Table ronde de l'UR3 avec Magali Mazuy, Laurent Toulemon, Sandra Florian, Milan Bouchet-Valat, Anne Solaz, Anne Salles, Xavier Thierry.
Les chercheurs de l’Unité « Fécondité, Familles, Conjugalités » proposent une discussion sur les dynamiques démographiques récentes, en contrepoint des débats politiques et médiatiques actuels.
La diminution du nombre moyen d’enfants, de l’effectif des naissances et plus récemment du solde « naturel », s’inscrivent dans une transformation progressive de la structure par âge de la population française, vieillissante. La baisse de la fécondité est observée, via l’indicateur conjoncturel, depuis une dizaine d’années. Pourtant, si les données longitudinales donnent à voir une légère baisse dans les générations, elles ne traduisent pas « d’effondrement » de la fécondité : son niveau reste au-dessus de celui observé pour de nombreux pays d’Europe ou d’Asie et les enquêtes récentes ne vont pas dans le sens d’une augmentation forte de l’infécondité, même si les normes familiales se transforment.
L’évolution du nombre de décès est quant à elle inscrite depuis plusieurs décennies dans la pyramide des âges et aurait pu être mieux anticipée par le champ politique. Les politiques migratoires quant à elles ne vont dans le sens ni d’une augmentation, ni d’une amélioration de l’accueil de la population étrangère.
Ainsi, le débat politique et médiatique reste centré sur des préoccupations natalistes.
Cette table ronde sera animée par Cécile Lefèvre, spécialiste des questions de populations et travaillant actuellement sur la prochaine édition de l’enquête sur les connaissances et les perceptions des questions de population.