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Population 2005 n° 4
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Population 2005 n° 4

2005

N° ISBN 2-7332-3064-6

20,00 €
  • Le coût en vies humaines du génocide rwandais : le cas de la province de Gikongoro. Verpoorten Marijke.

La conjoncture démographique en France

  • L’évolution démographique récente en France. Prioux France.
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  • Deux ou trois enfants ? Influence de la politique familiale et de quelques facteurs sociodémographiques. Breton Didier, Prioux France.
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Définitions, modes de collecte et mesure

  • Comment enquêter la population séropositive en France ? L’enquête VESPA 2003. Patrick Peretti-Watel, Benoît Riandey, Rosemary Dray-Spira, Anne-Déborah Bouhnik, Rémi Sitta, Yolande Obadia, l’équipe de l’enquête VESPA.

Note de recherche

  • Vulnérabilité et vie avec le VIH en Thaïlande : l’apport de l’approche biographique. S. Le Coeur, W. Im-Em, S. Koetsawang, E. Lelievre.

Bibliographie critique
coordonnée par J.-M. FIRDION

  • Différentes approches du phénomène des personnes sans domicile. Analyses de : J.-M. Firdion, K. Hobden, K. Kateb, S. Pechoux, M. Shinn, L. van Doorn.
  • Les naufragés. Avec les clochards de Paris. P. Declerck.
  • La question SDF. Critique d’une action publique. J. Damon.
  • Les SDF et la ville. Géographie du savoir-survivre. D. Zenedi-henry.
  • Le monde d’Albert la panthère. Cybernaute et sans domicile à Honolulu. M. Marpsat, A. Vanderburg.
  • Encyclopedia of Homelessness. D. Levinson.
  • Et si les SDF n’étaient pas des exclus ? Essai ethnologique pour une définition positive. S. Rullac.
  • Le jeune SDF. Socioanalyse de la précarité. M. Giraud.
  • Santé et recours aux soins des populations vulnérables. P. Chauvin, I. Parizot.
  • Reckoning with Homelessness. K. Hoppe
  • Fighting poverty in the US and Europe. A world of difference. A. Alesina, E. L. Glaeser.

 

Le coût en vies humaines du génocide rwandais : le cas de la province de Gikongoro
Verpoorten Marijke

Le coût en vies humaines du génocide rwandais reste une question très controversée. L’estimation souvent avancée de 500 000 Tutsis assassinés est fondée sur le recensement de 1991. Mais deux questions non résolues mettent en doute ce chiffre. D’abord, combien y avait-il de Tutsis au Rwanda avant le génocide ? Ensuite, combien ont survécu ? En ce qui concerne la première question, certains observateurs avancent que le recensement de 1991 sous-estime la proportion des Tutsis dans la population. En comparant les chiffres du recensement avec les données démographiques de l’administration locale de la préfecture de Gikongoro, nous apportons des preuves à l’appui de cette thèse et nous examinons la manière dont la sous-estimation peut biaiser l’évaluation du nombre des victimes du génocide. Les statistiques démographiques de 117 secteurs administratifs de la préfecture de Gikongoro permettent en outre une analyse approfondie de la distribution spatiale des massacres dans cette zone. Nous avons calculé que les Tutsis de Gikongoro avaient en moyenne une chance sur quatre de survivre au génocide, la probabilité de survie des femmes n’étant que légèrement supérieure à celle des hommes (29 % contre 21 %). Les chances de survie des Tutsis tiennent plus à la localisation des grands massacres et à la manière dont la violence s’est répandue dans les divers secteurs administratifs qu’aux éventuelles interventions des autorités locales pour empêcher le génocide..

LA CONJONCTURE DÉMOGRAPHIQUE EN FRANCE

L’évolution démographique récente en france
Prioux France

L’année 2004, marquée par une forte baisse du nombre des décès et un léger relèvement des naissances, a enregistré un accroissement naturel relativement élevé. La France demeure l’un des rares pays d’Europe dont la population augmente principalement grâce au mouvement naturel. L’immigration a continué à augmenter en 2003, mais à un rythme un peu plus faible qu’en 2002.
L’indicateur conjoncturel de fécondité augmente légèrement et s’élève à 1,9 enfant par femme en 2004. Néanmoins, la descendance finale diminue rapidement après la génération 1960, et pourrait tomber en dessous de 2 enfants par femme dès la génération 1970. La fréquence des IVG (interruptions volontaires de grossesses) est globalement stable.
Alors que le nombre de Pacs signés continue à augmenter, celui des mariages diminue progressivement depuis 2000. La proportion d’hommes et de femmes non célibataires à 50 ans diminue au fil des générations tandis que l’âge moyen au premier mariage se relève. La fréquence des ruptures d’union a beaucoup augmenté. L’évolution des comportements conjugaux conduit de plus en plus d’hommes et de femmes adultes à vivre seuls dans leur logement.
La progression de l’espérance de vie à la naissance a été exceptionnelle en 2004 (+ 0,9 an pour les femmes et + 0,8 an pour les hommes), et cela ne peut s’expliquer uniquement par le contrecoup de la mortalité exceptionnelle de l’année 2003 provoquée par la vague de chaleur du mois d’août (« effet moisson »), ni par l’absence d’épidémie de grippe en 2004. C’est surtout la baisse de la mortalité aux grands âges qui contribue à l’allongement de la durée de vie moyenne, en particulier pour les femmes.

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Deux ou trois enfants ? Influence de la politique familiale et de quelques facteurs sociodémographiques
Breton Didier, Prioux France

La politique familiale française a toujours apporté un soutien particulier aux familles ayant au moins trois enfants, et tout particulièrement dans les années 1978-1982. Les auteurs s’interrogent sur l’efficacité de cette politique, en comparant le niveau de la fécondité de rang 3 ou plus en France et en Europe occidentale et en observant l’évolution de la proportion de mères de deux enfants ayant eu un troisième enfant (probabilité d’agrandissement A2) depuis les années 1970. Il apparaît ainsi que cette politique ciblée sur le troisième enfant a eu une influence sur la fréquence de ces naissances, mais que cet effet est faible et difficile à quantifier. L’article s’intéresse ensuite aux caractéristiques associées à la probabilité d’agrandissement A2. Ce sont l’âge à la deuxième naissance, la durée de l’intervalle entre la première et la deuxième naissance et la nationalité qui déterminent le plus fortement cette probabilité. Toutes les autres variables examinées (le sexe des deux premiers enfants, la taille de la fratrie d’origine, l’histoire conjugale, la trajectoire professionnelle des mères, le niveau du diplôme et le groupe socioprofessionnel de chacun des conjoints) sont significatives, même après contrôle des effets de structure. Les tendances récentes, et en particulier l’élévation de l’âge à la deuxième naissance, impliquent une reprise de la baisse de la probabilité d’agrandissement des familles de deux enfants.

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DÉFINITION, MODES DE COLLECTE ET MESURE
Comment enquêter la population séropositive en France ? L’enquête VESPA 2003
Patrick Peretti-Watel, Benoît Riandey, Rosemary Dray-Spira, Anne-Déborah Bouhnik, Rémi Sitta, Yolande Obadia, l’équipe de l’enquête VESPA.

L’enquête ANRS-EN12-VESPA 2003 a interrogé un échantillon national représentatif de la population séropositive suivie à l’hôpital en consultation externe. Effectuer l’enquête à l’hôpital permet de repérer et de contacter les personnes séropositives facilement, mais expose à différents biais : rôle des médecins dans le choix des patients sollicités, faible disponibilité de certaines catégories de patients, compétences linguistiques nécessaires pour répondre à l’oral puis à l’écrit. Le dispositif mis en place permettait d’étudier en détail ces biais. Globalement, des biais significatifs sont observés, mais les distorsions induites sur l’échantillon sont assez faibles. Parmi les facteurs de non-participation à l’enquête, ceux qui sont liés au patient pèsent plus lourd que ceux induits par l’organisation de l’enquête. Outre la plus grande propension à répondre des personnes contaminées par voie homosexuelle, qui renvoie sans doute à une plus grande capacité et à une plus grande volonté de participer, on notera le poids des contraintes professionnelles et familiales, qui jouent sans doute différemment pour les deux sexes, ainsi que l’obstacle de la langue, particulièrement préjudiciable pour les étrangers, surtout lorsque le questionnement n’est plus oral mais écrit.