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Les mariages avec des étrangères en Asie de l’Est : trafic de femmes ou migration choisie ?

Population et Sociétés

469, juillet-août 2010

n° ISSN 0184 77 83

Au Japon, en Corée du Sud et à Taïwan, une partie des hommes ont des difficultés à trouver une épouse et vont en chercher une à l’étranger. Le flux d’immigration qui en résulte a pris une grande ampleur ces dernières années. Danièle Bélanger nous explique les raisons de ce phénomène et ses conséquences démographiques.

 

 

De plus en plus d’hommes d’Asie de l’Est se tournent vers l’étranger pour trouver une épouse. Les mariages dans lesquels l’épouse est née à l’étranger représentent 15 % du total les nouvelles unions à la fin des années 2000 à Taïwan, 8 % en Corée du Sud et 6 % au Japon. Le premier groupe d’épouses étrangères dans ces pays est originaire de Chine populaire.Les Vietnamiennes sont la seconde nationalité représentée en Corée du Sud et à Taïwan, et les femmes des Philippines au Japon. La quête d’une épouse à l’étranger vient de la difficulté pour les hommes d’en trouver une dans leur propre pays. Une partie croissante des femmes en effet n’acceptent plus la vie d’épouse et de mère dans sa forme actuelle, avec un partage des tâches inégal au sein du couple et souvent l’abandon de leur emploi. Elles préfèrent rester célibataires et actives. La grande majorité des épouses étrangères venant se marier dans ces pays le font de leur propre chef, et non sous la pression parentale, et leur objectif est à la fois de se marier et de migrer. Comme la plupart des migrants des pays en développement, les épouses étrangères espèrent ainsi pouvoir aider leur famille en envoyant de l’argent.

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