L’Institut Convergence

Suite à un appel à projets du ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche en 2017, l’institut Convergences, entièrement dédié à l’étude des migrations, a été créé. Porté par le CNRS, il sera hébergé dès 2019 sur le Campus Condorcet. Des recherches multi-thématiques seront conduites, des formations interdisciplinaires dispensées.

La crise migratoire actuelle en Europe révèle la nécessité de disposer de données scientifiques solides pour aider les pouvoirs publics à prendre des décisions importantes et ce, dans des contextes d’urgence et de situations politiques variés. En réponse à ces préoccupations, l’Inserm et le CNRS ont mobilisé cinq institutions d’enseignement et de recherche (Ined, IRD, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, EHESS et EPHE) dans le but de créer un institut interdisciplinaire pour l’étude des migrations. Il verra le jour en 2019 sur le Campus Condorcet, et regroupera 200 chercheurs. Cette structure sera financée par le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dans le cadre de l’appel à projets "Instituts Convergences".

1,3 million de demandes d’asile ont été déposées en Europe en 2015. En France, et ailleurs en Europe, cette crise migratoire historique et inédite fait surgir de nouvelles et nombreuses questions politiques et scientifiques.

Suite à un appel à projets "Instituts Convergences" du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’Inserm et le CNRS ont décidé de s’associer à cinq autres institutions françaises : l’Ined, l’IRD, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’EHESS et l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) pour créer un institut entièrement dédié à l’étude des migrations.

L’objectif ? Resserrer les liens entre science et société, mener des recherches scientifiques de haut niveau et dispenser des formations d’excellence.

L’Institut Convergences pour les migrations sera hébergé dès 2019 au sein du futur Campus Condorcet, dans le nord de Paris. Il sera doté de 13,6 millions d’euros, consommables sur 10 ans.

François Héran, directeur de recherche à l’Ined, est responsable du projet.

Quelque 200 scientifiques, issu.e.s des institutions fondatrices, mais également des collaborateur.rice.s internationaux.ales, seront regroupé.e.s dans cet institut dédié à des recherches multi-thématiques telles que les dynamiques économiques, démographiques et environnementales des migrations, le problème de la vulnérabilité et des inégalités ou encore les questions d’intégration, d’exclusion et de discrimination.

Côté enseignement, des formations interdisciplinaires au carrefour des sciences humaines, des sciences sociales mais aussi des sciences de la santé (statistique, démographie, santé publique, épidémiologie, économie, anthropologie, linguistique, droit, éthique, études de genre, science des données, archivistes) seront proposées. L’objectif est de fonder un programme de master et de doctorat dédié aux sciences des migrations en s’appuyant, dans un premier temps, sur des éléments préexistants, issus de Paris 1 Panthéon Sorbonne, de l’EHESS ou encore de l’EPHE. Un nouveau master totalement interdisciplinaire sera créé à l’issue de cette première phase.

Enfin, l’Inerm et le CNRS ont pour volonté d’ouvrir l’Institut sur la société. Des services à la communauté comme l’aide aux devoirs ou l’enseignement des langues dispensé pour ou par les migrants verront le jour. Le projet prévoit également de mettre en place des campagnes de préventions et de soins en lien avec les responsables municipaux et les associations de migrants.