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Les violences subies dans le cadre des études universitaires

Documents de travail

245, 2018, 42 pages

Le présent document a pour objectif de présenter les principaux résultats des enquêtes Virage-universités réalisées auprès d’étudiant∙e∙s inscrit∙e∙s dans 4 universités partenaires de l’Ined (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, Université Paris – Diderot et Institut de physique du globe de Paris, Université de Strasbourg et Université de Bretagne occidentale). Ces enquêtes visaient à explorer les formes, les contextes et les conséquences des violences subies dans le cadre des études universitaires. Elles sont ainsi complémentaires au volet de l’enquête Virage réalisé par téléphone auprès de la population générale. Au total, plus de 120 000 étudiant∙e∙s ont été sollicités pour répondre à l’enquête sur internet. Parmi eux, 6 648 étudiant∙e∙s ont répondu à l’enquête et 1 882 étudiant·e·s ont déclaré au moins un fait (1 441 femmes et 441 hommes). Les déclarations de violences paraissent relativement élevées dans les universités : environ un tiers des femmes et un quart des hommes ont déclaré au moins un fait. Deux grands types de violences sont dénoncés : les violences psychologiques d’une part et les violences à caractère sexuel d’autre part, qu’elles soient sans contact, sans pénétration ou avec pénétration. Qu’elles soient psychologiques ou sexuelles, les violences ont des effets néfastes sur les parcours des étudiant∙e∙s. Ceux qui sont encore en études, que nous avons pu enquêter, ont notamment changé d’orientation ou d’établissement, par exemple. Notons enfin, que les étudiant∙e∙s touché∙e∙s par les violences en parlent à leurs amis ou proches, sans pour autant engager de procédures au sein des établissements quand bien même les faits déclarés sont jugés graves.

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