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Persistance des problèmes démographiques en Chine

Population et Sociétés

331, janvier 1998

n° ISSN 01847783

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Le régime installé en 1949 a établi son emprise sur la société chinoise en neutralisant les institutions traditionnelles, au moyen notamment de la loi sur le mariage de 1950, de la réforme agraire, de l’élimination des contre-révolutionnaires dans les villes, et en les remplaçant par de nouvelles structures. La population a été répartie dans les unités de travail et les comités de quartier en ville, dans les comités de villageois à la campagne, composés de petits groupes d’une vingtaine de personnes, pilotés par des cadres. Ces groupes sont les unités de base de la rééducation idéologique et de la mobilisation, au sein desquelles l’individu est soumis à une pression constante pour que son comportement s’ajuste aux directives des autorités. L’enregistrement des ménages appuie cet encadrement en assignant à chacun un lieu administratif de résidence qui définit son appartenance à l’une des deux catégories de la population chinoise, agricole et non-agricole.

Ce dispositif a été l’instrument décisif des politiques démographiques. Mis en place progressivement pendant les années 1950, il a été paralysé en 1958-1961, pendant le Grand bond en avant et les trois « années noires » qui l’ont suivi, puis pendant les premières années de la Révolution culturelle, lancée en 1966, et n’a fonctionné vraiment qu’à partir du début de la décennie 1970.


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