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La sédation pour ne plus souffrir : qui sont les bénéficiaires en Outre-mer ?

La première enquête nationale sur les décisions médicales en fin de vie a été menée en France hexagonale en 2010 par l’Ined auprès des médecins certificateurs. 
Depuis, plusieurs évolutions majeures sont intervenues, notamment la reconnaissance en 2016 de la sédation profonde et continue jusqu’au décès (SPCD) comme un droit pour les patients en fin de vie. Son application reste toutefois peu documentée. Répliquée dans les départements d’outre-mer sur les décès non soudains de 2021-2022, l’enquête apporte des données inédites. Selon les médecins, 12 % des patients décédés ont eu une SPCD qui visait presque toujours à soulager des souffrances jugées insupportables, et non à abréger la vie. 
Les résultats révèlent aussi des inégalités d’accès, notamment pour les personnes âgées ou décédées à domicile. Alors que les débats se poursuivent sur les soins palliatifs et l’aide active à mourir, un suivi régulier de ces pratiques reste indispensable. Une nouvelle enquête est en préparation pour la France hexagonale.

Référence(s)

Source : Sophie Pennec, Hélèna Briand, Vincent Guion et al., 2025, "Deep and continuous sedation until death in the French overseas departments", PLoS One 20: e0337969.