sigle sous le titre - Childhood and family in southern countries

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Projet

Project description

L’axe porte sur les transformations de la famille
et les évolutions de la fécondité dans les pays
du Sud. Il combine des recherches comparatives à
large échelle et sur le temps long, dans le but
de mettre en évidence des régularités, des
convergences ou des particularités mais comporte
aussi des recherches ciblées sur des contextes
spécifiques ou des catégories de population
atypiques, pour identifier leurs dynamiques
propres et les logiques et stratégies sur
lesquelles elles reposent.Le projet comprend à la fois des travaux
comparatifs internationaux, à l’échelle du
continent ou par régions, des travaux menés sur
des pays particuliers ou encore des analyses
ciblées sur des populations particulières. Les
méthodes utilisées sont celles de l’analyse
démographique et des modélisations statistiques,
avec des élargissements sur des approches moins
classiques, comme les microsimulations,
l’exploitation de bases généalogiques ou
d’enquêtes biographiques rétrospectives, l’outil
cartographique, ainsi que le traitement de
matériaux qualitatifs.
Les principales données utilisées sont :
- les bases de données individuelles des
grands programmes d’enquêtes : enquêtes
démographiques et de santé (EDS/DHS), enquêtes
MICS de l’Unicef, enquêtes PapChild/PapFam;

- les bases de données de recensements
nationaux : Afrique de l’Ouest, du Nord, de
l’Est, Asie du Sud-Est, Amérique latine;


- les données exhaustives de sites de suivi
démographiques en Afrique de l’Ouest :
observatoires de population de Bandafassi,
Niakhar et Mlomp (Sénégal), de Ouagadougou
(Burkina Faso), Suivi longitudinal au Mali (Slam)
;

- des bases de données généalogiques
(observatoires du Sénégal et du Mali) ;

- des données issues d’enquêtes
spécifiques, notamment biographiques
(observatoires de population au Kenya, au Burkina
Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Nigéria) ;

- des corpus qualitatifs : entretiens
individuels et de groupe (dans différents pays
d’Afrique sub-saharienne et d'Afrique du Nord,
mais aussi dans d'autres régions du monde
(Caucase, Russie, Brésil) ;

- des corpus de statistiques
internationales : bases des Nations Unies et des
institutions internationales ;

- des données d’état-civil (Maghreb) ;

- des enquêtes consommation et enquêtes
emploi (Tunisie).

Les comparaisons avec d’autres régions du monde
sont menées à partir des données nationales
accessibles, des recensements disponibles sur
Ipums International (notamment pour les pays
d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du
Machrek, d’Asie du Sud-est et d’Amérique Latine)
et de collectes de données qualitatives.
Ces travaux seront poursuivis dans ce nouvel axe avec une ouverture vers de nouveaux horizons géographiques : l’Asie du Sud Est, l’Amérique Latine et le monde russe. Il couvre ainsi des contextes très différents, allant de l’Afrique du
Nord, où la famille restreinte et le mariage tardif se sont imposés, au milieu rural sahélien où la transition de la fécondité s'amorce doucement, et en passant par des catégories sociales particulières, au cœur de prescriptions et de valeurs conflictuelles, comme les classes sociales intermédiaires, ou les femmes hautement diplômées, parfois portées par des attentes fortes en matière de conjugalité et de parentalité mais freinées par les cadres sociaux et culturels anciens. Le projet pose également de nouvelles problématiques en lien étroit avec les dynamiques familiales en cours en revenant par exemple sur la question de la santé reproductive et les préférences de genre ; la transformation des liens familiaux, les solidarités inter- et intra-générationnelles ; les politiques sociales avec l’accès aux ressources et à l’éducation, la pauvreté, la réussite sociale et l'accomplissement personnel.

Pour les chercheurs qui y participent, la coexistence et la confrontation de modèles (valeurs, normes, rationalités…) différents voire antagonistes constituent une dimension essentielle à la compréhension des transformations contemporaines de la famille. Une des clés pour aborder les changements comme les lenteurs ou les inerties apparentes est alors de s’intéresser aux décalages, aux contradictions entre les options en présence, aux tensions que génèrent les discordances des évolutions et aux contradictions des prescriptions sociales. Une autre consiste à analyser les arbitrages réalisés par les individus, les contournements et les mixités de pratiques pour concilier des exigences concurrentes, et à s’interroger sur les logiques collectives qui en résultent. La démarche implique l’étude du jeu des acteurs et des structures qui les encadrent, en fonction des conditions du moment et de l’histoire qui les orientent. Elle suppose aussi que l’on développe, conjointement à l’observation des tendances centrales, une attention aux « marges » : comportements atypiques, irrationalités apparentes, dynamiques spécifiques de populations particulières.

Le projet comprends trois sous-axes.
Dans le premier, la transition démographique est envisagée dans différents contextes avec une attention particulière à la santé reproductive et à la maîtrise de la fécondité dont l’évolution est analysée à l’échelle macro et micro, en prenant en compte différents facteurs (âge au mariage, préférences de genre) et moyens (contraception, avortement).

Dans le second, les unions ainsi que la construction et les transformations de la famille et du ménage sont analysées en profondeur afin de mieux comprendre comment la transition démographique a modifié leurs dynamiques.

Le troisième sous-axe, enfin, met en perspective les dynamiques familiales avec les systèmes de protection sociale en place ou en cours d'introduction dans différentes parties du monde, dans des contextes démo-économiques variés.
L’axe porte sur les transformations de la famille
et les évolutions de la fécondité dans les pays
du Sud. Il combine des recherches comparatives à
large échelle et sur le temps long, dans le but
de mettre en évidence des régularités, des
convergences ou des particularités mais comporte
aussi des recherches ciblées sur des contextes
spécifiques ou des catégories de population
atypiques, pour identifier leurs dynamiques
propres et les logiques et stratégies sur
lesquelles elles reposent.Le projet comprend à la fois des travaux
comparatifs internationaux, à l’échelle du
continent ou par régions, des travaux menés sur
des pays particuliers ou encore des analyses
ciblées sur des populations particulières. Les
méthodes utilisées sont celles de l’analyse
démographique et des modélisations statistiques,
avec des élargissements sur des approches moins
classiques, comme les microsimulations,
l’exploitation de bases généalogiques ou
d’enquêtes biographiques rétrospectives, l’outil
cartographique, ainsi que le traitement de
matériaux qualitatifs.
Les principales données utilisées sont :
- les bases de données individuelles des
grands programmes d’enquêtes : enquêtes
démographiques et de santé (EDS/DHS), enquêtes
MICS de l’Unicef, enquêtes PapChild/PapFam;

- les bases de données de recensements
nationaux : Afrique de l’Ouest, du Nord, de
l’Est, Asie du Sud-Est, Amérique latine;


- les données exhaustives de sites de suivi
démographiques en Afrique de l’Ouest :
observatoires de population de Bandafassi,
Niakhar et Mlomp (Sénégal), de Ouagadougou
(Burkina Faso), Suivi longitudinal au Mali (Slam)
;

- des bases de données généalogiques
(observatoires du Sénégal et du Mali) ;

- des données issues d’enquêtes
spécifiques, notamment biographiques
(observatoires de population au Kenya, au Burkina
Faso, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Nigéria) ;

- des corpus qualitatifs : entretiens
individuels et de groupe (dans différents pays
d’Afrique sub-saharienne et d'Afrique du Nord,
mais aussi dans d'autres régions du monde
(Caucase, Russie, Brésil) ;

- des corpus de statistiques
internationales : bases des Nations Unies et des
institutions internationales ;

- des données d’état-civil (Maghreb) ;

- des enquêtes consommation et enquêtes
emploi (Tunisie).

Les comparaisons avec d’autres régions du monde
sont menées à partir des données nationales
accessibles, des recensements disponibles sur
Ipums International (notamment pour les pays
d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et du
Machrek, d’Asie du Sud-est et d’Amérique Latine)
et de collectes de données qualitatives.