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Fécondité et politique de limitation des naissances en Algérie : une histoire paradoxale

Collection : Documents de travail

186, 2012, 29 pages

  1. La baisse de la fécondité n’a pas attendu la politique de limitation des naissances
  2. Le revirement idéologique de 1983 n’est pas la principale raison de l’accélération de la baisse de la fécondité
  3. Depuis dix ans la fécondité remonte malgré la poursuite de la politique de limitation des naissances
Le cas de l’Algérie montre à quel point le décalage peut être grand entre les évolutions de la fécondité et les politiques conduites en la matière. Malgré l’explosion démographique des années 1960 (accroissement naturel de 3%), les autorités algériennes rejetaient alors toute idée de planning familial, considéré comme «impérialiste». Pourtant, la fécondité a commencé à reculer dès le milieu des années 1970, bien avant que le gouvernement ne change brusquement d’attitude en 1983. De 8 enfants par femme en 1970, elle était tombée à 5,3 en 1982. Certes, le recul de la fécondité s’est accéléré après 1983, pour atteindre 2,2 en 2002, mais l’analyse révèle que le programme de limitation des naissances alors adopté n’en est nullement la principale raison. Mieux, alors même que ce programme avait été renforcé à la fin des années 1990, la fécondité est repartie à la hausse dans les années 2000 (2,9 en 2010). Une preuve de plus que les programmes de planning familial ne suffisent pas à atteindre les objectifs de fécondité affichés.

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