Lire ce numéroS'abonner en ligneLes violences sexuelles en France : quand la parole se libère

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N. Bajos, Michel Bozon, équipe CSF

Population et Sociétés

N°445, mai 2008, 1,50 €. n° ISSN 0184 77 83

La proportion de personnes ayant subi des agressions sexuelles au cours de leur vie est mieux connue depuis quelques années grâce à plusieurs enquêtes scientifiques menées auprès d'échantillons représentatifs de la population. De l'enquête Enveff menée en 2000 à l'enquête CSF menée en 2006, les déclarations de violences sexuelles ont doublé. Nathalie Bajos et Michel Bozon nous en expliquent les raisons, qui tiennent principalement à ce que ces violences sont de moins en moins tues

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Résumé (cliquez sur +)

L'enquête Contexte de la sexualité en France (CSF) de 2006 a demandé aux personnes interrogées si elles avaient subi des rapports sexuels forcés ou des tentatives au cours de leur vie, comme l'avait fait en 2000 l'enquête nationale sur les violences sexuelles envers les femmes en France (Enveff). D'une enquête à l'autre, les déclarations d'agressions sexuelles ont doublé, 16% des femmes et 5 % des hommes déclarant en 2006 avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés au cours de leur vie. L'augmentation des déclarations ne provient pas d'une fréquence accrue des agressions, mais d'une plus grande propension à rapporter des événements de violence dans une enquête scientifique, liée à l'abaissement du seuil de rejet des violences.
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Sommaire (cliquez sur +)

  • Des événements fréquents dont on parle peu
  • Un recul du silence sur certains types de violences
  • Un rejet des violences plus affirmé, mais sans augmentation du recours à la justice