique, contre douze en Europe et seulement sept en Asie. Ces deux phénomènes se combinent, faisant de l’Afrique le continent qui contribue à lui seul à 41 % des naissances de jumeaux. Toutefois, seule la tendance à avoir des faux jumeaux varie d’un continent à l’autre (voir encadré). Les vrais jumeaux naissent partout dans les mêmes proportions, et s’ils sont plus fréquents en Afrique c’est uniquement en raison de la plus forte natalité de ce continent : l’Afrique voit ainsi naître 22 % des vrais jumeaux, comme elle voit naître 22 % des nourrissons de la planète. Ce n’est que pour les faux jumeaux que joue le second phénomène des variations du taux de gémellité. L’Afrique est donc surtout le continent des faux jumeaux, une paire sur deux (52 %) naissant sur son sol.

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Moins de naissances mais un garçon à tout prix : l’avortement sélectif des filles en Asie

L’augmentation de la proportion de naissances masculines aujourd’hui en Asie est un thème que Population et sociétés n’avait pas encore traité. Pourtant, ses conséquences sociales et démographiques, à venir, sont très importantes, non seulement pour les pays touchés, mais aussi pour l’ensemble de l’humanité : rappelons que la Chine et l’Inde, concernées, représentent à elles seules près de 40 % de l’humanité. Gilles Pison s’interroge ici sur l’origine et l’étendue du phénomène et en détaille les mécanismes.

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Au Bangladesh, une transition inespérée

Depuis la partition du Pakistan en 1971, le Bangladesh, petit pays de 144 000 km2, fait peu parler de lui, si ce n’est à l’occasion des calamités naturelles récurrentes qui le frappent. Pourtant, ses 129 millions d’habitants le placent, en 2000, au 8e rang mondial pour sa population. Ses quelque 890 habitants par kilomètre carré font de lui le pays le plus densément peuplé de la planète, trois fois plus dense que l’Inde, sept fois plus que la Chine, autant que Java, la plus saturée des îles indonésiennes, ou que l’Égypte, dans sa partie non désertique.

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Comment prévenait-on les naissances avant la contraception moderne ?

Les êtres humains se sont mis à limiter les naissances depuis deux siècles seulement. Ils connaissaient pourtant depuis longtemps des méthodes de contraception ou d’avortement, mais ne les utilisaient pas dans la vie courante. Étienne van de Walle nous décrit celles mentionnées dans trois textes d’époques différentes : un ouvrage médical gréco-romain, un texte libertin français du XVIIe siècle et un guide matrimonial américain du XIXe siècle.

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Fécondité envisagée, fécondité réalisée: un lien complexe

Des enquêtes sont menées régulièrement pour savoir si les personnes souhaitent avoir des enfants dans l’avenir. Peut-on se fier à leurs réponses pour prévoir les naissances de demain ? Si leurs désirs ne se réalisent pas, d’où cela vient-il ? Des difficultés à anticiper l’avenir ? Des imprévus de la vie - décès du conjoint, divorce, chômage - qui empêchent la réalisation des projets ou les repoussent à plus tard ? Laurent Toulemon et Maria Rita Testa nous livrent les résultats de la dernière enquête menée en France sur le sujet.

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La médicalisation croissante de la contraception en France

On peut être surpris de constater que le nombre des grossesses non voulues et donnant lieu à une IVG ne diminue guère en France depuis vingt ans, alors que l’usage des méthodes contraceptives modernes, dont l’efficacité est a priori élevée, s’est largement répandu. Nous rappellerons d’abord les conditions de cette diffusion avant de chercher à voir si elle s’est faite de la même façon dans les différents groupes sociaux. Par ailleurs, nous tenterons de déterminer si des femmes demeurent à l’écart de toute contraception alors qu’elles ne souhaitent pas être enceintes.

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La masculinisation des naissances en Europe orientale

L’avortement sélectif des filles n’est pas le propre de l’Asie. Le phénomène touche aussi l’Europe à l’Ouest des Balkans et au Sud du Caucase. Christophe Guilmoto et Géraldine Duthé nous en expliquent les raisons. Alors que ce phénomène a été décrit pour la première fois il y a plus de dix ans, on peut se demander pourquoi les autorités des pays concernés et l’Europe ne commencent à s’en préoccuper que maintenant.

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L’adoption en France: qui sont les adoptés, qui sont les adoptants ?

Les personnes souhaitant adopter un enfant sont de plus en plus nombreuses en France, alors qu’à l’inverse, le nombre d’enfants adoptables nés en France diminue, la plupart des naissances étant aujourd’hui désirées. Beaucoup de familles candidates se tournent désormais vers l’adoption internationale. D’où viennent les enfants adoptés, et qui sont-ils? Qui sont de leur côté les candidats à l’adoption? Une enquête inédite de l’Ined éclaire la question et permet notamment de comprendre pourquoi l’adoption est plus fréquente parmi les catégories sociales favorisées.

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Stérilité, fertilité : la part des hommes

La reproduction humaine repose sur l’union sexuelle d’une femme et d’un homme. Pourtant, que l’on examine les recherches sur la fécondité (les naissances), la fertilité (la capacité à mettre au monde un enfant vivant) ou la contraception (la limitation des naissances), les travaux scientifiques se sont intéressés essentiellement aux femmes, excluant quasiment les hommes dans leurs études. Quelques recherches ont néanmoins été menées sur la fertilité masculine. Elles soulèvent la question de l’implication des hommes dans la fertilité humaine dans trois domaines : le rôle des hommes dans les difficultés rencontrées par les couples inféconds, la question d’une possible baisse de la fertilité avec l’âge de l’homme et l’hypothèse d’une altération de la fertilité masculine dans les jeunes générations.

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La majorité de l’humanité vit dans un pays où la fécondité est basse

L’un des paradoxes de la démographie mondiale est que la population continue à augmenter rapidement alors que la fécondité, le nombre moyen d’enfant qu’une femme met au monde, a considérablement baissé. Même les spécialistes ont de la peine à réaliser qu’elle est désormais inférieure à 2,1 enfants par femme dans beaucoup de pays en développement, qui ont, sur ce point, rejoint les pays industrialisés. Comment en est-on arrivé là, et quelles en seront les conséquences?

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Pourquoi le nombre d’avortements n’a-t-il pas baissé en France depuis 30 ans ?

L’avortement n’est qu’un ultime recours en cas d’échec de contraception. Lorsque la loi Veil libéralisant l’avortement en France a été votée il y a 30 ans, on s’attendait à ce que sa fréquence diminue avec la diffusion de la contraception moderne. Les grossesses non prévues ont bien diminué, mais le nombre d’avortements n’a pas baissé. Comme nous l’expliquent Nathalie Bajos et ses collègues, les femmes recourent plus souvent à l’IVG en cas de grossesse non prévue.

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La fécondité en Iran, l’autre révolution

Au tournant du XXe siècle, l’Iran était peuplé d’environ 10 millions d’habitants ; sa population en comptait 13 millions en 1933, 34 millions en 1976, 49 millions en 1986 et 60 millions en 1996, soit six fois plus qu’au début du siècle. Au cours des trente dernières années, le pays a par ailleurs vécu plusieurs bouleversements politiques dont les principaux sont la révolution islamique de 1979 et la guerre avec l’Irak de 1980 à 1988. La République islamique d’Iran connaît depuis peu une transition démographique accélérée dont la vitesse a surpris les observateurs occidentaux. La fécondité est tombée de plus de 6 enfants par femme au milieu des années 1980 à 2,1 en 2000. Cette baisse a été enregistrée dans toutes les provinces du pays, aussi bien dans les zones rurales qu’urbaines. Pourquoi et comment la fécondité iranienne a-t-elle pu connaître un tel déclin en un temps si court ? Et comment la politique et la démographie sont-elles liées dans ce pays ? Après un aperçu de la politique démographique des trente dernières années, nous retracerons l’évolution de la fécondité au cours de la même période et proposerons quelques explications possibles à ce phénomène.

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Le baby-boom : suite et fin

Les baby-boomers ont marqué la démographie des pays développés ces soixante dernières années. Leur départ à la retraite, puis leur mort, va peser sur les cinquante prochaines. L’entrée des jeunes générations sur le marché du travail va-t-elle en être facilitée ? Les besoins d’assistance aux personnes âgées dépendantes vont-ils exploser ? En comparant différents pays européens, Alain Monnier montre que beaucoup dépend de l’ampleur du baby-boom dans chaque pays.

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La loi Neuwirth quarante ans après : une révolution inachevée ?

Il y a quarante ans, le Parlement votait la loi Neuwirth libéralisant la contraception en France. Pourquoi l’État avait-il jusque-là cherché à l’empêcher, et comment expliquer ce changement d’attitude ? Évoquant la façon dont les couples s’y prenaient auparavant pour prévenir les naissances, Fabrice Cahen s’interroge sur les raisons du retard de la législation française si on la compare aux législations britannique et américaine. Pour ce qui est des conséquences de la loi, beaucoup s’attendaient à ce qu’elle entraîne la disparition des grossesses non prévues. Pourtant, elles représentent encore de nos jours une grossesse sur trois, comme nous l’expliquent Arnaud Régnier-Loilier et Henri Leridon. Quelles en sont les raisons ? Quelles sont les aspirations des couples d’aujourd’hui en matière d’enfants ? Comment s’y prennent-ils pour les réaliser

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Le devenir de 20 000 enfants. Lancement de l’étude de cohorte Elfe

Vingt mille enfants nés en France en 2011 vont être suivis de la naissance à l’âge adulte pour mieux comprendre comment l’environnement, l’entourage familial et les conditions de vie influencent leur développement et leur santé. Les responsables de cette étude pilotée par l’Ined et l’Inserm, qui est une première en France, nous expliquent les raisons de son lancement, la méthode utilisée pour recruter et suivre les enfants, et les résultats attendus de ce projet.

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Deux enfants par femme dans la France de 2010 : la fécondité serait-elle insensible à la crise économique ?

Contrairement aux attentes, le nombre de naissances a continué à augmenter en France en 2010 malgré la crise économique. La hausse du chômage, au lieu de faire baisser la fécondité, l’aurait-elle au contraire augmentée ? Les femmes sans emploi profiteraient-elles de leur disponibilité pour faire des enfants ? Afin d’y voir plus clair, Gilles Pison analyse les relations entre conjoncture économique et fécondité en France et dans les autres pays développés, notamment en période de récession.

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La fécondité remonte dans les pays de l’OCDE : est-ce dû au progrès économique ?

L’essor économique et l’amélioration des conditions de vie amorcés en Europe et en Amérique du Nord il y a plus de deux siècles et qui se sont diffusés sur la planète ont été accompagnés d’une diminution importante du nombre d’enfants par femme. Faut-il en déduire que plus un pays est développé, plus sa fécondité est basse ? Ce n’est pas si simple. La fécondité remonte dans beaucoup de pays riches. Angela Luci et Olivier Thévenon nous expliquent pourquoi.

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La fécondité au Maghreb : nouvelle surprise

Les pays du Maghreb avaient créé la surprise dans les années 1980 lorsque leur fécondité, jusque-là très élevée, avait baissé rapidement et de façon quasi simultanée. On s’attendait à une diminution en deçà de deux enfants par femme comme dans beaucoup de pays d’Asie et d’Amérique latine. Or, nouvelle surprise, comme l’expliquent Zahia Ouadah-Bedidi, Jacques Vallin et Ibtihel Bouchoucha, dans aucun des pays du Maghreb la fécondité n’est tombée en dessous de ce seuil.

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Les Allemandes plus actives que les Françaises ?

Le marché du travail se porte mieux en Allemagne qu’en France, le taux d’emploi des femmes y est en particulier plus élevé. Pourtant, elles ont plus de difficultés à concilier travail et famille qu’en France. Portant un regard critique sur les indicateurs d’emploi et la façon dont ils sont calculés, Anne Salles nous explique pourquoi les Allemandes apparaissent plus actives que les Françaises et ce qu’il en est réellement.

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La crise de la pilule en France : vers un nouveau modèle contraceptif ?

Les pilules de 3e et 4e génération ont fait l’objet d’une controverse importante fin 2012 - début 2013 ayant abouti à la fin de leur remboursement dès mars 2013. Quelles en ont été les conséquences sur la contraception en France ? Analysant l’enquête Fécond menée quelques mois après, les auteurs examinent les évolutions récentes en matière de pratiques contraceptives et la contribution du débat médiatique à ces changements.

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Maghreb : la chute irrésistible de la fécondité

Après 35 ans de chute continue, la fécondité tunisienne vient d’atteindre le seuil fatidique : 2,2 enfants par femme en 1998, probablement 2,1 en 1999 [1], tout juste ce qu’il faut pour qu’une mère soit, à la génération suivante, remplacée par une fille et une seule (1). Seuil auquel, dans un parfait accomplissement de la transition démographique, la fécondité serait censée se stabiliser pour assurer le maintien de l’effectif de la population. L’Algérie et le Maroc suivent de près : leur fécondité était déjà descendue à 3,1 enfants par femme en 1996 et 1997 respectivement. En supposant que le rythme de baisse observé les années précédentes se soit maintenu, on ne compterait plus, en 2000, que 2,5 enfants par femme au Maroc, 2,3 en Algérie et 2,0 en Tunisie. D’ores et déjà, certains gouvernorats tunisiens et certaines provinces marocaines sont nettement en dessous de 2 enfants par femme. Non seulement la « fin de la transition » est toute proche, mais rien n’indique que ces pays en resteront là ; tout porte au contraire à croire qu’à l’instar des pays européens, ils descendront nettement en dessous du seuil de remplacement des générations.

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Un recours moindre à l’IVG, mais plus souvent répété

Il y a quarante ans, le 17 janvier 1975, la loi relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), dite loi Veil, dépénalisait le recours à l’avortement. Confirmée en 1979, la dépénalisation de l’IVG a été complétée par des aménagements législatifs rendant le recours moins difficile : remboursement par la sécurité sociale fin 1982, assouplissement de l’accès et allongement du délai légal en 2001. L’analyse des bulletins statistiques remplis à l’occasion des IVG permet de retracer l’évolution des comportements en France.

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L’avortement non sécurisé reste fréquent dans le monde, mais il est moins souvent fatal

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse dans le monde n’a que peu diminué et la moitié se font toujours dans l’illégalité. Pourtant le nombre de décès faisant suite à un avortement a diminué de façon sensible au cours des deux dernières décennies. Faisant le point sur l’avortement non sécurisé dans le monde, Clémentine Rossier nous explique les raisons de ce paradoxe.

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La fréquence des naissances de petit poids : quelle influence a le niveau d’instruction des mères ?

Les femmes peu instruites ou de milieux défavorisés ont plus souvent que les autres des enfants caractérisés par un petit poids de naissance, lui-même associé à un risque de mauvaise santé dans l’enfance, voire à l’âge adulte. S’appuyant sur l’enquête Elfe qui suit une cohorte de 18 000 enfants nés en France en 2011, Lidia Panico, Maxime Tô et Olivier Thévenon examinent les liens entre les caractéristiques socioéconomiques des familles et l’état de santé des nouveau-nés.

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Utiliser EU-SILC pour l’analyse démographique en Europe

L’enquête européenne sur les revenus et les conditions de vie (EU-SILC) constitue une source de données unique en raison de sa couverture géographique (32 pays), de la diversité des variables socio-économiques couverte et de la possibilité d’apparier les informations des différents membres du ménage. L’enquête EU-SILC n’est pas spécifiquement conçue pour étudier les thématiques démographiques, mais elle est de plus en plus utilisée par des chercheurs dans le but de mener des analyses démographiques. Cette conférence vise à présenter les possibilités d’EU-SILC pour étudier la fécondité, la mise en union et d’autres thématiques touchant à la population. La première partie de la conférence sera consacrée à la présentation des données. Dans la seconde partie, des chercheuses et chercheurs de différents pays (Europe, États-Unis) présenteront des recherches basées sur EU-SILC.

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100 millions de Mexicains... seulement

Pour le Mexique comme pour la plupart des pays du monde, le XXe siècle aura été le siècle de la transition démographique, caractérisé par des taux de croissance de la population inconnus jusque-là. La baisse de la mortalité, entamée dans les années 1930, a précédé d’une trentaine d’années la baisse de la fécondité, ce qui explique la vitesse à laquelle la population a augmenté [1]. Malgré le million de morts de la Révolution mexicaine (dont la phase armée a duré de 1910 à 1918), le pays compte en 2001 huit fois plus d’habitants qu’en 1913 : cent millions au lieu de treize.

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La fécondité des immigrées : nouvelles données, nouvelle approche

L’apport des migrations à la dynamique démographique de la France ne se limite pas aux entrées sur le territoire : les immigrants ont des enfants après leur arrivée en France. Ces enfants, par définition, ne figurent pas au solde migratoire mais au solde naturel [1]. Comment les prendre en compte pour estimer la part de l’immigration dans la natalité de la France ? Il existe trois manières de procéder, qui correspondent à autant de questions. Tout d’abord, quelle est la proportion d’enfants nés en France dont l’un ou l’autre parent est immigré ? Ensuite, où se situe la fécondité des immigrés par rapport à celle du pays d’origine et celle du pays de destination ? Enfin, quel serait le niveau de fécondité de la France en l’absence d’immigrés ?

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Labour market uncertainties for the young workforce in France and Germany : implications for family formation and fertility

This report explores to what extend labour market uncertainties at the age of family formation contribute to the variations in the fertility patterns between the two countries. It is part of the European project GUSTO and follows upon a first explorative paper on labour market and job insecurities of young people in France and Germany delivered by the Essen-Duisburg research team (Klammer and Ahles, 2010).

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Deux enfants par femme dans la France de 2006 : la faute aux immigrées ?

Avec une fécondité de deux enfants par femme en 2006, la France est proche du seuil de remplacement des générations. Est-ce dû à la présence des étrangers, comme on le dit souvent ? À partir de données inédites des vagues de recensement de 2004 et 2005, François Héran et Gilles Pison montrent que non :l’apport des étrangères au taux de fécondité national est modeste (+ 0,1 enfant) malgré une fécondité en hausse chez les nouveaux entrants. Immigration ou pas, la France se situe bel et bien aux premiers rangs de la fécondité en Europ

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France 2012 : fécondité stable, mortalité infantile en baisse

Dans la conjoncture démographique récente de la France, deux constats sont étonnants, que Gilles Pison décrypte ici. Contrairement aux attentes, la fécondité se maintient malgré la crise économique. Alors que celle-ci a entraîné une baisse de la fécondité dans la plupart des pays développés, n’aurait-elle eu aucun effet en France ? La mortalité des nouveau-nés semble par ailleurs mal connue depuis quelques années. Quelles en sont les raisons ?

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Familles et rapports de genre au Maghreb
Évolutions ou révolutions?

Cet article esquisse les grandes lignes des mutations en cours dans cinq pays qui constituent le Grand Maghreb : Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie. Dans ces sociétés, les transformations économiques et sociales, les migrations, les progrès en matière de santé et de scolarisation sont à la fois causes et conséquences de changements profonds des normes de vie familiale. Elles remettent en question les rôles et positions respectifs des hommes et des femmes, des jeunes et des anciens, socialement et historiquement élaborés par ces sociétés. Aujourd’hui, l’image que donne la famille maghrébine est en rupture presque totale avec le cliché traditionnel d’une société patriarcale, rigide, polygame, mariant les femmes dès la puberté et composée de familles nombreuses. À la lumière des données démographiques des cinquante dernières années, on voit se dessiner des mutations radicales. Les aspirations nouvelles d’une partie de la population, plus adaptées à réalité sociodémographique, sont en conflit avec les représentations et les normes sociales des traditionnels détenteurs de pouvoir : les générations âgées, notamment les hommes, ont du mal à voir mis en question les privilèges dont la société les avait dotés. Les rapports entre générations d’une part, entre hommes et femmes d’autre part, vont devoir être renégociés.

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1939-1945. Une démographie dans la tourmente

Le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, caractérisé par l’ampleur et la démesure des pertes humaines – 40 millions le nombre de morts sur le continent européen – l’est aussi par leur nature, les morts civils dépassant largement les pertes militaires. Un chaos qui a touché toutes les populations. Militaires, prisonniers de guerre ou politiques, populations déplacées, bombardées, massacrées, exterminées ou affamées.

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À quel âge les femmes et les hommes commencent-ils leur vie sexuelle ? Comparaisons mondiales et évolutions récentes

Longtemps l’âge et les conditions d’entrée dans la sexualité adulte n’ont pas fait l’objet d’études particulières. On estimait, souvent à raison pour les femmes, que le premier rapport sexuel avait lieu au moment du mariage. C’est dans les années 1990 que les enquêtes se mettent à aborder ces thèmes, dans les pays développés comme dans les pays en développement, en raison de plusieurs évolutions. Le mariage, ou l’entrée en union, devient dans de nombreux pays du monde de plus en plus tardif [1], et prend un caractère de plus en plus informel dans les pays développés, ce qui ouvre la voie à une dissociation entre le moment de l’initiation sexuelle et le début de la vie conjugale. En outre, la diffusion de l’épidémie de sida incite à s’intéresser aux débuts sexuels des jeunes, considérés comme un groupe à risque. Si les conditions d’entrée dans la sexualité sont une préoccupation sociale, c’est aussi qu’elles constituent une indication de la façon dont les jeunes vont endosser les rôles d’hommes et de femmes adultes qui leur sont prescrits. Les transformations du calendrier des débuts sexuels et leur déconnexion croissante avec le mariage dans les générations récentes signalent un relâchement du contrôle direct des adultes sur les jeunes, mais aussi l’émergence éventuelle de nouveaux rapports entre les hommes et les femmes.