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Etre ou ne plus être chez ses parents

Population et Sociétés

292, juillet-aout 1994

n° ISSN 01847783

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L’entrée dans la vie adulte est un processus flou. Il devient de plus en plus difficile d’en repérer les étapes : fin des études, entrée dans le monde du travail, formation d’un couple stable. Dans cette phase de la vie, le lieu de résidence est une notion imprécise : les jeunes adultes peuvent conserver un point d’attache chez leurs parents, tout en ayant d’autres modes d’hébergement. Les aléas de la vie sentimentale ou professionnelle les amènent parfois à regagner momentanément le domicile parental. Suivant qu’on interroge les enfants ou les parents, on peut recueillir des informations divergentes sur leur cohabitation ou sur l’âge au départ.

Dans ces conditions, les recensements de population, qui permettent de calculer la proportion de jeunes qui vivent avec au moins un de leurs parents, fournissent des indications intéressantes. On utilise ici ceux de 1982 et 1990, ainsi que l’enquête famille menée en 1990 à l’occasion du recensement (1). Mais cette information, qui porte sur plusieurs générations observées à un moment donné, doit être complétée par des approches biographiques pour tenir compte de possibles retours.

En 1990, avant 18 ans (2), le départ de la famille est exceptionnel : il concerne seulement 3,9 % des jeunes de 17 ans (tableau 1). Ensuite, les départs s’échelonnent de façon assez régulière : d’âge en âge, entre 20 et 25 ans, ce sont 8 à 10 % des jeunes d’une génération qui prennent leur indépendance chaque année. Plus de la moitié (56 %) des jeunes âgés de 22 ans vivent dans le foyer parental, que ce soit avec leurs deux parents ou avec un seul. A 25 ans, il reste encore plus d’un jeune sur quatre chez ses parents, et un sur dix à 29 ans.


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