Les équipes scientifiques de l’Ined se sont fortement mobilisées depuis la mi-mars pour conduire des recherches sur les effets démographiques engendrés par la pandémie de coronavirus. Leurs travaux ont porté, entre autres, sur le rassemblement et la mise à disposition de données relatives aux décès par Covid-19 selon le sexe et l’âge dans une optique comparative en France et dans plusieurs pays, l’impact de la pandémie sur l’espérance de vie en France, les inégalités ethno-raciales de mortalité due à la Covid-19 aux Etats-Unis, les enjeux épidémiologiques et sociaux de la crise sanitaire en France ou encore sur les inégalités sociale et de genre pendant la période de confinement. Des premiers résultats ont été publiés dès le mois de juin, notamment sur les formes de sociabilité et les conditions de vie pendant la période de confinement, ainsi que de nombreux articles dans la presse nationale. Vous pouvez retrouver l’intégralité de ces publications sur le site de l’Ined en cliquant ici.
Démo pour comprendre
Surmortalité due à la Covid-19 en Seine-Saint-Denis : l’invisibilité des minorités dans les chiffres
Le département de la Seine-Saint-Denis a connu des taux particulièrement élevés de surmortalité liée à la Covid-19 par rapport au reste de l’Hexagone. Solène Brun, post-doctorante à l’Institut Convergences Migrations, et Patrick Simon, directeur de recherche à l’Ined, s’appuient sur les chiffres disponibles au moment de leurs analyses permettant d’expliquer cette situation. L’Insee a publié depuis des chiffres de mortalité par pays d’origine qui montrent une surexposition particulièrement marquée pour les personnes nées au Maghreb et en Afrique sub-saharienne. Si la pauvreté est un facteur explicatif évident, les discriminations ethno-raciales semblent également avoir un impact sur l’exposition au virus.
Frédéric Vagneron, post-doctorant au Centre Alexandre-Koyré, DIM ONE HEALTH, auteur d’un article sur la pandémie de grippe russe de 1889-1890 paru dans la revue Population, a répondu à nos questions.
Projet Ginco sur le genre et les inégalités de santé
Si les femmes vivent plus longtemps que les hommes, leurs années supplémentaires sont souvent vécues en mauvaise santé. Le projet pluridisciplinaire Ginco financé par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et coordonné par Emmanuelle Cambois, directrice de recherche à l’Ined, vise à éclairer les processus sociaux qui induisent ces différences en matière de vieillissement en bonne santé. L’organisation sociale genrée implique des carrières, des histoires conjugales et familiales qui ne se déroulent pas de la même manière selon le sexe et qui façonnent des situations sociales critiques pour la santé différentes, avec notamment davantage de tensions organisationnelles et économiques chez les femmes. A partir des données de la cohorte CONSTANCES, les cinq équipes impliquées dans le projet analyseront dans quelle mesure ces différences sociales, familiales et professionnelles contribuent aux différences femmes-hommes face aux maladies, aux incapacités et au fonctionnement biologique.
Condensés d’articles d’un.e chercheur.e de l’Ined sur les sciences de la population publiés dans des revues académiques de démographie et de sciences connexes.
Fondé en 1945, l’Institut National d’Études Démographiques (Ined) est un organisme public de recherche ayant pour missions l’étude des populations sous tous leurs aspects, la diffusion des connaissances produites dans ces domaines et la formation à la recherche. L’appartenance disciplinaire des chercheur·e·s de l’Ined est variée : démographie bien sûr mais aussi sociologie, économie, histoire, géographie, statistique ou épidémiologie. Une part importante de la recherche porte sur la France, mais de nombreux travaux s’intéressent à d’autres aires géographiques. L’Ined a ainsi une longue tradition de recherches sur les Suds.
Equipe éditoriale : Sarah Féron, Inès Guirous, Silvia Huix
Webmaster : Geneviève Bourge
Fondé en 1945, l’Institut National d’Études Démographiques (Ined) est un organisme public de recherche ayant pour missions l’étude des populations sous tous leurs aspects, la diffusion des connaissances produites dans ces domaines et la formation à la recherche. L’appartenance disciplinaire des chercheur·e·s de l’Ined est variée : démographie bien sûr mais aussi sociologie, économie, histoire, géographie, statistique ou épidémiologie. Une part importante de la recherche porte sur la France, mais de nombreux travaux s’intéressent à d’autres aires géographiques. L’Ined a ainsi une longue tradition de recherches sur les Suds.
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