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Population 2013, n° 4
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Population 2013, n° 4

2013

N° ISBN 978-2-7332-01732

20,00 €

ARTICLES

Le dernier mois de l’existence : les lieux de fin de vie et de décès en France - Sophie Pennec, Joëlle Gaymu, Alain Monnier, Françoise Riou, Régis Aubry, Silvia Pontone, Chantal Cases

  • La satisfaction des couples en Suisse face à la répartition des tâches ménagères : une approche longitudinale - Caroline Henchoz, Boris Wernli

Les relations entre adolescents et grands-parents en Suisse : séparation conjugale et équilibre entre lignées - Alexandre Pillonel, Cornelia Hummel, Ivan De Carlo

  • Caractéristiques récentes de la fécondité des couples mariés et non mariés en Roumanie - Jan M. Hoem, Cornelia Mureşan, Mihaela Hărăguş

NOTE DE RECHERCHE

  • Corriger les indices de scolarisation par la standardisation des structures par âge - Bilal F. Barakat, Rachel E. Durham, Clarissa Guimarães Rodrigues

BIBLIOGRAPHIE CRITIQUE

Le dernier mois de l’existence : les lieux de fin de vie et de décès en France

Sophie Pennec, Joëlle Gaymu, Alain Monnier, Françoise Riou, Régis Aubry, Silvia Pontone, Chantal Cases

Cet article décrit les lieux de vie et trajectoires résidentielles des personnes durant le dernier mois de leur existence, à partir de l’enquête Fin de vie en France réalisée en 2010. L’enquête repose sur un échantillon représentatif des décès survenus en décembre 2009. Les médecins ayant certifié les décès ont été interrogés sur les circonstances de la fin de vie. Si 3 personnes sur 5 meurent à l’hôpital, seules la moitié étaient hospitalisées un mois avant leur décès. Dans ce laps de temps, l’hospitalisation à partir du domicile est le changement le plus fréquemment observé. Les personnes prises en charge en maison de retraite ou à l’hôpital un mois avant leur décès ont une forte probabilité d’y finir leurs jours. Des analyses multivariées montrent que l’âge et le sexe influencent le parcours de fin de vie : ce sont les plus âgés et les femmes qui présentent le plus fort risque de vivre leur dernier mois en maison de retraite. Les symptômes, le type de maladies et la finalité des traitements conditionnent les lieux de la fin de vie des patients. Toutes les situations cliniques ne permettent pas de maintenir les personnes à domicile : le traitement d’épisodes aigus, les détresses respiratoires ou les problèmes digestifs sont plus souvent traités à l’hôpital, les troubles mentaux en maison de retraite et les difficultés de déplacement dans chacun de ces lieux.

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La satisfaction des couples en Suisse face à la répartition des tâches ménagères : une approche longitudinale

Caroline Henchoz, Boris Wernli

Selon l’analyse longitudinale des données du Panel suisse des ménages, le sentiment de satisfaction relative à la répartition des tâches ménagères diminue lorsque les enfants sont mineurs, augmente ensuite pour redescendre au moment du passage à la retraite. Cette évolution en forme de W doit toutefois être nuancée selon les personnes, car le sentiment de satisfaction est une construction genrée et générationnelle, individuelle et interactionnelle. Bien que dans de faibles proportions, la satisfaction des hommes est plus influencée par le nombre d’heures consacrées au travail ménager que celle des femmes. Ainsi, malgré de fortes inégalités, ces dernières se déclarent souvent satisfaites de l’organisation ménagère. La satisfaction féminine dépend de plus de facteurs, notamment des attentes en matière d’égalité qui augmentent avec les générations. Elle est surtout corrélée à l’implication pratique et émotionnelle du partenaire. De manière générale, la satisfaction des hommes et des femmes relative à la répartition des tâches ménagères dépend essentiellement de leur perception de plusieurs aspects de la vie commune qui vont au-delà de la sphère domestique, comme par exemple ce que ressent le conjoint. En ce sens, une pleine appréhension du sentiment de satisfaction nécessite d’intégrer le type de tâches ménagères évaluées, comme c’est souvent le cas, mais aussi le cadre dans lequel elles sont réparties et les personnes concernées.

Les relations entre adolescents et grands-parents en Suisse : séparation conjugale et équilibre entre lignées

Alexandre Pillonel, Cornelia Hummel, Ivan De Carlo

Quels types de relations entretiennent deux générations familiales, les grands-parents et les petits-enfants, lorsque le couple qui constitue la génération intermédiaire est séparé ? Les analyses sont menées à partir de l’enquête Enfants, adolescents et leurs grands-parents dans une société en mutation, effectuée en Suisse en 2004 auprès de 685 adolescent(e)s sur leurs relations aux grands-parents. Elles mettent en lumière plusieurs facettes de ces relations, notamment en ce qui concerne les effets de lignée. Contrastant avec l’assertion aujourd’hui classique d’un biais matrilatéral associé à la séparation conjugale, nos analyses multivariées font apparaître des résultats inédits : si les relations entre les deux générations sont effectivement moins intenses en situation de séparation conjugale qu’en situation d’union, la différence est relativement faible. Par ailleurs, le biais matrilatéral s’exprime tant au sein des familles où les parents sont séparés qu’au sein des familles où les parents vivent ensemble, et la séparation conjugale n’est pas associée à une augmentation du biais matrilatéral. Ces résultats peuvent être interprétés comme un signe de l’évolution, dans nos sociétés, des relations avec la parenté suite à la séparation conjugale.

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Caractéristiques récentes de la fécondité des couples mariés et non mariés en Roumanie

Jan M. Hoem, Cornelia Mureşan, Mihaela Hărăguş

Jusqu’à la fin des années 1980, l’union libre était rare en Roumanie. Après la chute du régime socialiste, cette proportion a progressivement augmenté pour atteindre environ 10 % en 2005, évolution qui a eu des conséquences sur la fécondité. Cet article présente certaines caractéristiques de la fécondité des couples mariés et non mariés entre 1985 et 2005 à partir des données de l’enquête GGS réalisée en Roumanie en 2005, par le calcul des taux de fécondité par durée de l’union et l’utilisation d’un paramètre synthétique basé sur la somme de ces taux toutes durées d’union confondues, indépendamment de la parité. L’analyse met en évidence les catégories de femmes qui ont eu particulièrement tendance à avoir des enfants sans être mariées : les femmes à faible niveau d’instruction et celles d’origine rurale. Dans ces deux groupes, les femmes qui vivaient en union libre ont été fortement affectées par les changements considérables de la politique familiale dans les années 1990, après quoi leur fécondité totale hors mariage est devenue du même ordre de grandeur que celle des femmes mariées. Pour les femmes de ces deux catégories, le fait d’être mariée ou non ne semble guère avoir d’influence sur leur fécondité.

Corriger les indices de scolarisation par la standardisation des structures par âge

Bilal F. Barakat, Rachel E. Durham, Clarissa Guimarães Rodrigues

La fréquentation scolaire dépend de l’âge. La composition par âge de la population, par un pur effet de structure, influe sur la valeur des indices agrégés de présence dans le système scolaire tels que les ratios de scolarisation. Ce phénomène n’est généralement pas reconnu et a fortiori pris en compte dans les statistiques scolaires. Au mieux, la question de la structure par âge est simplement considérée comme une source d’erreur de mesure quand on compare des données administratives avec des données d’enquête. En recourant à une technique de standardisation des structures par âge, les auteurs montrent comment cet outil très courant en démographie peut facilement être appliqué aux indicateurs de scolarisation, et comment cela affecte les résultats. Ils observent que l’impact sur les ratios nets et bruts de scolarisation est généralement modéré ; mais quand on compare des contextes différents en termes de croissance des effectifs des générations successives ou de fréquentation scolaire, ne pas tenir compte des structures par âge pourrait biaiser les conclusions.