Des décès appelés à augmenter avec le vieillissement de la population
En 2025, la France a enregistré 651 000 décès, soit 1,2 % de plus qu’en 2024. Cette hausse tient en grande partie au vieillissement de la population. Les générations nombreuses du baby-boom (1946-1974) vieillissent et entrent progressivement dans les âges de forte mortalité. Même si l’espérance de vie continue de progresser (80,3 ans pour les hommes et 85,9 ans pour les femmes en 2025), le nombre annuel de décès devrait continuer d’augmenter dans les prochaines décennies.
Des naissances en baisse et des maternités plus tardives
Dans le même temps, les naissances poursuivent leur recul : 661 000 en 2024 et 645 000 en 2025. L’indicateur conjoncturel de fécondité atteint 1,56 enfant par femme en 2025, contre 1,61 l’année précédente. La tendance à avoir des enfants plus tard se confirme : l’âge moyen à la naissance est désormais de 31,2 ans, contre 26,5 ans à la fin des années 1970.
La croissance de la population française repose actuellement sur les migrations
Malgré ce déficit naturel, la population française continue d’augmenter grâce à un solde migratoire positif, c’est-à-dire un nombre d’entrées sur le territoire supérieur au nombre de sorties. Ce solde migratoire, estimé à +176 000 personnes en 2025, compense largement l’excédent des décès sur les naissances et explique l’augmentation de la population observée cette année. Selon les tendances actuelles, le solde migratoire devrait continuer à jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la population.
Une évolution déjà à l’œuvre dans l’Union européenne
Dans l’ensemble de l’Union européenne, les décès dépassent les naissances depuis 2012. En 2024, l’UE a enregistré 3,56 millions de naissances contre 4,82 millions de décès, soit un excédent de 1,26 million de décès. Malgré cela, la population européenne a augmenté de 9 millions d’habitants entre 2012 et 2025, passant de 441 à 450 millions. Cette croissance s’explique, là aussi, par un solde migratoire positif.
À long terme, un rôle déterminant des migrations
Les projections d’Eurostat anticipent un excédent des décès sur les naissances de près de 2 millions par an en 2050 dans l’Union européenne. Dans ce contexte, les migrations devraient rester un facteur déterminant de l’évolution démographique.