Restitution et valorisation

Dernière phase à prévoir dans la réalisation de l’enquête : la restitution des principaux résultats aux personnes enquêtées, aux éventuels partenaires et institutions avec lesquels la collecte a été réalisée et aux enquêteur-trice-s qui y ont pris part. Une fois l’enquête terminée, un travail de valorisation s’engage : les enseignements méthodologiques sont régulièrement présentés, discutés et valorisés dans des colloques spécialisés et peuvent donner lieu à des publications en collaboration entre le service des enquêtes et les équipes de recherche.

Restitution aux enquêté-e-s et aux enquêteur-trice-s
La restitution des résultats aux enquêteur-trice-s et aux enquêté-e-s qui ont participé à l’enquête est un aspect important à prendre en compte. Elle permet d’abord de remercier les personnes qui ont contribué à l’étude mais elle permet aussi de concrétiser les objectifs et les usages des données d’enquête auprès d’un public qui n’est pas nécessairement familier des travaux de recherche. Perçue comme un facteur de motivation pour les enquêté-e-s, la restitution des résultats d’enquête est généralement intégrée aux opérations de suivi et de maintien du lien avec les répondant-e-s dans des enquêtes longitudinales (notamment pour limiter l’attrition). Plus largement, on peut penser que la restitution des résultats est de nature à favoriser un meilleur accueil des enquêtes au sein de la population.

Adaptée aux personnes qu’elle vise et aux contextes dans lesquels se déroule la recherche, cette restitution peut prendre des formes variées et imaginatives : un quatre pages adressé aux répondant-e-s, des affiches ou des dépliants présentés dans des lieux fréquentés par les enquêté-e-s, des réunions de restitution avec enquêté-e-s et/ou partenaires, un diaporama et un support vidéo (notamment dans le cas de populations analphabètes ou illettrées), une information accessible sur un site Internet, l’annonce d’une émission radio, l’envoi d’une publication…

Valorisation des enquêtes
Traditionnellement, les données d’enquête sont d’abord valorisées par les exploitations auxquelles se livrent les chercheur-e-s, qui font l’objet de communications à des colloques,  journées thématiques,  rencontres scientifiques et de publications dans des revues, de contributions à des ouvrages, voire d’ouvrages spécifiques.

  • Veille et valorisation méthodologique : 

Qu’il s’agisse de se tenir informés des travaux et avancées méthodologiques réalisés dans le domaine de la collecte des données ou de valoriser les travaux d’enquêtes menés à l’Ined, les membres du Service des enquêtes participent régulièrement à divers colloques et réseaux méthodologiques nationaux et internationaux:

European Survey Research Association (ESRA);

International Workshop for Comparative Survey Design and Implementation (CSDI); 

Journées de méthodologie statistique (JMS)

Baltic-Nordic Conference on Survey Sampling; 

European Conference on Quality in Survey Statistics

Conference on Small Area Estimation ;

Symposiums méthodologiques de StatCan

Colloques Francophones sur les Sondages (SFdS);

Ces rencontres couvrent une large gamme de questions relatives aux méthodes et à la qualité des données d’enquêtes, des techniques d’échantillonnage à l’évaluation de la non-réponse, de la conception des questionnaires à l’évaluation de la qualité des données collectées et des procédures de terrain, des enquêtes longitudinales aux enquêtes sur des populations et/ou des thématiques sensibles…
La publication d’articles, de notes et de rapports, souvent en collaboration avec les équipes de recherche, constitue un autre aspect du travail de valorisation des méthodes et des données d’enquêtes.

  • Valorisation des données d’enquêtes :

Le développement de l’accès aux données doit permettre d’accroître la visibilité et la réutilisation des données d’enquêtes. Le développement de technologies nouvelles, la collaboration de l’Ined au Réseau Quetelet  et la participation des membres du Service des enquêtes aux conférences et réseaux internationaux consacrés à l’archivage et à la mise à disposition des données (International Association for Social Science Information Service and Technology, IASSIST,  Council of European Social Science Data Archives, CESSDA  favorisent ce travail.

La valorisation des enquêtes passe aussi par la visibilité de leur utilisation. À cet effet, une bonne pratique consiste à citer les enquêtes utilisées en accolant systématiquement l’information sur le nom de l’enquête, l’année de l’enquête et l’organisme producteur aux tableaux et graphiques produits dans les travaux de recherche. En retour, la citation claire et complète des données utilisées contribuera à l’appréciation portée sur le travail de recherche.