Les pratiques de l'espace public à l'intersection d'enjeux identitaires et de rapports de pouvoir

L’objectif général de ce projet est de croiser des expériences sur des terrains variés par des regards interdisciplinaires afin d’améliorer l’analyse et la compréhension des pratiques et enjeux de l’espace public. Plusieurs questionnements sous-tendent ce projet :

Comment l’espace dit « public » est-il construit/conçu ?

Qu’est-ce que les pratiques ou les non pratiques de l’espace public révèlent sur les identités individuelles et sur les rapports de pouvoir au sein d’une société, dans des contextes urbains et culturels différenciés ?

Quels sont les acteurs institutionnels et informels qui interviennent et en façonnent les usages ?

On s’intéressera plus particulièrement aux pratiques piétonnes recueillies sous différentes formes, aux rapports de genre dans l’espace public, et plus largement à la variété des formes d’interaction sociale qui interviennent dans des contextes variés.

Ce projet de recherche s’articule autour de plusieurs axes.

Dans le premier axe, nous nous intéressons à la relation entre le genre et les pratiques de l’espace public, notamment à travers celles des femmes dans les pays du Maghreb et en Iran.

Dans un deuxième axe, nous analysons la place des piétons dans l’espace public. Pour cela, nous nous intéressons à la ville de México, à travers des analyses des inégalités socio-spatiales de l’accès des piétons à la ville ainsi que aux constructions sociales des dispositifs de la marche, comme le cas des trottoirs.

Dans un deuxième temps, nous analysons la place des piétons au centre historique d’Athènes, à travers d’un regard historique mais aussi empirique, que nous aide à saisir ce que la marche signifie aujourd’hui pour les différents acteurs de la ville.

Enfin, dans un troisième axe, nous étudions les pratiques spatiales des personnes âgées vivant à Paris et à Montréal et les inégalités d'accès aux ressources urbaines.

Participants