Nancy Nzeyimana Cyizere

Doctorante
nancy.nzeyimana-cyizere@ined.fr
Secrétariat : Marie-Laure Trudel 33(0) 1 56 06 22 82

Domaine(s) de recherche

Thèse en cours (depuis octobre 2020) : La matrice de la vulnérabilité des personnes noires face à la maladie : le cas du VIH et du sida en Île-de-France et
Occitanie

École Doctorale Temps, Espaces, Sociétés, Cultures à l’Université Toulouse – Jean Jaurès

Directrices de thèse

  • Stéphanie Mulot, HDR → Centre d'Étude et Recherche Travail Organisation Pouvoir (CERTOP) à l’Université Toulouse – Jean Jaurès.

  • Virginie Rozée, HDR → Unité de recherche 14 : Santé et droits sexuels et reproductifs (UR14) à l’Institut national d’études démographiques.


  • Résumé
    La crise sanitaire du Covid 19 a mis en lumière un manque d’outillage méthodologique pour caractériser les inégalités intersectionnelles de santé en France de manière
    compréhensive. En effet, les personnes nées en Afrique dite « subsaharienne » ou « hors-Maghreb » ont subi une surmortalité criante sur tout le territoire, tandis que
    les chiffres pour les immigré·es européen·nes étaient équivalents à la moyenne des personnes nées en France. En même temps, des disparités importantes ont été observées
    parmi la population native en fonction du département de résidence, la Seine-St-Denis étant le plus touché.
    Similairement, cette vulnérabilité différentielle à la maladie de certaines populations noires a été identifiée pour le VIH et le sida depuis plusieurs décennies. Ces
    sur-incidences ne peuvent uniquement être réduites à une importation des pays du Sud, des travaux récents soulignant la proportion importante de contaminations au VIH
    d’immigré·es d’Afrique subsaharienne pendant leur processus d’arrivée et d’installation en France, marqué par une insécurité juridique, économique et résidentielle. Il
    est donc pertinent de considérer l’existence de facteurs de défavorisation sanitaire transcendant les catégories d’analyses usuelles.
    À travers une enquête qualitative, nous cherchons à dénaturaliser et matérialiser la proximité au VIH d’une minorité historiquement associée à la syndémie de sida, les
    personnes noires en France. Dans une perspective sociologique, nous considérons les noir·es comme un groupe social, une structure sérielle de positions d’infériorité.
    Nous décrivons donc la fabrique micro-, méso-, et macrosociale de la minoration raciale de manière intersectionnelle, comme un construit historique et politique
    structurant les rapports sociaux, aux conséquences manifestes sur les conditions matérielles d’existence, la surexposition aux risques et l’accès aux soins.
    Méthodes
  • entretiens semi-directifs ;

  • observations directes de terrain ;

  • revue de la littérature.


  • Mots-clés
    Inégalités intersectionnelles de santé ; minoration raciale ; santé sexuelle et reproductive ;
    VIH et sida ; France hexagonale.