Pyramides des âges de la France et de l’Union Européenne en 2010

Pyramides des âges de la France et de l’Union européenne

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Sur ce graphique, les âges sont placés sur l’axe vertical. Les effectifs des hommes sont représentés à gauche, ceux des femmes à droite. La longueur des barres est proportionnelle à la part de la population d’hommes ou de femmes de chaque âge. Par exemple, les tout jeunes garçons (hommes de moins d’un an) représentent 0,64 % de l’ensemble de la population française en 2010.
Ici deux pyramides sont superposées : à la pyramide de la population de la France s’ajoute le «profil» de la population des 27 pays de l’Union européenne dans son ensemble à la même date, représenté par un trait rose. Cela permet de comparer la structure par sexe et âge des deux populations.

Une fécondité plus élevée en France

La forme générale de la pyramide de la France en 2010 est marquée par l’histoire du vingtième siècle : déficit des naissances pendant la guerre de 1914-18, baby-boom des années 1946 à 1973, relative stabilité des naissances depuis 35 ans. Les effectifs d’hommes et de femmes sont à peu près égaux, sauf aux grands âges où les femmes sont plus nombreuses que les hommes, parce qu’elles meurent plus tard.Par rapport à l’ensemble de l’Union européenne, représentée par un trait rose, la France se caractérise par des effectifs plus importants, en part relative, à tous les âges jusqu’à 22 ans. Les enfants de moins d’un an représentent 1,3 % de la population (0,64 + 0,61), contre seulement 1,1 % (0,55 + 0,51) pour l’ensemble de l’Union. Car en France, la fin du baby-boom n’a pas été suivie par une diminution aussi importante des naissances (en valeur relative) que celle que l’on observe globalement au niveau européen, où le nombre de naissances a baissé de façon continue pendant plus de 35 ans (de 1964 à 2000 environ).

Des perspectives de croissance plus faibles en Europe

Depuis 2002, le nombre de naissances augmente légèrement dans l’Union européenne, car la fécondité s’est un peu redressée. Mais celle-ci demeure largement inférieure à 2 enfants par femme (elle est estimée à 1,59 enfant par femme en 2009) ; et ce redressement de la fécondité, s’il se poursuit, n’empêchera pas une nouvelle diminution des naissances de se produire, du fait de la baisse des effectifs de femmes en âge d’avoir des enfants. Ainsi, avec la poursuite de la baisse de la mortalité et de l’immigration, la population européenne va s’accroître assez lentement à l’avenir, et pourrait ne jamais dépasser 525 millions d’habitants, contre 501 millions aujourd’hui. En France, une fécondité stable autour de 2 enfants par femme et un nombre de naissances quasi-constant depuis 35 ans laissent présager un accroissement plus important de la population, même si le rythme de cet accroissement devrait se ralentir progressivement. L’Insee prévoit ainsi que la population dépassera le seuil de 70 millions d’habitants vers 2037, contre 63 millions aujourd’hui. Malgré tout, cette croissance sera accompagnée d’un vieillissement de plus en plus accentué de la structure par âge de la population, du fait du passage progressif au 3e âge puis au 4e âge des générations nombreuses nées pendant la période du baby-boom (figure) : 25% de la population aura plus de 65 ans en 2036, contre un peu moins de 17% aujourd’hui.

Les sources

Les effectifs de population sont publiés par l’office statistique de l’Union européenne, Eurostat, à partir d’informations fournies par les États membres. Les offices statistiques nationaux comptabilisent la population à partir des registres ou de recensements généraux, complétés par la prise en compte des mouvements de population entre deux recensements : naissances, décès, migrations.