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Population 2003 n° 2
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Population 2003 n° 2

2003

N° ISBN 2-7332-3042-5

20,00 €
  • Éducation, ethnicité et pratiques reproductives au Cameroun. Johnson-Hanks Jennifer.
  • Le réseau familial des personnes âgées de 60 ans ou plus vivant à domicile ou en institution. Désesquelles Aline, Brouard Nicolas.
  • L’évolution de la mortalité infantile à la Réunion depuis cinquante ans. Barbieri Magali, Catteau Christine.

Vietnam : inégalités, genre et santé.

  • Les rapports de masculinité à la naissance augmentent-ils au Vietnam ? Bélanger Danièle, Khuat Thi Hai Oanh, Liu Jianye, LeThanh Thuy, Pham Viet Thanh.

Note de recherche

  • Évolution des revenus et du système de santé au Vietnam : réduction de la pauvreté et augmentation des inégalitésde prise en charge. Thang M. N., B. M. Popkin

Bibliographie critique


Éducation, ethnicité et pratiques reproductives au Cameroun
Johnson-Hanks Jennifer

On observe souvent que les femmes instruites ont moins d’enfants que les femmes moins instruites, ce qui appelle une interprétation en termes de lien de cause à effet. Toutefois, les femmes instruites diffèrent de bien d’autres façons des femmes n’ayant jamais fréquenté l’école : les deux facteurs sont liés de façon multiple. Le présent article analyse la relation entre instruction et fécondité dans le Cameroun d’aujourd’hui en tant que phénomène à la fois statistique et social, à l’aide de données tirées de l’enquête démographique et de santé (EDS) de 1998 au Cameroun, ainsi que des données ethnographiques collectées sur le terrain par l’auteur. Ces données montrent que les femmes camerounaises instruites se marient plus tardivement et ont moins d’enfants que leurs consœurs non instruites, conformément à des schémas déjà établis. Toutefois, les femmes instruites ont des taux de fécondité prénuptiale annuelle plus élevés que les femmes non instruites, contrairement à ce que prédisent la plupart des modèles causaux. Il est affirmé ici que ces schémas statistiques résultent du niveau élevé de la sélectivité de l’accès à l’école. Les filles instruites viennent de communautés plus tolérantes à l’égard des relations sexuelles prénuptiales, qui accordent une plus grande importance au développement de la personnalité de l’individu, et un rôle moins primordial au mariage. Ensemble, ces différences sociales ont autant d’importance que l’instruction sur la fécondité.
INED, Population n° 2, 2003 - page 171

Le réseau familial des personnes âgées de 60 ans ou plus vivant à domicile ou en institution
Désesquelles Aline, Brouard Nicolas

L’Insee a réalisé en 1998 et 1999 l’enquête Handicaps-Incapacités-Dépendance (dite enquête HID) auprès de 15 000 personnes résidant en institution médico-sociale et 17 000 personnes vivant en ménage ordinaire. Le questionnaire de cette enquête explore les incapacités d’origine physique ou psychique dont souffrent les personnes interrogées, mais il aborde également de nombreuses facettes de leurs conditions de vie, et notamment leur environnement familial.
Les résultats présentés dans cet article s’appuient sur ces données, en se limitant aux personnes âgées de 60 ans ou plus. On montre que l’entourage familial des personnes âgées résidant en institution est plus réduit que celui des personnes vivant en ménage ordinaire. Ce " désavantage " des personnes hébergées en institution est l’une des causes de la fréquence plus élevée de l’isolement relationnel observé en institution mais d’autres facteurs interviennent également. En particulier, l’âge et l’existence d’une dépendance qui, on le sait, est le lot de la grande majorité des personnes en institution, sont associés à une moindre intensité des relations avec la famille proche.
INED, Population n° 2, 2003 - page 201

L’évolution de la mortalité infantile à la Réunion depuis cinquante ans
Barbieri Magali, Catteau Christine

L’évolution de la mortalité infantile à la Réunion au lendemain de la seconde guerre mondiale a été l’une des plus rapides au monde. Alors que le taux de mortalité infantile s’établissait au-dessus de 165 pour 1 000 naissances il y a cinquante ans, il est aujourd’hui inférieur à 10 ‰. Toutes les composantes de la mortalité infantile ont participé à ce recul même si chacune a évolué à un rythme propre. Cette évolution s’est accompagnée de changements considérables dans la structure par cause des décès, avec un effondrement de la part des maladies infectieuses et respiratoires et une proportion de plus en plus importante des décès dus aux affections périnatales et aux anomalies congénitales. L’accès généralisé à la santé et la médicalisation de la grossesse et de l’accouchement ont sans aucun doute joué sur la baisse de la mortalité infantile, mais les changements des comportements reproducteurs et d’autres facteurs socio-économiques ont également contribué aux progrès observés. Des inquiétudes demeurent, toutefois, en ce qui concerne les enfants nés dans les milieux socio-économiques les plus défavorisés.
INED, Population n° 2, 2003 - page 229

Les rapports de masculinité à la naissance augmentent-ils au Vietnam ?
Bélanger Danièle, Khuat Thi Hai Oanh, Liu Jianye, LeThanh Thuy, Pham Viet Thanh

Une faible fécondité et une préférence pour les garçons sont à l’origine des taux élevés de masculinité à la naissance constatés en Inde, en Corée du Sud et en Chine. Dans cet article, nous nous intéressons aux rapports de masculinité à la naissance calculés à partir des recensements effectués en 1989 et 1999 au Vietnam, des statistiques obtenues auprès d’hôpitaux à Hanoï et à Ho Chi Minh-Ville et dans l’Enquête sur les niveaux de vie au Vietnam réalisée en 1997-1998.
D’une manière générale, les données des recensements ne font apparaître aucune progression des rapports de masculinité à la naissance. En revanche, les données hospitalières de 2001 ventilées par rang de naissance indiquent une augmentation des rapports de masculinité à la naissance selon le rang de naissance, s’agissant des naissances survenues à l’hôpital de Hanoï, ce qui n’est pas le cas à Ho Chi Minh-Ville. Les données fournies par l’Enquête de 1997-1998 sur les niveaux de vie au Vietnam indiquent que la proportion de garçons est généralement plus forte chez les enfants de rang de naissance élevé. L’article discute des facteurs susceptibles d’expliquer ces constatations.
INED, Population n° 2, 2003 - page 255