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En France comme en Grande-Bretagne, l’allongement des études retarde les maternités

Population et Sociétés

495, décembre 2012

n° ISSN 01847783

Partout dans le monde les femmes commencent à avoir leurs enfants de plus en plus tard. Dans les pays développés où la première maternité est déjà plus tardive qu’ailleurs, l’âge au premier enfant continue d’augmenter. S’appuyant sur une comparaison entre la France et la Grande-Bretagne, Máire Ní Bhrolcháin et Éva Beaujouan examinent l’influence de l’allongement des études et ses mécanismes.

Les femmes ont leur premier enfant de plus en plus tard dans les pays développés. L’âge moyen à la première maternité a ainsi reculé d’environ 4 ans en Angleterre- Galles et en France depuis le milieu des années 1970. La diffusion de la scolarisation et l’allongement des études sont parmi les premiers facteurs évoqués pour expliquer ce retard. Dans les deux pays, l’âge de fin d’études et la première naissance ont de fait subi presque le même recul. L’intervalle qui sépare la fin des études de la première naissance s’est accru seulement d’une demi-année en 15 ans entre 1980-1984 et 1995-1999. Le lien entre les deux tendances apparaît bien quand on mesure la fécondité non plus selon l’âge des femmes mais selon la durée écoulée depuis la fin des études. Si le retard de la première naissance tient d’abord au prolongement des études, ce sont aussi les femmes les plus diplômées qui ont le plus retardé la première naissance après la fin des études.

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