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Introduction à l’étude de la mortalité par cause de décès+CDRom

Collection : Données statistiques

1998, 80 pages

Papier

n° ISBN 978-2-7332-5003-7

18,50 €
L’objet de cette publication est d’étudier les principales maladies qui ont marqué la dernière décennie de la première moitié du XIXe siècle à partir des données statistiques de causes médicales de décès retrouvées aux Archives nationales de Paris pour la période 1838-1847. Une vérification de la qualité des sources par l’utilisation des tables-types de Ledermann a montré que cette statistique ne souffre pas de lacunes trop importantes. Les recensements de population à cette époque n’étant pas trop fiables, une correction des populations de 1831, 1841 et 1851 a été nécessaire pour le calcul des taux de mortalité. Maladies de l’appareil respiratoire, maladies de l’appareil digestif, tuberculose et maladies du système nerveux ont été les plus meurtrières.

La baisse de la mortalité par typhoïde ou variole montre que la maîtrise de la mortalité infectieuse était déjà la grande préoccupation des médecins hygiénistes et autres responsables de la santé publique dans la première moitié du XIXe siècle. Cependant la tuberculose, les maladies de l’appareil respiratoire, les maladies de l’appareil digestif et les maladies du système nerveux étaient encore à un taux très élevé. L’espérance de vie à la naissance calculée était d’environ 28 ans pour le sexe masculin et de 30 ans pour le sexe féminin, ce qui est faible pour l’époque. Comparée à celle de 1995 (74 ans pour les hommes et 82 ans pour les femmes), on se rend compte de l’énorme progrès fait par la médecine.

Dans l’ensemble, ce travail se présente comme une bonne introduction à l’étude des causes de décès à Paris dans la première moitié du XIXe siècle et, par l’importance des données nouvelles qu’il apporte avec d’abondants et très détaillés tableaux statistiques, ouvre de nouveaux horizons à la démographie médicale historique.

L’ensemble des données retrouvées aux Archives nationales de Paris, y compris celles n’intervenant pas dans cette étude, soit environ 480 pages, est reproduit sur CD-Rom, inclus dans ce volume.


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