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Programmes d'excellence

À l’Ined, la recherche s’inscrit notamment dans des programmes d’excellence financés dans le cadre des Appels à projets des Programmes d’investissements d’avenir (PIA), France 2030. 

Laboratoires d'excellence (Labex)

Les labex, ou laboratoires d'excellence, sont les lauréats d'appels à projets lancés dans le cadre du Programme investissements d'avenir (Grand emprunt) depuis 2010, visant à financer des équipes de recherche autour de projets innovants et porteurs. 

Piloté par l’Ined depuis 2011, iPOPs figure parmi les cent lauréats de l’appel d’offres « Laboratoires d’excellence ». Il explore les dynamiques familiales, le vieillissement, les inégalités sociales et territoriales. Il s’appuie sur un réseau interuniversitaire et interdisciplinaire. Il associe les universités de Bordeaux, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris-Nanterre, Strasbourg et l’université Paris Cité et vise à renforcer la formation des étudiants, le transfert et l’expertise en recherche. 

De plus, le Labex iPOPs mène une politique d’accueil en délégation d’enseignants-chercheurs pour une période de six mois à un an. Ce dispositif étant appelé à disparaître avec la fin du Labex en décembre 2026, l’Ined étudie actuellement des alternatives avec ses partenaires pour poursuivre les collaborations engagées.

Equipements d'excellence (Equipex)

L'Equipex ou « équipement d'excellence », désigne en France des projets financés par France 20230 destinés à développer et améliorer des infrastructures scientifiques. L’Ined est lauréat de LifeObs qu’il coordonne. L’Ined copilote aussi l’Equipex RE-CO-NAI, plateforme de recherche unique sur les cohortes d’enfants suivis depuis la naissance (Elfe et Epipage 2).

Lauréat de l’appel à manifestations d’intérêt Équipements structurants pour la recherche (EquipEx+), le projet LifeObs a été lancé en 2021. Coordonné par l’Ined, cet observatoire national des parcours de vie rassemble l’Insee, l’université Paris Dauphine-PSL, les universités de Bordeaux et de Strasbourg, ainsi que le CNRS via l’infrastructure PROGEDO. En structurant la collecte et l’analyse des données sur les parcours de vie, LifeObs permet à la France de conforter sa position de leader dans les enquêtes internationales. Ses retombées scientifiques sont déjà importantes, et l’observatoire s’impose progressivement comme une référence pour les politiques publiques, les médias et la société civile. Plusieurs enquêtes nationales majeures sont actuellement conduites dans ce cadre, couvrant toutes les étapes du cycle de vie, de l’enfance à la vieillesse.

Trois d’entre elles sont intégrées à des infrastructures européennes de premier plan : le Generations and Gender Programme (GGP2020), l’enquête SHARE (Santé, vieillissement et retraite en Europe), et GUIDE-EuroCohort, la première cohorte d’enfants paneuropéenne. En 2024, deux grandes enquêtes en population générale ont été menées : la deuxième édition de l’Étude des relations familiales et intergénérationnelles (ERFI 2) et celle de l’enquête Familles et Employeurs 2.

En parallèle, LifeObs initie des projets innovants pour mieux appréhender les comportements émergents et développer de nouveaux indicateurs. C’est le cas de l’Enquête ENVIE sur la vie affective des jeunes adultes, dont les premiers résultats ont été publiés en 2024.

La plateforme de recherche Re-Co-Nai s’appuie sur deux études lancées en France en 2011 sur des cohortes d’enfants suivis depuis leur naissance:

Elfe (Etude longitudinale française de l’enfance) porte sur plus de 18 000 enfants, suivis depuis leur naissance en 2011 jusqu’à l’âge de 20 ans;

Epipage 2 (Epidémiologie des petits âges gestationnels) concerne plus de 7 800 enfants prématurés, suivis jusqu’à l’âge de 12 ans

Coordonnée par l’équipe Elfe, l’unité mixte Ined-Inserm-Etablissement français du sang (EFS), accueillie à l’Ined, la plate-forme Re-Co-Nai donne accès à de nombreuses données associées, collectées auprès des cohortes Elfe et Epipage 2. Ces données à la fois sociales, démographiques, de santé sont recueillies à partir d’enquêtes auprès des familles et des médecins, grâce à l’organisation de bilans de santé et de collections biologiques...

Écoles universitaires (EUR)

Les EUR ou projets « Ecoles universitaires de recherche » ont pour ambition d’offrir à chaque site universitaire ou établissement la possibilité de renforcer l’impact et l’attractivité internationale de sa recherche et de ses formations dans un ou plusieurs domaines scientifiques, par la création d’une ou plusieurs structures qui rassemblent des formations de master et de doctorat ainsi qu’un ou plusieurs laboratoires de recherche de haut niveau.

Lauréate du Programme Investissements d’Avenir, l’École des Hautes Études en Démographie (HED) est une École universitaire de recherche en réseau portée par l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et co-portée par l’Ined, qui assure la responsabilité de la formation doctorale. Elle bénéficie du soutien des universités de Bordeaux, Strasbourg, Paris-Nanterre, Paris-Saclay, Paris Cité et de Picardie, ainsi que de huit écoles doctorales et dix unités de recherche. Inspirée du modèle des graduate schools, l’École HED propose une nouvelle approche de la formation à la recherche, dès le master.

De plus, chaque année universitaire, l’École HED finance la formation d’un étudiant ayant validé son master 2, sélectionné par l’École doctorale européenne de démographie (EDSD), pour suivre ses programmes.

L’École universitaire de recherche Gender and Sexuality Studies (GSST) est un programme de formation soutenu par un partenariat entre l’EHESS et l’Ined. Lauréate de l’appel à projets « Écoles universitaires de recherche » du PIA3 en 2019, elle propose un cursus allant du master au doctorat, adossé à six laboratoires de recherche : le CEMS, le CeSOR, le CESSP, le CMH, le CRH et l’IRIS.

Elle forme des chercheurs et enseignants-chercheurs, ainsi que des professionnels engagés dans la promotion de l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations. Outre l’ethnographie et le travail sur archives, la formation accorde une place centrale à l’analyse statistique, envisagée comme un outil d’objectivation particulièrement efficace pour appréhender les rapports de genre et de sexualité dans l’ensemble des dynamiques sociales. Les étudiants, doctorants et chercheurs de l’EHESS et de l’Ined peuvent bénéficier, dans le cadre de cette EUR, d’un fonds d’appui destiné à soutenir les travaux des doctorants et enseignants-chercheurs.

L'EUR s’appuie sur 8 autres partenaires : l’École Normale Supérieure, le CNRS, l’EHESS, l’École des Ponts ParisTech, INRAE, l’Université Paris 1, le CEPII, le Cepremap.L’unité de démographie économique de l’Ined participe à l’EUR PGSE (Paris Graduate School of Economics), coordonnée par PSE-Ecole d’Economie de Paris. 

L’EUR est structurée autour de trois domaines majeurs : la recherche, l’enseignement et la dissémination et l’expertise, et de huit axes thématiques. Dans ce cadre, les membres de l’unité de recherche « Démographie économique » de l’Ined participent activement à l’organisation et aux activités de l’axe « Économie publique, économie du travail et économie démographique ».

Instituts Convergences

L’ambition de l’action « Instituts Convergences » est d’initier une démarche visant à structurer quelques centres rassemblant des forces scientifiques pluridisciplinaires de grande ampleur pour répondre à des des défis sociétaux et économiques et des questionnements de la communauté scientifique.

L’Ined est partenaire de l’Institut Convergences Migrations (ICM), créé en 2018.

L’Institut Convergences Migrations (ICM) a pour ambition de structurer et d’animer la recherche sur les migrations en s’appuyant sur la concentration des forces scientifiques du Campus Condorcet. Plusieurs chercheuses et chercheurs de l’Ined ont été sélectionnés comme fellows de l’institut, renforçant ainsi les collaborations scientifiques entre les deux structures.

ExcellenceS

L’appel à projets « Excellence sous toutes ses formes » soutient des établissements d’enseignement supérieur et de recherche dans la mise en œuvre de projets de transformation ambitieux, liés à leurs capacités d’auto-analyse et de positionnement, pour leur permettre de se développer et de mieux répondre aux besoins de leur territoire en matière de formation, de recherche, d’innovation et de transfert, et de développer leur attractivité locale, nationale et internationale.

Porté par SciencesPo, l’Ined est partenaire du projet ainsi que le CNRS, l’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER), l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), l’Université de Paris (UP), l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et l’Institut de recherche pour le développement durable et les relations internationales (IDDRI). 

L’objectif est d’affirmer la nécessaire contribution des SHS en favorisant une approche pluridisciplinaire à la compréhension des transitions environnementale et numérique, et de leurs conséquences politiques, sociales, économiques, juridiques et culturelles : politiques publiques et régulations, pilotage des transformations et de leurs impacts, processus de décision démocratique, controverses, place du discours scientifique, etc. 

Programme prioritaire de recherche (PPR)

L’Ined est lauréat de deux projets du PPR Autonomie qu’il pilote ou copilote : AURELIA et KAPPA. Il participe à deux autres, INNOVCARE et HILAUSENIORS. Ce PPR poursuit l’ambition de contribuer au renforcement et au développement de la recherche française dans le champ de l’autonomie (vieillissement et situation de handicap).

Copiloté par l’Ined et le Cnam, AURELIA réunit une équipe de recherche internationale composée de 10 organisations : École des hautes études en santé publique (EHESP), EHESS, IRES, IRTS de Paris, London School of Economics (LSE), Universität Hamburg (UH), Doshisha University, Life Risk Research Center (DU), Université du Québec à Montréal (UQAM).

Le projet vise 3 objectifs articulés :

  • l’analyse des tensions entre normes et pratiques de l’accompagnement 

  • l’analyse des tensions entre échelles nationales, territoriales et individuelles de régulation et d’accompagnement concret à l’autonomie

  • une lecture des régimes d’autonomie au prisme analytique des rapports à l’instrumentation en ce que les instruments déploient des prestations et organisent des rapports de pouvoir dans un secteur d’activité donné et entre secteurs (capacités, ressources financières, obligations, informations, etc.).

Piloté par l’Ined, KAPPA est porté par un consortium composé de huit organismes de recherche français et trois associations du secteur médico-social : Université de Grenoble Alpes (UGA), Université de Lille (UDL), Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), Université Paris-Est Créteil (UPEC), PSE- Ecole d'Economie de Paris (PSE), Université Paris Cité (UPC), Institut de Recherche et Documentation en Economie de la Santé (IRDES), Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (DREES-BHD), Handéo, Association hautevilloise pour la recherche et l'étude kinésithérapie (AHREK), UNASSAD (UNA).

L’objectif est de constituer un corpus de connaissances scientifiques permettant de caractériser les modalités et implications concrètes d’une éventuelle convergence ou unification des politiques du handicap et du grand âge. Il s’agit d’interroger les origines, implications et perspectives d’évolution de la segmentation par âge dans une perspective rétrospective, actuelle et prospective, par une analyse multiscalaire et selon une approche comparative.

INNOVCARE est un projet coordonné par la Fondation France-Japon de l'EHESS (FFJ). L'objectif est de développer un concept alternatif appelé « innovation tirée par le care ». Grâce à une collaboration pluridisciplinaire franco-japonaise, au sein et entre les SHS mais aussi en médecine et ingénierie, il offre une perspective comparative inédite entre la France et le Japon impliquant près de vingt institutions de recherche. Le projet s’appuie sur des collaborations déjà anciennes entre plusieurs membres français et japonais d’un consortium de 18 institutions (11 françaises et 7 japonaises).

HILAUSENIORS est un projet qui interroge la manière dont le logement et l'environnement contribuent au maintien de l’autonomie avec l'avancée en âge. Il part d’un questionnement sur ce que peuvent apporter de plus les habitats qui sont conçus pour les retraités. En comparant l’autonomie des personnes âgées vivant en habitat intermédiaire à celle des retraités vivant dans un domicile classique, la recherche Hilauseniors apportera des réponses à ces questions importantes pour le développement des futurs habitats intermédiaires.

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