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Séparations, nouvelles unions : quelles influences sur la fécondité ?

Population et Sociétés

464, février 2010

n° ISSN 0184 77 83

En France, les ruptures d’unions et les remises en couple sont de plus en plus fréquentes. Diminuent-elles la fécondité, les ruptures empêchant des naissances, ou l’augmentent-elles au contraire, puisque la formation de nouveaux couples est l’occasion de nouvelles naissances ? Éva Beaujouan dresse le bilan en analysant deux enquêtes récentes de l’Ined et l’Insee, Étude des relations familiales et intergénérationnelles de 2005 et Étude de l’histoire familiale de 1999

 

Union, séparation, nouvelle union : les comportements conjugaux en France ont évolué, et avec eux la fécondité. Si les naissances surviennent presque toutes dans le cadre d’un couple, marié ou non, elles sont de plus en plus fréquentes au sein des deuxièmes
unions : c’était le cas pour 1,4 % des hommes et 0,7 % des femmes né(e)s avant 1950, contre 14 % et 9 % de ceux et celles de la génération 1960-1969. La seconde union provoque, pour chacun, une probabilité 2,5 fois plus élevée d’une nouvelle naissance à 35 ans. Mais à âge égal au moment de la remise en couple, les hommes sont plus souvent pères car s’unissent en majorité à des femmes plus jeunes. Enfin, les individus sans enfant ainsi que ceux avec 4 ou 5 enfants sont plus fréquents parmi ceux ayant connu plusieurs unions.

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