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La survie des personnes âgées

Population et Sociétés

302, juin 1995

n° ISSN 01847783

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L’ espérance de vie à la naissance - également appelée vie moyenne- est la synthèse la plus souvent citée d’une table de mortalité - life table, « table de vie » en anglais. Mais cet indicateur est fortement réducteur et détourne souvent de l’essentiel. Ainsi quand, d’une période à l’autre, d’une table de mortalité à l’autre, il y a baisse de la mortalité donc augmentation de la vie moyenne, il peut être parlant de calculer le nombre et la répartition par âges des « vies épargnées » en comparant les décès réels à ceux qui auraient été constatés si l’ancienne table de mortalité était toujours valable.

Tant que les progrès principaux étaient obtenus contre les maladies infectieuses, disons jusqu’aux années 1950, ils concernaient surtout la mortalité infantile ; les « vies épargnées » étaient principalement celles d’enfants. La baisse de la mortalité atténuait celle de la fécondité et donc ralentissait ce qu’il est convenu d’appeler le « vieillissement » de la population, repéré par la proportion de personnes âgées.

Depuis une quarantaine d’années, les choses ont changé. En raison du bas niveau atteint par la mortalité aux âges jeunes, les « vies épargnées » à ces âges sont devenues rares et la baisse de la mortalité aux âges élevés est devenue prépondérante. Au « vieillissement par le bas » [de la pyramide des âges], qu’induit le bas niveau de la fécondité, s’ajoute désormais un « vieillissement par le haut ».


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