Les zones de forte fécondité ont quasi toutes entamé leur baisse
Les zones à forte fécondité (plus de 3,5 enfants par femme) sont devenues minoritaires (16,1 % de la population mondiale). Les moteurs du démarrage des processus de baisse sont l’élévation de l’âge du mariage et l’amélioration, encore insuffisante, de la scolarisation des filles et de leur accès au marché du travail, ainsi que le recours accru, plus ou moins rapide selon les pays, à la contraception. La baisse de la mortalité infantile réduit aussi le « besoin » de naissances.
Des profils divers pour les zones de faible et de moyenne fécondité
Les zones à faible fécondité (ICF compris entre 1,7 et 2,1) représentent 22,6 % de la population mondiale en 2021. Elles regroupent des zones de pays développés où la fécondité était contrôlée depuis longtemps, mais restait supérieure à 2,1 enfants (France, intérieur des États-Unis, Australie, cône sud de l’Amérique latine) et des zones situées dans les pays du Sud, où la fécondité a chuté nettement, à partir de niveaux encore supérieurs à 3 enfants par femme en 2000. Cela peut être des régions périphériques qui rattrapent leur modèle de fécondité national (en Iran, en Turquie, en Chine) ou à l’inverse des zones précurseures de la transition de la fécondité nationale en Inde, en Asie du Sud-Est et en Indonésie (Java). On y trouve aussi les pays du Golfe.
Les zones de fécondité moyenne (ICF compris entre 2,1 et 3,5) regroupent 20,5 % de la population mondiale. La transition, quoique bien avancée, est ralentie par des inerties religieuses ou culturelles, voire la difficulté pour les femmes éduquées à s’insérer sur le marché du travail (Maroc, Égypte, Afrique du Sud, Levant, région de Karachi).