Caractéristiques géographiques et facteurs associés aux divergences dans les déclarations des conjoints concernant la conclusion de leur première union.

  • Les Lundis de l'Ined

28/09/2026 11h30-12h30

En salle Sauvy et sur Zoom - Lien en bas de page

Cette séance sera présentée en anglais par Emmanuel Olamijuwon, discutée par Valérie Golaz et animée par Valentine Becquet.

Il est essentiel de disposer de données précises sur le moment du mariage pour mettre en place des interventions visant à remédier aux conséquences du statut matrimonial sur la santé des femmes et des familles. Or, les déclarations concernant le moment du mariage peuvent être influencées par des facteurs structurels, notamment ceux qui stigmatisent les femmes non mariées et les mères célibataires, ainsi que par des différences liées à la mémoire, à la connaissance du calendrier et à la qualité des données. À partir des données de 303 244 couples issus des Enquêtes démographiques et de santé (DHS) menées dans 55 pays, j’étudie l’ampleur des incohérences dans la déclaration de l’année du premier mariage en comparant les années déclarées indépendamment par les femmes et leurs maris. J’examine également comment ces incohérences sont liées à des caractéristiques sociodémographiques pertinentes. Au-delà de la simple description de ces tendances, je développe et valide un cadre d’apprentissage automatique qui harmonise les déclarations discordantes des conjoints en une seule estimation, plus fiable, de l’année du premier mariage.

(Traduction de la version anglaise)
 



 

Emmanuel Olamijuwon est maître de conférences en science des données sociales et sanitaires à l'université de St Andrews, où ses travaux de recherche consistent à appliquer des approches issues des sciences sociales computationnelles, notamment l'apprentissage automatique, à des questions situées à la croisée de la santé publique, des inégalités sociales et de l'adoption des technologies. Il préside le comité scientifique sur les données et l'intelligence artificielle de l'Union pour les études démographiques africaines et dirige le laboratoire DiCAIDS à St Andrews.