Lire ce numéroS'abonner en ligneL’anglais hors la loi ? Enquête sur les langues de recherche et d’enseignement en France

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François Héran

Population et Sociétés

N°501, juin 2013, 1,50 €. n° ISSN 0184 77 83

L'anglais a-t-il droit de cité dans les salles de cours de nos universités ? Uniquement pour les étrangers, dit la loi de 1994, ou si le cours présente un « caractère international ». Or la science est internationale par définition, non par dérogation. La loi peut-elle empêcher la recherche et l'enseignement de manier les langues internationales de la science, à commencer par l'anglais ? Une enquête de l'Ined resitue le débat en dressant un bilan de l'usage des langues par discipline et par génération.

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Résumé (cliquez sur +)

Une enquête auprès des chercheurs et enseignants chercheurs du secteur public atteste le quasi-monopole de l'anglais comme langue internationale d'échange dans les sciences dures et son ancrage dans les sciences humaines et sociales. Il en va de même des publications, des rencontres tenues en France ou des sites Internet. Un quart des chercheurs ou enseignants chercheurs ont donné des cours en anglais dans l'année. La loi de 1994 protège les consommateurs et les salariés ; elle n'a pas entravé l'essor international d'une science toujours plus anglophone.
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Sommaire (cliquez sur +)

  • La science, internationale par exception ?
  • Le français marginalisé dans les sciences dures
  • L'anglais entre monopole et domination
  • Recul du multilinguisme chez les jeunes
  • Cours en anglais : un quart des enseignants
  • Le déclin de la dénonciation de l'Empire américain
  • L'effet neutre de la loi Toubon