Cette séance sera présentée en anglais par Emmanuel Olamijuwon, discutée par Valérie Golaz et animée par Valentine Becquet.
Il est essentiel de disposer de données précises sur le moment du mariage pour mettre en place des interventions visant à remédier aux conséquences du statut matrimonial sur la santé des femmes et des familles. Or, les déclarations concernant le moment du mariage peuvent être influencées par des facteurs structurels, notamment ceux qui stigmatisent les femmes non mariées et les mères célibataires, ainsi que par des différences liées à la mémoire, à la connaissance du calendrier et à la qualité des données. À partir des données de 303 244 couples issus des Enquêtes démographiques et de santé (DHS) menées dans 55 pays, j’étudie l’ampleur des incohérences dans la déclaration de l’année du premier mariage en comparant les années déclarées indépendamment par les femmes et leurs maris. J’examine également comment ces incohérences sont liées à des caractéristiques sociodémographiques pertinentes. Au-delà de la simple description de ces tendances, je développe et valide un cadre d’apprentissage automatique qui harmonise les déclarations discordantes des conjoints en une seule estimation, plus fiable, de l’année du premier mariage.
(Traduction de la version anglaise)