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Population 2006 n°3
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Population 2006 n°3

2006, 380 pages

N° ISBN 2-7332-3070-0

20,00 €
  • Article
  • L’influence de la fratrie d’origine sur le nombre souhaité d’enfants à différents moments de la vie. L’exemple de la France - A. Régnier-Loilier

La conjoncture démographique des pays développés

  • Évolution démographique récente des pays développés - J. P. Sardon
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  • La fécondité dans les pays anglophones développés hors d’Europe : Canada, États-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande - J. P. Sardon
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Note de recherche

  • Une procédure de redressement du biais de non-réponse : le cas de l’enquête italienne sur la fécondité urbaine, 2001-2002 - A. Giraldo, G. Dalla Zuanna

Bibliographie critique coordonnée par C. Hamel
La recherche en sciences sociales sur la sexualité
Analyses de : M. Bozon, E. Brown, J. Courduriès, A. Debauche, C. Deschamps, M. Digoix, J.-M. Firdion, A. Giami, C. Hamel, A. Lerch, M. Lieber, D. Pourette, W. Rault

  • An Interpretation of Desire: Essays in the Study of Sexuality - J.H. Gagnon
  • Trouble dans le Genre. Pour un féminisme de la subversion - J. Butler
  • L’expérience de la sexualité chez de jeunes adultes.Entre errance et conjugalité - A. Giami, M.-A. Schiltz
  • Sexual behaviour of Italian students - G. Dalla Zuana, C. Crisafulli
  • Normes et conduites sexuelles. Approches sociologiques et ouvertures pluridisciplinaires - J. Marquet
  • La grande arnaque. Sexualité des femmes et échange économico-sexuel M.-E. Handman, J. Mossuz-Lavau - La prostitution à Paris - P. Tabet
  • La liberté sexuelle - D. Borrillo, D. Lochak
  • Le scandale des « tournantes ». Dérives médiatiques, contre-enquête sociologique - L. Muchielli
  • Homosexualités et suicide. Études, témoignages & analyse - É. Verdier, J.-M. Firdion
  • Une Chine sans femmes ? - I. Attané
  • Leçons politiques de l’épidémie de sida - N. Dodier
  • L’inversion de la question homosexuelle - É. Fassin
  • Razão, « Cor » e Desejo - L. Moutinho

 

L’influence de la fratrie d’origine sur le nombre souhaité d’enfants à différents moments de la vie. L’exemple de la France
Régnier-Loilier Arnaud

On s’intéresse dans cet article aux facteurs qui influent sur la formation et l’évolution au cours de la vie des projets de fécondité. En particulier, on fait l’hypothèse que le nombre souhaité d’enfants déclaré par une personne est le reflet de ses expériences de vie familiale. À partir des données de l’enquête Intentions de fécondité effectuée en France par l’Ined et l’Insee en 1998 et d’entretiens qualitatifs réalisés auprès de jeunes parents, on observe que les personnes qui n’ont pas encore d’enfant forment leurs projets en fonction des seules références familiales qu’elles connaissent, à savoir leur enfance et notamment leur fratrie d’origine (plus on a de frères et sœurs et plus on souhaite avoir d’enfants, en moyenne), mais que cet effet ne se retrouve pas chez les parents d’un ou de deux enfants. L’expérience d’un premier enfant fait prendre conscience des implications concrètes de la parentalité (émergence des difficultés à concilier vie familiale et activité professionnelle par exemple) et, dès lors, la détermination du nombre souhaité d’enfants répond à d’autres logiques. Néanmoins, on observe à partir de l’enquête Étude de l’histoire familiale (Insee, 1999) que la taille de la fratrie d’origine a in fine un effet sur la descendance finale, résultat qui réinterroge du même coup la portée des questions d’intentions.

La conjoncture démographique
des pays développés

Évolution démographique récente des pays développés
Sardon Jean-Paul

La relative stabilité d’ensemble de la population du continent européen n’est assurée que par la croissance de celle de l’Europe occidentale, due pour l’essentiel à l’immigration. En Europe centrale, l’accroissement naturel est négatif, le solde migratoire n’étant positif qu’en Russie. Cette situation s’oppose à celle des États-Unis, où soldes naturel et migratoire sont largement positifs. L’indicateur conjoncturel de fécondité de l’Europe des Quinze enregistre une légère progression depuis 2002, due pour l’essentiel aux anciens membres, pour se situer à 1,55 enfant par femme, soit 0,5 enfant de moins qu’aux États-Unis. Tendances et niveaux de la fécondité sont assez contrastés sur l’ensemble du continent, l’indicateur s’échelonnant de 1,20 en Biélorussie à 2,04 en Islande. En Europe centrale et orientale, où la fécondité était descendue à des niveaux très faibles, le recul semble enrayé dans de nombreux pays. En Europe occidentale, on observe une certaine stabilisation des indicateurs, même s’ils enregistrent une notable élévation en Scandinavie. La descendance finale des générations féminines continue à baisser presque partout, à l’exception des États-Unis. Cette diminution de la descendance finale s’accompagne d’une augmentation de l’infécondité définitive. La durée de vie moyenne continue sa progression dans la quasi-totalité des pays européens. Cependant, les pays issus de l’ancienne Union soviétique n’ont toujours pas rattrapé le niveau qui était le leur dans les années 1960. Si l’espérance de vie à la naissance des femmes est dans certains pays d’Europe occidentale (Espagne, Suisse et France) parmi les plus élevées du monde, elle n’en accuse pas moins un retard de près de 2 ans sur le Japon.

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La fécondité dans les pays anglophones développés hors d’Europe : Canada, États-Unis, Australie et Nouvelle-Zélande
Sardon Jean-Paul


Les populations anglophones d’Amérique du Nord et d’Océanie, ont, semble-t-il, toujours eu une fécondité plus élevée qu’en Europe, en dépit de l’absence de toute politique visant à intervenir de manière directe dans la sphère familiale. Cependant, depuis quelques décennies, l’écart a tendance à se réduire, ces pays se retrouvant aujourd’hui au niveau des pays européens les plus féconds. Dans ces pays, comme en Europe, la période écoulée depuis la seconde guerre mondiale a été caractérisée par le baby-boom et le recul de la fécondité qui lui a succédé. Le baby-boom y a été plus marqué et plus précoce qu’en Europe. Il a atteint son maximum en 1957 aux États-Unis, en 1959 au Canada, et en 1961 en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’ajournement des naissances et leur report à des âges toujours plus élevés a suivi des modalités particulières aux États-Unis. En effet, après le baby-boom, la fécondité des jeunes femmes américaines a rejoint très rapidement son niveau antérieur, et elle est restée à peu près stable depuis. Au contraire, partout ailleurs, le recul des taux de fécondité s’est poursuivi sous l’effet de l’ajournement continu des naissances. De ce fait, dans la plupart des pays, la hausse de la fécondité au-delà de 30 ans, consécutive à la récupération des naissances ajournées a, au mieux, contrebalancé le recul aux âges jeunes ; aux États-Unis, cette hausse, qui provient avant tout d’une augmentation de l’intensité de la fécondité des générations, entraîne une progression de l’indicateur conjoncturel. Dans cet ensemble, le Canada se distingue par une fécondité relativement faible ; l’indicateur conjoncturel s’est stabilisé depuis quelques années à 1,5 enfant par femme, soit une valeur très proche de celle de l’Union européenne dans son ensemble.

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Note de recherche

Une procédure de redressement du biais de non-réponse : le cas de l’enquête italienne sur la fécondité urbaine, 2001-2002
Giraldo Anna, Dalla Zuanna Gianpiero

Cette note examine le biais de sélection dû à la non-réponse dans le cas d’une enquête auprès d’un échantillon de mères, et propose un mode de collecte en deux étapes ainsi qu’une méthode de redressement pour pallier ce problème. Dans un premier temps, un bref questionnaire auto-administré est soumis à un échantillon d’élèves ; puis chaque élève est chargé de remettre à sa mère le questionnaire plus complexe qu’il devra rapporter à l’école. En appariant les informations collectées par les deux questionnaires, on peut évaluer et redresser le biais de non-réponse en recourant aux techniques statistiques couramment employées pour compenser l’attrition de l’échantillon dans les enquêtes par panel. Ce mode de collecte de données est à recommander car les taux de non-réponse, parfois très élevés dans des enquêtes classiques, provoquent des biais de sélection difficiles à redresser ; en outre, le coût de la procédure présentée ici est faible. Les auteurs ont appliqué cette technique à l’enquête sur la fécondité urbaine (EFU) réalisée en 2001-2002 dans quatre villes italiennes.