Crise sanitaire et confinement : l’apport de la démographie et des sciences de la population

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, l’Institut national d’études démographiques (Ined) se mobilise pour analyser l’impact de cette crise sur les populations et sur les sociétés, en France et dans le monde. Chercheur.e.s et ingénieur.e.s de recherche de l’Ined s’appuient sur une approche pluridisciplinaire pour décrire et comprendre les conséquences de cette crise sanitaire au sein des populations. Sept projets de recherche ont été lancés et ont déjà produit de premiers résultats. Ils fournissent un apport de connaissance contribuant à alimenter les politiques publiques dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement de cette crise.

DES PROJETS DE RECHERCHE EN LIEN AVEC LE CORONAVIRUS

La crise de la Covid-19 a exigé de la recherche nationale et internationale une mobilisation sans précédent pour apporter des connaissances contribuant à alimenter les politiques publiques dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement de cette pandémie. L’Ined, en tant qu’organisme public de recherche dédié à l’étude des populations, a mobilisé l’ensemble de ses disciplines - démographie, économie, histoire, sociologie, anthropologie, statistique, biologie, épidémiologie… - et de ses ressources afin d’apporter des réponses aux nombreuses interrogations relatives à l’impact de cette pandémie sur les populations et les sociétés, en France et dans le monde.

Les taux de mortalité sont-ils comparables d’un pays à l’autre ? Les hommes et les femmes sont-ils exposés de la même manière au risque de développer des formes sévères de la maladie et d’en mourir ? Comment s’organise la vie familiale et sociale pendant le confinement ? Quelles mesures ont été les plus efficaces pour rompre la chaîne de contamination ? Que nous dit cette pandémie des inégalités au sein des pays et dans le monde ? Tout a été mis en œuvre pour coordonner et accompagner la recherche, de la mise en place d’une plateforme internet sur le suivi quotidien des décès liés à la Covid-19, à la diffusion de publications scientifiques, en passant par la réalisation d’enquêtes et la participation à plusieurs projets de recherche innovants. Par son approche pluridisciplinaire, l’Ined offre une compréhension transversale et précise des nouvelles problématiques qui émergent face à cette situation inédite.

Projet Covid-HOSP : « Impact de la pandémie de COVID-19 sur la prise en charge médicale : Analyse des données médico-administratives »

L’épidémie de Covid-19 a profondément ébranlé le système de santé français dans un contexte déjà tendu.

L’objectif général de ce projet est d’évaluer, à partir des données du Système National des Données de Santé (SNDS), les conséquences directes et indirectes de l’épidémie (et/ou du confinement) sur la santé de la population.

Il s’agira de constituer des cohortes de patients atteints de certaines pathologies chroniques facilement repérables dans le SNDS (telles que les cancers solides, l’infection à VIH, la drépanocytose, la mucoviscidose, les dialyses rénales, le diabète, les pathologies psychiatriques, …) et, pour chacune de ces cohortes,

  • d’évaluer le recours et la consommation de soin, la morbidité et la mortalité (avant, pendant et après le 1er confinement) ;
  • de déterminer la fréquence des formes graves de Covid-19: admission en réanimation, mortalité intra-hospitalière et jusqu’à 60 jours post-admission ;
  • de mettre en évidence l’hétérogénéité de la population en identifiant les facteurs associés à la mortalité : sexe, âge, co-morbidités, catégories sociales (indice de défavorisation sociale de l’Insee), type de résidence (institution vs. ménage ordinaire), type d’emploi, lieu de naissance et zones géographiques.

 

Le projet est financé par le Ministère des Solidarités et de la Santé, dans le cadre du Programme de Recherche sur la Performance du Système de soins (PREPS).  

Les partenaires sont : le centre hospitalier d’Annecy-Genevois (Tristan Delory) ; l’Ined (Sophie Le Cœur, Myriam Khlat, Gil Bellis, Émilie Counil, Service Méthodes Statistiques); et l’Inserm UMR-S 1136 (Nathanaël Lapidus, Pierre-Yves Boëlle, Gilles Hejblum)

Démographie des décès liés à la pandémie COVID-19.

Grâce à la création en un temps record d’une plateforme Internet bilingue Français et anglais dédiée aux données internationales sur la démographie des décès liés à la pandémie de Covid-19, l’Ined s’est montré excellent dans la mise à disposition de ces données standardisées à l’ensemble de la communauté scientifique et des citoyens. Les comparaisons internationales font partie intégrante des recherches menées par l’Institut. Cet important travail d’accumulation continue et raisonnée des données a permis d’étudier dès le mois d’avril les variations de la mortalité dans de nombreux pays en fonction des politiques adoptées pour lutter contre la Covid-19, d’apprécier la situation française dans une perspective internationale et de documenter les méthodologies de recueil des données de décès dans ces pays.

Pour faire face à la pandémie de Covid-19, de nombreux gouvernements ont pris des mesures drastiques et sans précédent. En Europe, l’Italie, premier pays touché, fut aussi le premier à mettre en place une réponse à cette crise en décidant de mettre en quarantaine les principaux foyers de l’épidémie, en instaurant un confinement généralisé à toute la péninsule et en choisissant de suspendre toutes les activités non essentielles à la vie du pays. Les autres pays européens, à l’exception de la Suède, sont entrés ensuite en confinement entre le 5 et 23 mars avec des modalités plus ou moins strictes.

À l’échelle internationale, les mesures sont aussi diverses que multiples (interdiction de grand rassemblement, fermeture des écoles et des lieux publics, fermeture des frontières, confinement de la population, suivi des déplacements des populations via leur téléphone portable…) et ont des répercussions sur les dynamiques de décès. La prise en compte des disparités démographiques de mortalité permet de proposer des outils nécessaires à une évaluation rigoureuse de la qualité et de la comparabilité de toutes les données disponibles sur les décès liés à ce virus. Ce travail préalable est indispensable à une analyse précise des tendances et à leur projection.

Les données actuellement disponibles sur cette plateforme concernent l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Corée du Sud, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, l’Ukraine, et d’autres pays le seront prochainement.

Pour en savoir plus

Lire l’interview de France Meslé, directrice de recherche à l’Ined, et de Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm et conseiller auprès de la direction de l’Ined en charge des questions de vieillissement

Santé, pratiques, relations et inégalités sociales en population générale pendant la crise COVID-19 - SAPRIS

Le projet SAPRIS est une enquête longitudinale en population générale qui appréhende les enjeux épidémiologiques et sociaux de la crise sanitaire en France. Il s’appuie sur cinq cohortes nationales en population générale totalisant plus de 200 000 personnes : Constances – Etude familiale E3N-E4N – Elfe – Epipage2 – NutriNet Santé. Les participants sont interrogés à propos des enjeux de l’épidémie et des mesures de confinement. Sont notamment étudiés l’incidence des symptômes du Covid-19 et d’autres problèmes de santé, le recours ou le renoncement aux soins, la perception du risque, les effets des mesures de prévention sur la vie quotidienne, les relations sociales et le travail, la confiance dans les recommandations publiques et scientifiques. L’impact du confinement sur les enfants est également un enjeu, qu’il s’agisse des relations avec leurs parents, des loisirs, et notamment l’utilisation des écrans, ainsi que les conditions de leur scolarité à domicile, leur bien-être en situation de confinement. Les problématiques liées à l’enfance sont plus particulièrement examinées parmi les participants des cohortes Elfe/Epipage.

Cette enquête nationale est menée par un groupe pluridisciplinaire de chercheur.e.s de l’Inserm, de l’Ined, du CNRS, des Universités Paris-Saclay, Sorbonne Université, de Sorbonne Paris Nord et Paris Dauphine-PSL, du CNAM et de l’INRAe.

Pour en savoir plus

Etude des questions relatives aux fins de vie et à la mort dans les EHPAD, liées à la pandémie de COVID-19 en France. Etude qualitative prospective et multicentrique - COVIDEHPAD

Les fins de vie en EHPAD, en situation de confinement et de crise sanitaire soudaine, risquent d’être particulièrement nombreuses et traumatisantes. La plateforme nationale pour la recherche sur la fin de vie (PNRFV) a été sollicitée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour proposer une étude multicentrique qualitative visant à décrire, analyser et comprendre l’expérience vécue et les pratiques des personnes confrontées aux situations de fins de vie et de décès advenant en EHPAD lors de l’épidémie COVID-19 en France, pendant la période de confinement et de transition vers le déconfinement.

Des entretiens téléphoniques sont réalisés par des professionnels de la recherche en sciences humaines et sociales avec les professionnels intervenant en EHPAD et, quand cela est possible, avec les proches et les résidents.

La finalité de ce projet est de mobiliser les résultats obtenus pour proposer des recommandations et des dispositifs d’amélioration de l’accompagnement de la fin de vie en EHPAD en situation de crise sanitaire. Il s’agit par ailleurs de contribuer à la connaissance de la fin de vie, de son accompagnement et des processus de deuil dans des temporalités extraordinaires. 

Emmanuelle Cambois, directrice de recherche Ined, Sophie Pennec, directrice de recherche Ined et Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm et conseiller auprès de la direction de l’Ined en charge des questions de vieillissement participent au conseil scientifique de ce projet.

Contact : plateforme.recherche.findevie @ ubfc.fr

Caractérisation du risque d’infections graves au Covid-19 et de surmortalité dans les EHPAD en France - COVID-EHPAD

Au cours de la pandémie à SARS-COV2 2020, le taux de létalité est majeur chez les sujets de 80 ans ou plus et en particulier ceux avec des comorbidités sous-jacente. Les sujets âgés vivant en Etablissements pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) sont donc particulièrement vulnérables du fait de leurs caractéristiques individuelles et contextuelles (âge, comorbidités, vie en collectivité, accès aux soins).  

Environ 600 000 sujets âgés ou très âgés vivent dans ces établissements en France. Les objectifs de COVID-EHPAD sont de déterminer :

-  la surmortalité chez les sujets vivant en EHPAD pendant l’épidémie et après

- les causes de décès (part liée au COVID et part non liée au COVID)          

- le risque d’infection sévère au SARS-COV-2 

Et d’évaluer la prise en charge -- COVID-19 et autres pathologies -- des sujets vivant en EHPAD pendant l’épidémie dans le contexte du confinement et de la saturation des hôpitaux.

Le consortium des chercheurs impliqués est en cours d’élaboration. Jean-Marie Robine, directeur de recherche à l’Inserm et conseiller auprès de la direction de l’Ined en charge des questions de vieillissement, participera à ce projet.

ContactCanoui-Poitrine Florence 

Confinement, Conditions de vie et Inégalités - COCOVI

Le projet COCOVI (Confinement, Conditions de vie et Inégalités) a pour objectif d’analyser les conditions de logement et de vie des ménages en France, pendant la période de pandémie du Covid-19. En particulier, il permet mesurer les écarts de situation avant et pendant le confinement pour les ménages issus de différents milieux, et vivant dans différents types de territoires (rural, périurbain, centre, banlieue pavillonnaire, grand ensemble...). Ces écarts de situation peuvent être dus à des changements dans la configuration et la composition des ménages, et/ou à un changement (temporaire ou définitif) de logement.

Ce projet, porté par les chercheurs de l’unité de recherche « Logement, inégalités spatiales et trajectoires » de l’Ined, s’appuie sur trois types de données complémentaires :

  1. des entretiens approfondis réalisés auprès de ménages confinés dans différents types de territoires, à partir de revisite de terrains d’enquêtes ethnographiques ;
  2. le traitement secondaire d’enquêtes de la statistique publique réalisées en population générale (enquête Logement notamment) ;
  3. un questionnaire ad hoc recueilli auprès d’un échantillon d’un millier de personnes, représentatif de la population adulte française. L’enquête par questionnaire est menée en collaboration avec le groupe COCONEL, l’INSERM, l’IRD, l’ANR et IFOP, composé de Patrick Peretti-Watel (scientific coordinator), Valérie Seror, Sébastien Cortaredona, Odile Launay, Jocelyn Raude4, Pierre Verger (research consortium), François Beck, Stéphane Legleye, Olivier L’Haridon, Jeremy Ward (Steering Committee).

Premiers résultats 

Dans le cadre de ce projet, une enquête par questionnaire (enquête COCONEL1 "Logement et conditions de vie") a été réalisée auprès de la population adulte française, permettant de dresser un premier bilan du confinement. L’enquête s’est intéressée aux espaces et lieux de vie, aux revenus, au travail et au télétravail, aux enfants et aux relations familiales, à l’entourage et au sentiment d’isolement, aux jeunes et à la solidarité familiale pendant la pandémie. Les premiers résultats ont révélé d’importants changements dans les conditions de vie au quotidien, ainsi que dans l’usage et l’occupation du logement. L’enquête montre également combien le confinement a accentué les écarts sociaux au sein de la société française, au détriment des femmes, des jeunes et des plus modestes. Interruption du travail ou perte d’emploi, diminution des revenus, crainte pour l’avenir, sentiment d’isolement : la dégradation des indicateurs est cumulative et creuse l’éventail des inégalités.

Consultez les résultats de l’enquête en cliquant ici.

Lisez les deux numéros de Population et Sociétés consacrés à l’enquête :

Population et Sociétés n° 578 

Population et Sociétés n° 579

ContactAnne Lambert 

Connaître le statut immunitaire de la population pour guider la décision publique - EpiCOV

L’objectif du projet EpiCOV est de caractériser la prévalence de l’épidémie à l’échelle nationale et départementale, mesurer les effets des conditions de vie sur l’exposition au virus et, réciproquement, ceux de l’épidémie sur les conditions de vie. L’enquête Épidémiologie et conditions de vie (EPICOV) a été lancée par l’Inserm et la DREES (le service statistique du ministère des solidarités et de la santé) avec le concours de l’Insee et de Santé publique France, pour analyser les effets de la pandémie de Covid-19. L’équipe EPICOV associe des épidémiologistes, des sociologues, des démographes et des économistes de l’Inserm, de l’Ined, du CNRS et des universités Paris-Saclay et Paris-Dauphine.

L’enquête se propose de suivre l’évolution de l’épidémie en interrogeant les mêmes personnes sur plusieurs vagues. La première s’est déroulée pour partie sur Internet et pour partie par téléphone, du 2 mai au 2 juin 2020, à cheval sur le confinement général décrété en mars et sur le déconfinement amorcé le 11 mai. L’Insee a tiré dans la base Fideli (Fichiers démographiques sur les logements et les individus) un échantillon aléatoire de 135 000 personnes résidant en ménage ordinaire en France métropolitaine, en Martinique, en Guadeloupe et à la Réunion, âgées de 15 ans ou plus au 1er janvier 2020. Le deuxième volet de l’enquête s’est dérouléde fin octobre à fin novembre 2020.

Ce projet est porté à l’Ined par Ariane Pailhé, directrice de recherche

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IMAGINE EURO - Improving MAternal Newborn carE in the EURO Region

Ce projet, conduit sous l’égide du WHO Collaborative Center for Maternal and Child Health, vise à documenter dans le cadre de la pandémie de Covid-19, l’état de préparation, la qualité et la résilience des services de santé maternelle et néonatale, dans différents pays de l’Union européenne. L’objectif de ce projet est d’améliorer la qualité des soins hospitaliers maternels et néonatals.

Responsable pour la France : Virginie Rozée, chercheure à l’Ined

Projet TELEGENRE - Les effets différenciés du télétravail selon le genre

Le télétravail a connu un essor sans précédent durant la crise liée à la pandémie COVID-19. Il a eu un effet protecteur pour la santé et a permis aux personnes concernées de maintenir leur emploi, mais le contexte spécifique de sa mise en place a pu exacerber les effets potentiellement négatifs du télétravail sur le bien-être identifiés dans la littérature, notamment pour les femmes du fait de l’inégale répartition des responsabilités domestiques et parentales. Notre hypothèse est que cette forme d’organisation du travail, a priori neutre du point de vue du genre, a des effets différenciés chez les hommes et les femmes. Nous postulons également une hétérogénéité des effets selon la situation familiale et le mode d’exercice du télétravail. L’objectif de ce projet est de comprendre l’effet du télétravail sur les inégalités de genre dans l’exercice du travail, les organisations familiales, le bien-être et la santé mentale. Il repose sur l’analyse de deux grandes enquêtes représentatives en population générale, « Épidémiologie et conditions de vie » (EpiCoV) et « enquête sur le vécu du travail et du chômage pendant la crise sanitaire » (Tracov).

Ce projet est porté à l’Ined par Ariane Pailhé, directrice de recherche

L’INED PARTICIPE À DES GROUPES DE RÉFLEXION

Crises sanitaires et environnementales – Humanités, sciences sociales, santé publique (HS3P-CriSE)

La crise de la Covid-19 a bouleversé les sociétés et soulèvent de nouvelles questions de recherche. Coordonner les actions de recherche pour éviter les redondances et s’assurer que les questions les plus importantes sont traitées est un enjeu majeur. C’est la raison pour laquelle l’Ined s’est associé au groupe de travail HS3P-CriSE créé par le CNRS et l’Inserm, qui a pour ambition de faire émerger des initiatives structurantes dans les domaines en SHS et en santé publique autour de la recherche sur la Covid-19 et, plus généralement, sur les maladies infectieuses et les grandes crises sanitaires et environnementales. Il se place en complémentarité des actions et initiatives, en particulier de type appels à projet, déjà lancées, en cours de lancement, ou projetées, en privilégiant un rôle de proposition en termes de programmation scientifique. La réflexion porte sur la situation en France et beaucoup plus largement, sur celle d’autres pays, avec un intérêt particulier pour les pays du Sud.

Ce projet est porté à l’Ined par Myriam Khlat, directrice de recherche recherche et responsable de l’unité de recherche Mortalité, santé, épidémiologie.

Pour en savoir plus

LES RESSOURCES SCIENTIFIQUES PROPOSÉES PAR L’INED

L’Ined vous propose une sélection d’articles et de vidéos pour mieux comprendre certains phénomènes démographiques, dont quelques-uns sont accentués en cette période de confinement.

Famille

Être en couple chacun chez soi, une situation plus fréquente après une séparation, Population et Sociétés n°566, mai 2019

La famille à distance : Mobilités, territoires et liens familiaux. Christophe Imbert, Eva Lelièvre et David Lessault (Dir), Ined, 2018, 376 p

Continued cohabitation after the decision to separate: “Living together apart” in France, Wilfried Rault et Arnaud Régnier-Loilier, Journal of Marriage and Family, n°Early view, 2019, p. 1-16.

Le lien père-enfant au parloir : entre pertes et ressources, Marine Quennehen, Encyclo. Revue de l’école doctorale ED 382, n°10, 2020, p. 91-109.

Expérience carcérale et exercice de la paternité : le point de vue de pères détenus, Marine Quennehen, Champ pénal / Penal Field, n°16, 2019.

La paternité s’arrête-t-elle aux portes de la prison ?, Marine Quennehen, 2019, Revue Française des Affaires Sociales, n°4, 2019, p. 73-96.

Inégalités femmes/hommes, violences conjugales

Quatre questions clés sur les indicateurs de suivi de l’épidémie de COVID-19 en France. Article de Valérie Golaz, directrice de recherche à l’Ined, Bénédicte Gastineau, Marie-Laurence Flahaux, et Stéphanie Dos Santos, octobre 2020

25 ans de participation des hommes et des femmes au travail domestique : quels facteurs d’évolutions ?, Clara Champagne, Ariane Pailhé et Anne Solaz, Documents de travail, n°203, Ined, 2014, 45 p.

Échapper à l’enfermement domestique. Travail des femmes et luttes de classement en lotissement pavillonnaire, Anne Lambert, Actes de la Recherche en Sciences Sociales, n°215, 2016, p. 56-71.

La page portail du site de l’Ined sur les violences et les rapports de genre : 
https://www.ined.fr/fr/ressources-methodes/etat-de-la-recherche/violences-et-rapports-de-genre

Site internet de l’enquête Violences et Rapports de Genre (virage) : 
https://virage.site.ined.fr/

Site Internet de l’enquête Virage dans les Outre-mer : 
https://viragedom.site.ined.fr/

Pandémies et histoire

De la longue histoire des épidémies au Covid-19. Jean-Paul Sardon, . Les Analyses de Population & Avenir, 2020. hal-02557027f

Sélection de la Revue Population

Paléodémographie et démographie historique en contexte épidémique. La peste en Provence au XVIIIe siècle, Michel Signoli, Isabelle Séguy, Jean-Noël Biraben et al., Population, Vol. 57, n°6, 2002, p. 821-847.

After the epidemiologic transition: a reassessment of mortality from infectious diseases among over-65s in France and Italy, Aline Désesquelles, Elena Demuru, Marilena Pappagallo et al., International Journal of Public Health, vol. 60, n°8, 2015, p. 961-967.

The mortality impact of the August 2003 heat wave in France: Investigating the ‘harvesting’ effect and other long-term consequences, Laurent Toulemon et Magali Barbieri, Population Studies, vol. 62, n°1, 2008, p. 39-53.

La peste : bref état des connaissances actuelles, Isabelle Séguy et Guido Alfani, Annales de Démographie historique, vol. 134, n°2, 2017, p. 15.

Recul spectaculaire de la mortalité due à la grippe : le rôle de la vaccination, Population et Sociétés n°470, septembre 2010

Vers une anthropologie des catastrophes, Isabelle Séguy, Luc Buchet, Catherine Rigeade, et al., 2009, Editions APDCA / Ined, 553 p.

Regards internationaux

Population mondiale : vers une explosion ou une implosion ?, Population et Sociétés n°573, janvier 2020

Vieillesse

Habiter seul ou avec des proches après 85 ans en France : de fortes disparités selon les départements, Population et Sociétés n°539, décembre 2016.

Vieillissement et fragilité : approches de santé publique, Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°16-17, 11 juillet 2017

Des morts du Covid oubliés ?

Dans une vidéo de "Désintox" sur ARTE, Michel Guillot, directeur de recherche à l’Ined démonte l’idée reçue d’un mauvais comptage des décès de la Covid-19 en France

desintox-arte-video

Covid-19 : pourquoi le décompte au jour le jour du nombre de morts est-il à prendre avec prudence ?

Arianna Caporali, ingénieure de recherche à l’Ined et Gilles Pison, démographe et chercheur, expliquent pourquoi la remontée à Santé publique France ne se fait pas toujours facilement. (avril 2020) (4’14)

Les personnes âgées dans la crise : comment concilier sécurité sanitaire et inclusion dans la société ?

Emmanuelle Cambois, démographe, directrice de recherche à l’Ined et directrice de l’Institut de la Longévité, des Vieillesses et du Vieillissement intervient dans un webinaire de l’EN3S (40’)

Date de mise à jour : avril 2021

Les publications

30 avril 2021 :Population 1, 2021, Differences in COVID‑19 Mortality:Implications of Imperfect and Diverse Data Collection Systems, Jenny Garcia, Catalina Torres , Magali Barbieri , Carlo Giovanni Camarda, Emmanuelle Cambois, Arianna Caporali, France Meslé , Svitlana Poniakina, Jean-Marie Robine

21 avril 2021 : SSM - Population Health Vol. 14, Linking excess mortality to mobility data during the first wave of COVID-19 in England and Wales, Ugofilippo Basellini, , Carlo Giovanni Camarda et al, 

12 avril 2021 : BMC Public Health - When lockdown policies amplify social inequalities in COVID-19 infections: evidence from a cross-sectional population-based survey in France, avec la participation d’A. Pailhé, directrice de recherche à l’Ined.

19 mars 2021 : International Journal of Environmental Research and Public Health - COVID-19 Epidemic: Early Shift in the Socioeconomic Profile of the Affected Population, article de Myriam Khlat, directrice de recherche à l’Ined et Sophie Lecoeur, directrice de recherche à l’Ined.

17 mars 2021 : PLoS One - COVID-19 lockdowns and demographically-relevant Google Trends: A cross-national analysis. par Lawrence M. Berger chercheur accueilli à l’Ined, Giulia Ferrari ingénieure Ined, Marion Leturcq, chercheure à l’Ined, Lidia Panico, chercheure à l’Ined et Anne Solaz, directrice de recherche à l’Ined.

10 mars 2021 : The Conversation - Quel est l’effet de l’épidémie de Covid-19 sur la surmortalité en France ? Article de Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Ined et de France Meslé, directrice de recherche à l’Ined

5 mars 2021 : The Conversation - Comment la mortalité due à la Covid-19 se compare-t-elle à celle due à la grippe ? Article de Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Ined et de France Meslé, directrice de recherche à l’Ined

1 mars 2021 : The Conversation - Espérance de vie en France en 2020 : une baisse à la mesure de l’épidémie, Michel Guillot, directeur de recherche à l’Ined, Myriam Khlat directrice de recherche et responsable de l’unité de recherche Mortalité, santé, épidémiologie à l’Ined

7 février 2021 : The Conversation - Six clés pour comprendre le quotidien des enfants confinés,  X. Thierry, chercheur à l’Ined, A. Pailhé, directrice de recherche à l’Ined, B. Geay

21 janvier 2021 :  Population et Sociétés n° 585. Les enfants à l’épreuve du premier confinement. X. Thierry, chercheur à l’Ined, B. Geay, A. Pailhé, directrice de recherche à l’Ined, N. Berthomier, J. Camus, N. Cauchi-Duval, J-L. Lanoë, S. Octobre, J. Pagis, L. Panico, chercheur à l’Ined, T. Siméon, A. Solaz, directrice de recherche à l’Ined et l’équipe SAPRIS.

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L’Ined dans la presse

1 avril 2021 - Mediapart - Les personnes mortes du Covid seraient-elles de toute façon décédées ? Participation de Michel Guillot, directeur de recherche à l’Ined, Myriam Khlat, directrice de recherche à l’Ined et Gilles Pison, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et chercheur associé à l’Ined

15 mars 2021 - Libération - Faut-il relativiser le bilan humain du Covid-19 en France ? Participation de Michel Guillot, directeur de recherche à l’Ined et Myriam Khlat, directrice de recherche à l’Ined

5 mars 2021 - Le Monde - Covid-19 et natalité : les raisons du « baby crash » interview de  Arnaud Regnier-Loilier, directeur de recherche à l’Ined

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