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Le sida va-t-il entraîner un recul de la population de l’Afrique au sud du Sahara ?

Population et Sociétés

385, décembre 2002

n° ISSN 01847783

  • Les projections de population fortement révisées en 1992...
  • ..réajustées à nouveau quelques années plus tard
  • l’accroissement rapide de l’épidémie longtemps sous-estimé
  • Le sénégal et l’Ouganda montre l’exemple
  • Une démographie bouleversée pour longtemps

Avec près d’un adulte sur dix infecté par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), contre un sur cent dans l’ensemble du monde, l’Afrique au sud du Sahara est de loin la région la plus touchée par le sida. Quelles en sont les conséquences démographiques, en particulier sur la mortalité et le nombre d’habitants ? L’épidémie varie beaucoup d’un pays africain à l’autre, ceux d’Afrique australe étant les plus touchés, sait-on pourquoi ?

Les Nations unies, qui révisent leurs estimations de population tous les deux ans, ont pris pour la première fois en compte les conséquences démographiques de l’épidémie de sida en 1992 [1]. On commençait alors à mieux connaître l’épidémie et ses caractéristiques. Le surcroît de décès qu’elle occasionnait avait pu être mesuré dans les pays disposant de statistiques fiables sur les décès et leurs causes (1). Mais dans les pays les plus affectés par le sida, il n’existe pas de tels outils : mesurer le niveau d’ensemble de la mortalité est déjà difficile, évaluer la mortalité due au sida devient alors une gageure. Le seul moyen d’y parvenir est l’estimation indirecte, qui consiste à élaborer des modèles épidémiologiques fondés sur les caractéristiques de la maladie et la part de la population déjà infectée par le virus.

 

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