La mortalité maternelle dans le monde

Chaque jour dans le monde, 800 femmes meurent pendant leur grossesse ou en accouchant. La plupart de ces décès maternels ont lieu dans les pays en développement.

En 2013, dans le monde, 289 000 femmes sont mortes à la suite de complications pendant leur grossesse, lors de l’accouchement ou dans les jours qui ont suivi. Depuis 1990, le nombre de décès maternels a baissé de 45%. Aujourd’hui, presque tous les décès maternels (99 %) surviennent dans les pays en développement, dont 62 % en Afrique subsaharienne (179 000). Deux pays, l’Inde (50 000) et le Nigeria (40 000), concentrent à eux deux près d’un tiers des décès maternels.

L’Afrique subsaharienne la plus touchée

Le taux de mortalité maternelle, c’est-à-dire le nombre de décès maternels pour 100 000 naissances vivantes, atteint en moyenne 16 pour 100 000 dans les pays développés, mais 230 pour 100 000 dans les pays en développement. Comme dans les pays développement les femmes ont plus d’enfants, le risque qu’elles meurent un jour en couches ou pendant leur grossesse est 23 fois plus important que dans les pays développés.
L’Afrique subsaharienne est la région du monde où la mortalité maternelle est la plus forte : 510 décès pour 100 000 naissances. En Sierra Leone, il atteint 1 100, le taux le plus élevé du monde.
Au sein d’un même pays, les femmes des milieux les plus pauvres ou qui habitent dans des zones rurales sont les plus vulnérables. Les grossesses chez les adolescentes de moins de 15 ans présentent les risques les plus graves.

Des décès évitables

La majorité des décès maternels sont provoqués par des hémorragies sévères (27 %) ou des infections (11 %) pendant l’accouchement, par une hypertension artérielle durant la grossesse (14 %) ou des complications lors d’un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions (8 %).
Dans 28 % des cas, le décès maternel est lié en partie à des maladies préexistantes, comme le paludisme ou le sida. Les mutilations sexuelles peuvent aussi entraîner des complications fatales durant l’accouchement.
Dans les pays pauvres, seule une femme enceinte sur trois bénéficie des quatre visites médicales recommandées pendant la grossesse. Et plus de la moitié accouchent sans la présence d’une sage-femme, d’un médecin ou d’une infirmière qualifiée. La plupart des décès maternels pourraient être évités si toutes les femmes pouvaient bénéficier d’un accompagnement médical et de soins d’urgences. Les obstacles sont principalement économiques et sociaux mais aussi culturels, en particulier le faible pouvoir de décision des femmes.

Source: Organisation mondiale de la Santé (OMS), "Maternal mortality", fact sheet, n°348 Fiche pédagogique Ined, www.ined.fr

Sources :

“Trends in maternal mortality : 1990 to 2013”, estimations de l’OMS, l’UNICEF, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), la Banque mondiale et la Division de la population de l’ONU

"Santé maternelle", aide-mémoire n°348, Organisation mondiale de la Santé (OMS)

(Mise à jour : septembre 2014)