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Population 2004 n° 5
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Population 2004 n° 5

2004

N° ISBN 2-7332-3056-5

20,00 €
  • Pourquoi certains ne migrent pas : l’impact du contexte local sur la sédentarité aux États-Unis. Michael Irwin, Troy Blanchard,Charles Tolbert, Alfred Nucci, Thomas Lyson.

La conjoncture démographique en France

  • L’évolution démographique récente en France. France Prioux.
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  • Évolution récente de l’immigration en France et éléments de comparaison avec le Royaume-Uni. Xavier Thierry.
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Notes de recherche

  • L’élaboration d’une enquête sur l’adoption en France. J. Halifax, C. Villeneuve-Gokalp.
  • Une approche personnes-périodes pour l’analyse des histoires génésiques. B. Schoumaker.
  • Estimation des migrations internes de la période 1990-1999 et comparaison avec celles des périodes antérieures. D. Courgeau, É. Lelièvre.

Bibliographie critique

  • Bibliographie critique coordonnée par C. Rossier : Famille et parenté : normes et comportements. Analyses de : M. Ferrand, K. Kateb, F. Prioux, C. Rossier, M.-F. Valetas, C. Villeneuve-Gokalp, L. Toulemon

 

Pourquoi certains ne migrent pas : l’impact du contexte local sur la sédentarité aux États-Unis
Michael Irwin, Troy Blanchard,Charles Tolbert, Alfred Nucci, Thomas Lyson

La plupart des travaux sur les migrations américaines reposent sur des explications de la mobilité au niveau individuel. Notre étude va plus loin en examinant l’effet du contexte local sur les probabilités de ne pas migrer entre 1985 et 1990. En utilisant les données individuelles extraites des bulletins complets du recensement de 1990, nous rattachons les adultes recensés en 1990 à leur comté de résidence en 1985. Ensuite, en exploitant les caractéristiques macro-structurelles des comtés d’origine (fournies par le recensement de l’économie) et les caractéristiques des individus (fournies par le recensement décennal), nous élaborons un modèle linéaire hiérarchique à deux niveaux. Au niveau 1, nous construisons une équation logistique qui modélise les probabilités individuelles de ne pas migrer. Au niveau 2, nous modélisons d’abord les effets contextuels additifs de la localité d’origine sur ces probabilités, puis les effets d’interaction (inter-niveaux). Les facteurs locaux se classent en deux catégories : 1) la situation économique, qui comprend les habituels facteurs « répulsifs » au niveau agrégé ; 2) les caractéristiques de la collectivité locale qui tendent à retenir les gens là où ils vivent. Les résultats précisent le lien qui existe entre le contexte local et les migrations individuelles et montrent les effets des structures économiques et sociales locales sur ces comportements individuels. Nous constatons que, une fois contrôlés les facteurs économiques locaux et les caractéristiques individuelles, les particularités sociologiques des localités exercent des effets additifs sur la propension à rester où l’on est. De plus, nous observons que certaines caractéristiques des communautés locales interagissent avec les caractéristiques individuelles et familiales pour conditionner les effets des facteurs individuels sur la probabilité de migrer.

L’évolution démographique récente en France
France Prioux

L’accroissement naturel est relativement élevé en France, et le solde migratoire évalué est assez faible, bien que le nombre d’étrangers admis à séjourner augmente fortement depuis 1997.

Malgré le maintien de la fécondité depuis quatre ans à un niveau proche de 1,9 enfant par femme, la descendance finale des générations baisse fortement après la génération 1960, et pourrait tomber en dessous de 2 enfants par femme dans la génération 1970.

Alors que le nombre de Pacs conclus augmente chaque année, celui des mariages diminue depuis 2000. Le célibat (légal) continue donc à progresser au fil des générations. La proportion d’hommes n’ayant jamais vécu en couple stable augmente un peu, ainsi que l’âge à la première union. Après la mise en couple, les mariages se raréfient, et les ruptures étant plus fréquentes, de plus en plus d’hommes et de femmes vivent plusieurs unions successives. Après une période de stabilité, la fréquence des divorces s’est à nouveau accrue ces deux dernières années.

L’espérance de vie à la naissance des femmes (82,9 ans en 2003) progresse moins vite que celle des hommes (75,9 ans), et le rapprochement qui en résulte devrait se poursuivre car la surmortalité masculine due aux cancers tend maintenant à se réduire. En raison d’une vague de chaleur exceptionnelle, l’année 2003 a été marquée par un surcroît de plus de 15 000 décès, principalement des personnes âgées, et en particulier des femmes de plus de 75 ans.

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Évolution récente de l’immigration en France et éléments de comparaison avec le Royaume-Uni
Xavier Thierry

Les flux d’immigration en France, qui sont pour l’essentiel mesurés sur la base du nombre d’étrangers obtenant, pour la première fois, un titre de séjour d’une durée de validité d’au moins un an, ont augmenté depuis la fin des années 1990 : le nombre d’admissions au séjour régulier est passé de 145 000 en 1999 à 206 000 en 2002. Grâce aux informations contenues dans les fichiers relatifs aux titres de séjour délivrés par le ministère de l’Intérieur, l’article précise les caractéristiques des immigrants (sexe, âge, nationalité, etc.). Il apporte également un éclairage sur les parcours des étrangers, reconstituant les étapes préalables à l’obtention du premier titre (notamment la durée écoulée entre l’arrivée en France et l’admission légale) et celles qui l’ont suivi (proportion de titres renouvelés). Parmi les ressortissants d’un pays tiers admis au séjour à la fin des années 1990, un peu plus de 10 % auraient vécu au moins une année en séjour irrégulier auparavant et plus de 80 % ont prolongé leur séjour à l’expiration du premier titre d’un an.

Grâce à des données inédites fournies par l’office statistique du Royaume-Uni, l’article compare ensuite les flux d’immigration sur la période récente en France et au Royaume-Uni. L’immigration est plus importante outre-Manche, mais les caractéristiques des immigrants sont assez semblables dans les deux pays. Ainsi, comme en France, le travail constitue le premier motif d’immigration en Grande-Bretagne (31 %), suivi des études (28 %), puis des raisons familiales (21 %)

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