Cet accord-cadre vient « sceller une convergence d’intérêts entre l’Ined et l’Université de Strasbourg sur les questions de population qui les a amenés à nouer plusieurs collaborations depuis de nombreuses années. En matière de recherche, ils collaborent déjà dans plusieurs projets de l’Agence nationale de la recherche, au sein du labex IPOPs et de l’Equipex LifeObs (Observatoire français des parcours de vie) » indique Magda Tomasini, directrice de l’Ined. Ainsi, la conception de l’enquête « Migrations, famille et vieillissement » est réalisée en étroite collaboration entre les deux établissements, avec le concours de l’Insee. Plus généralement, l’Ined et l’Université de Strasbourg ont développé une expertise commune sur la démographie ultramarine. En matière d’enseignements, ils participent tous deux à la Haute école de démographie (HED) et pas moins de neuf chercheurs Ined dispensent des cours à l’Université de Strasbourg.
Pour Didier Breton, directeur de la Maison Interuniversitaire des Sciences de Homme - Alsace (Misha), cette signature « est l'aboutissement ou la forme concrète et officielle de très nombreux liens entre l'Ined et la démographie au sein de l'Unistra ». L’Institut de démographie, dont l’un des créateurs a été Claude Régnier - démographe, géographe et ancien président de l'Université Marc Bloch -, décédé très récemment, est rattaché à la Faculté des sciences sociales et est dirigé actuellement par le professeur de démographie Philippe Cordazzo. Il compte aujourd'hui cinq enseignants-chercheurs titulaires et quatre contractuels, toutes et tous membres de l’unité mixte de recherche (CNRS-Université de Strasbourg) SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe). L’Institut de démographie est surtout une formation complète en démographie et en sciences de la population du premier cycle au Doctorat. L’Université de Strasbourg est l’une des deux seules universités en France à disposer d’une telle offre.
La Chaire d'excellence attractivité en sciences de la population « Comportements et dynamiques démographiques des territoires »
Dans le cadre du labex iPOPs -Individus, Populations, Sociétés-, des chaires en sciences de la population ont été créées. Il s’agit de la troisième chaire après les universités Paris 1 et Bordeaux, pour une durée de cinq ans. Les travaux de recherche de la chaire contribueront au développement des recherches d’excellence actuellement menées au sein de l’unité mixte de recherche (CNRS-Université de Strasbourg) SAGE (Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe) concernant l’étude des comportements et dynamiques démographiques à une échelle locale, dans une perspective comparative. Cela concerne autant l’étude des villes et territoires en décroissance en France et en Europe, que des territoires plus spécifiques tels que ceux d’outre-mer. Ces recherches, au cœur des préoccupations actuelles de cohésion sociale et territoriale, viseront à éclairer les politiques publiques et sociales, autant qu’elles peuvent les orienter.