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The Descent of Human Sex Ratio at Birth.

2007

Papier

n° ISBN 978-1-4020-6035-9

91,73 €
  • Introduction*
  • Chapter 1: Physico-Theology and Mathematics (1710-1794)Chapter 2: Physiology, Probabilities and Statistics (1795-1830)
  • Chapter 3: Statistical Sources, Law and Medicine (1846-1876)
  • Chapter 4: Selection, Sexes and Statistics (since 1871)
  • Chapter 5: A Sociological Issue and its Perversion (1898-1942)
  • Chapter 6: A Stochastic Re-Evaluation
  • Conclusion*

  • Appendix A: Condorcet (1743-1794)*
  • Appendix B: Charles Darwin (1809-1882)*
  • Appendix C: Maurice Halbwachs (1877-1945)*
  • Appendix D: Sex Ratios at Birth and the Calculus of Probabilities*

  • List of References*
  • Index*

* Ces éléments sont disponibles gratuitement sur le site Springerlink.com :
http://www.springerlink.com/content/mv47rp/?p=b01bd814eecd4b2e8af3900ff360b492π=3

Ce livre récapitule une enquête sur la manière dont, trois siècles durant, les sciences sociales, la biologie et les mathématiques ont approché la régularité du rapport numérique des deux sexes à la naissance. Qu’on le veuille ou non, dès qu’on tire une conclusion de la mesure d’une proportion assez stable (celle des deux sexes ou une autre), on joue sur l’un ou l’autre des registres épistémologiques visités au fil de l’étude.

La première étape du livre est un bilan de ce que le XVIIIe siècle savant a pu concevoir de la régularité ou des variations de la proportion des sexes à la naissance. Les physico-théologiens (Arbuthnot ou Süssmilch) et les mathématiciens engagés dans la fondation du calcul analytique des probabilités (Condorcet ou Laplace) furent alors les protagonistes de discussions spécialisées situées dans les principales sociétés savantes de Londres, de Berlin et de Paris. Dans un second temps au début du XIXe siècle, ce sont des agronomes (Morel-Vindé ou Girou de Buzareingues), des physiologistes (Hofacker), des organisateurs de l’administration statistique, des astronomes et des mathématiciens (Fourier, Poisson ou Quetelet) qui se sont trouvés en conflit autour des rapports entre les chiffres de naissances à Paris, à Londres, à Tübingen et à Bruxelles. Puis, au milieu du XIXe siècle, avec Quetelet, la question de la collecte des dénombrements d’état civil a pris le pas sur les débats antérieurs. Les productions statistiques se sont multipliées. Le socle des calculs ultérieurs s’en est trouvé scellé pour longtemps. Mais parallèlement, d’abord en Angleterre, puis au tournant du XIXe au XXe siècle en Allemagne et en Italie, une tout autre conception de la variabilité des indices numériques et des conclusions qu’ils procurent s’est consolidée dans la littérature biologique (de Darwin à Fisher, en passant par Galton, Düsing ou Gini). Une autre voie encore, contemporaine de la précédente, conduit de la discussion de la régularité du rapport des sexes à la naissance à la qualification sociologique de la consistance empirique du fait social. Elle a été propre à la conception française de la sociologie (ce sont notamment Comte, Durkheim et Halbwachs). De loin en loin, le renouvellement du calcul des probabilités et des méthodes statistiques a tissé entre ces voies des raccourcis fulgurants. Si bien qu’il n’est pas suffisant de s’arrêter à cette déconstruction historique du sex-ratio à la manière d’une histoire longue de la production et de la circulation des ressources et des traces du travail intellectuel. On peut en effet, à l’issue des ces multiples itinéraires glaner les éléments d’une reconstruction stochastique de certains des phénomènes dont le sex-ratio est l’indice.


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