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Population 2003 n° 4/5
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Population 2003 n° 4/5

2003

N° ISBN 2-7332-3046-8

20,00 €
  • Comportements démographiques et génétique du comportement. Vetta Atam, Courgeau Daniel.
  • Autour des recensements et des élections : réflexions sur la population en Macédoine. Courbage Youssef.
  • Le retour de la diversité : la brusque évolution de la fécondité en Europe centrale et orientale après la chute des régimes communistes. Sobotka Tomás.

Des hommes médicalement assistés pour procréer : IAD, FIV, ICSI, bilan d’une révolution dans la prise en charge médicale de l’infertilité masculine. La Rochebrochard Élise de. 

La conjoncture démographique en France

  • L’évolution démographique récente en France. Prioux France.
  • L’âge à la première union en France : une évolution en deux temps. Prioux France.

Bibliographie critique

Comportements démographiques et génétique du comportement
Vetta Atam, Courgeau Daniel

L’utilisation de l’héritabilité proposée par la génétique du comportement pose de nombreux problèmes. Celle-ci repose sur des concepts et des méthodes basés sur les travaux de Fisher (1918) et de Jinks et Fulker (1970) : nous indiquons les questions qu’ils soulèvent et montrons que les hypothèses à la base de la génétique du comportement ne tiennent pas. Un trait de comportement ne doit pas être analysé en utilisant le concept d’héritabilité mais en utilisant le coefficient d’intensité de l’hérédité. Les confusions dans l’interprétation statistique du concept d’héritabilité abondent. La fécondité diffère des autres traits de comportement sous de nombreux aspects. Elle est influencée par de nombreux facteurs d’environnement qui sont en partie connus. La fécondité des hommes et des femmes est affectée par des facteurs différents selon le sexe et doit être étudiée en utilisant des techniques différentes. L’opposition entre nature et culture introduite par Galton au XIXe siècle ou la génétique proposée par Fisher au début du XXe siècle n’ont pas d’utilité à l’ère de la génomique. Nous avons besoin de concepts nouveaux. Un de ceux-ci pourrait être la valeur d’espèce d’un gène, un autre est celui de gènes régulateurs, c’est-à-dire de gènes à effet positif ou négatif qui régulent un trait de comportement. Ce dernier concept pose un défi sérieux au concept fisherien de gènes additifs qui doit être abandonné. La génétique moléculaire est aujourd’hui la clé pour mieux comprendre les comportements humains et animaux.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 457

Autour des recensements et des élections : réflexions sur la population en Macédoine
Courbage Youssef

Malgré la taille modeste de la population, l’enjeu du nombre est considérable en Macédoine. Deux recensements y ont eu lieu en 1994 et en 2002, les résultats du premier ayant été contestés, notamment par la principale minorité, les Albanais. L’exercice présenté dans cet article est de vérifier la vraisemblance des résultats du recensement de 1994 à l‘aide de plusieurs autres sources. Tout d’abord, les structures par groupe national, âge et sexe du recensement de 1971, organisé à l’époque yougoslave, sont projetées par la méthode des composantes jusqu’en 1994 et comparées à celles obtenues à l’issue du recensement de 1994. Ensuite, les résultats détaillés des élections de 2002 sont utilisés pour estimer la composition du corps électoral (population âgée de 18 ans ou plus) selon diverses hypothèses relatives aux taux de participation des différents groupes nationaux aux élections et de transfert des voix des petites minorités (Turcs, Roms, Bosniaques, etc.) vers les partis albanais ou macédoniens. Ces deux simulations, qui portent sur la population totale (résidents en Macédoine et à l’étranger), montrent que les résultats du recensement de 1994 sont globalement satisfaisants. En outre, la croissance naturelle (naissances moins décès) entre 1994 et 2002 permet d’estimer la population de la Macédoine par groupes nationaux en 2002, avant la publication des résultats du recensement de 2002. Enfin, les perspectives de croissance des groupes nationaux sont explorées à la lumière des différences de fécondité et de la structure par âge plus ou moins jeune des différentes populations.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 489


Le retour de la diversité : la brusque évolution de la fécondité en Europe centrale et orientale après la chute des régimes communistes

Sobotka Tomás

Cet article présente une analyse détaillée de l’évolution récente de la fécondité dans 15 pays d’Europe centrale et orientale ainsi que dans l’ex-RDA. L’étude porte essentiellement sur la période postérieure à 1989, marquée par une transformation en profondeur des structures de la fécondité, notamment la baisse rapide des taux de fécondité, le report des naissances et l’augmentation de la proportion de naissances hors mariage. Ces changements sont allés de pair avec ceux qui ont concerné la formation des couples, le recours à l’avortement et l’emploi de la contraception. Si la forte chute des indices synthétiques de fécondité pourrait faire penser à une réaction uniforme des anciennes sociétés communistes face aux transformations économiques et sociales dont elles sont le théâtre, l’analyse révèle une diversification croissante des modèles de fécondité dans toute la région. L’article met particulièrement l’accent sur l’interaction entre le report des naissances et le niveau de la fécondité du moment. L’ampleur de ce report - qui se manifeste par l’élévation de l’âge moyen des femmes à la naissance de leur premier enfant - a considérablement varié d’un pays à l’autre. Nous avançons l’hypothèse que le report des naissances a été le plus rapide dans les pays qui ont le mieux surmonté les difficultés de la transition, où celle-ci a ouvert aux jeunes de nouvelles perspectives d’avenir et de nouveaux espaces de choix, et où elle a étroitement rapproché la structure institutionnelle de la société de celle des pays d’Europe occidentale.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 511

Des hommes médicalement assistés pour procréer : IAD, FIV, ICSI, bilan d’une révolution dans la prise en charge médicale de l’infertilité masculine
La Rochebrochard Élise de

Face aux problèmes d’infertilité, qui concernent 15 % à 20 % des couples, on a assisté au développement des techniques de fécondation in vitro (FIV). Entre 1982 et 2000, 85 000 enfants sont nés en France grâce à une FIV (estimation basée sur une exploitation croisée de l’enquête FIVNAT et des données administratives). Cinq bilans mondiaux et deux bilans européens ont été consacrés à la FIV mais leur exploitation reste limitée par les problèmes de non-exhaustivité des données pour des régions telles que l’Europe méridionale et orientale. Les taux de succès de la FIV sont de l’ordre de 15 % à 20 % de grossesses par ponction. Cependant, ces taux chutent quand l’âge de la femme augmente et lorsque l’homme a un sperme présentant des anomalies sévères. Dans le cas d’une infertilité masculine sévère, l’insémination artificielle avec spermatozoïdes de donneur (IAD) a longtemps été la seule réponse médicale, mais elle pose le problème de l’acceptation d’un donneur de sperme. Depuis 1992, une nouvelle technique de FIV est proposée : l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïde (ICSI). Cette technique s’est largement développée en France et dans de nombreux pays : elle représentait 30 % à 60 % de l’activité de fécondation assistée en 1998. Malgré ce développement important, de nombreuses questions demeurent sur les conséquences de la technique, en particulier quant à l’état de santé à court et long terme des enfants conçus par ICSI.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 549

L’évolution démographique récente en France
Prioux France

L’accroissement naturel en France continue à être l’un des plus élevés de l’Union européenne, car la structure par âge de la population est encore assez favorable aux naissances, et relativement peu aux décès. Le solde migratoire évalué est relativement faible en comparaison de nos voisins, mais le nombre de titres de séjour délivrés à des étrangers s’est beaucoup accru ces dernières années.
Après une forte hausse en 2000, l’indicateur conjoncturel de fécondité est resté stable en 2001 et 2002 (1,89 puis 1,88 enfant par femme). Le relèvement des années 1995 à 2001 est dû en grande partie aux premières naissances. En 2002, la reprise de la fécondité des jeunes ne s’est pas confirmée, et ce sont les femmes âgées de 30 ans ou plus qui soutiennent la fécondité. La descendance finale des générations diminue cependant rapidement après la génération 1960.
Les mariages ont un peu diminué en 2001 et 2002, après la forte hausse de l’an 2000 ; de plus en plus souvent, l’un des époux au moins est de nationalité étrangère. Le célibat légal continue à augmenter rapidement d’une génération à l’autre, et la fréquence des divorces se stabilise autour de 38 divorces pour 100 mariages.
L’espérance de vie à la naissance des femmes (82,9 ans en 2002) progresse moins vite que celle des hommes (75,6 ans), et le rapprochement qui en résulte devrait se poursuivre car la surmortalité masculine, très forte en France entre 15 et 65 ans, tend à se réduire un peu.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 589

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L’âge à la première union en France : une évolution en deux temps
Prioux France

Cette étude s’appuie sur l’enquête Étude de l’histoire familiale associée au recensement de 1999. L’âge à la première union a baissé entre les générations 1930 et 1955 environ, en particulier chez les hommes, mais ensuite le calendrier des premières unions a été beaucoup retardé : en une quinzaine de générations, l’âge médian a augmenté de plus de deux ans pour les hommes comme pour les femmes, et cette tendance au retard des premières unions ne semble pas achevée.
Le calcul d’indicateurs conjoncturels de formation des unions sur la période 1960-1998 permet de dater le retournement de tendance au milieu des années 1970, et de mettre en relation l’évolution annuelle de ces indicateurs avec l’évolution du chômage des jeunes. Par ailleurs, la prolongation des études pousse assez régulièrement au retard des unions ; mais l’évolution du chômage semble en avoir déclenché le mouvement et en conditionner les accélérations et les pauses.
Ce retard des premières unions s’accompagne, en particulier pour les hommes, d’une augmentation de la proportion de ceux qui atteignent la cinquantaine sans avoir jamais vécu en couple stable. Plusieurs pistes sont évoquées pour expliquer cette hausse : le développement de la vie en couple non cohabitant, l’instabilité accrue des unions et la difficulté croissante, pour certains hommes, de trouver une compagne pour partager leur vie.
INED, Population n° 4-5, 2003 - page 623

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